OS solo Maisonnette au Quai Perdu

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03, Quai Perdu, Vieille ville Sud,
Godric's Hollow, Angleterre.

Acquis par H. Kyros le 16 Avril 2051.

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Alors que son appartement sombre devenait étouffant, le renard s'échappa et embrassa la lumière du jour. Il se rapprocha de ses pairs et de la mondanité en saisissant l'opportunité de construire son nouveau nid. D'un côté la ville et ses lumières, de l'autre la tranquillité du fleuve ; cela formait un cadre idéal pour s'installer dans sa nouvelle vie.
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♦ Recueil d'OS ♦

Après une année passée à se stabiliser dans son nouveau travail, Hyacinthe décide une bonne fois pour toute de quitter son petit appartement à Blackwood. Le Pays de Galle ne lui manquera pas, il le sait, et il se sent enfin capable, économiquement et moralement, de réaliser un de ses rêves. C'est ainsi qu'il se retrouve propriétaire d'une petite maison mitoyenne en périphérie de Godric's Hollow, avec la ferme intention de la rénover et d'en faire son chez lui. Son extérieur a peut-être déjà été retravaillé avant la vente pour paraitre charmant, mais l'intérieur délabré y a échappé et n'a pas été habité depuis de longues années. Il n'a jamais été quelqu'un de manuel, mais Hyacinthe reste un sorcier très débrouillard et imaginatif. C'est tout ce qui lui faut pour ce travail de longue haleine.
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_____ Quand on arrive en ville - 16 Avril 2051 - 13h45
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Visite. Découverte. Projection. Achat. Nouveaux horizons.

9h15 - 11 Juin 2051 - Le chat du voisin
Travaux en cours. Chambre. Abba. Gaston. Gaston ?
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Dernière modification par Hyacinthe Kyros le 17 juin 2026, 16:46, modifié 1 fois.

Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c

OS solo Maisonnette au Quai Perdu
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♦ QUAND ON ARRIVE EN VILLE ♦

Dimanche 16 Avril 2051 - 13h45
Godric's Hollow, vieille ville Sud, Quai Perdu


Bien que le ciel soit couvert et parsemé d'une fine couche de nuages gris, le temps était agréable. Il n'annonçait ni éclaircie ni pluie soudaine, ne partageant qu'une légère brise à peine remarquable qui rafraichissait les sorciers de Godric's Hollow. Le temps était bon, et malgré la faible luminosité, Hyacinthe pouvait dire que ce dimanche d'Avril était tout à fait agréable.

C'est ainsi que l'homme se retrouvait dans une petite rue de la vieille ville à marcher tranquillement en observant les alentours. Uniquement vêtu d'une longue robe grenade cintrée à la taille, dont les manches drapées retombaient sur le haut de ses bras avec élégance, Hyacinthe profitait pleinement de la douceur de la température. Les pans de sa robe étaient fendues au niveau de ses jambes, laissant apparaître un pantalon à pinces noir qu'il n'avait presque jamais l'occasion de mettre. Ses cheveux étaient attachés en un chignon lâche tandis que certaines mèches chatouillaient sa nuque et ses joues au fil des pas. Il se sentait beau, pour une fois. Jolie. Il avait fait les efforts pour, puisqu'il devait se montrer sous son meilleur jour pour apprivoiser son rendez-vous.

Pourtant, le trentenaire faisait un peu tâche dans cet environnement. Le raffinement de ses vêtements aurait eu plus de place au centre ville, ou encore dans les milieux guindés qu'il avait fréquenté dans ses jeunes années. Et bien qu'aujourd'hui, Hyacinthe ait conservé son goût pour les belles choses et l'attention qu'il mettait pour s'apprêter, il était bien loin de cette hypocrisie mondaine. Non, l'atmosphère de la vieille ville était agréable d'une toute autre façon. Peut-être était-ce son habitude des milieux moldus qui parlait, ou son goût pour les vieilles choses. L'endroit respirait ces deux caractéristiques et Hyacinthe fut bien content que cela soit rédhibitoire pour certains sorciers. Plus les prix baissaient, plus il pouvait se permettre d'être difficile.

Cela faisait longtemps que le roux ne s'était pas rendu dans la capitale. En réalité, il n'avait pas souvenir d'y être resté si longtemps depuis son retour au pays. Entre les démarches administratives et les nombreux bagages réduits qui l'encombraient, il avait passé plusieurs heures à s'orienter et à tenter de sortir du Magic'Port du centre ville. Cette fois cependant, Hyacinthe était venu en transplanant léger comme une plume, avec son sac en bandoulière, sa baguette et l'excitation de la découverte. La raison de sa visite était similaire à la dernière fois, en réalité : tandis qu'auparavant il quittait définitivement la Grèce pour transiter jusqu'au Pays de Galle et emménager dans un petit appartement de Blackwood, il venait aujourd'hui dans l'optique d'un nouveau déménagement. Pour quelque chose de plus important, de plus durable. Quelque chose qui le rendait plus impatient que n'importe quoi.


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Le rendez-vous avait été fixé en début d’après-midi, à quatorze heure. Hyacinthe n'avait aucune excuse valable pour arriver en retard et il n’en avait, de toute façon, certainement pas l'intention. Il s’était présenté un peu en avance pour découvrir les environs et regarder sa potentielle future acquisition sans le regard inquisiteur de son futur interlocuteur. Une lumière plate, douce, s’étendait sur les façades irrégulières de la vieille ville sud. L’air était légèrement humide, habituel au Royaume Uni, se rappela-t-il, et chargé d'une légère odeur issue de la Towy. Le fait que la maison soit située juste en face du fleuve était déjà un excellent point pour son environnement.

Le regard de Hyacinthe glissa le long de la rue du Quai Perdu, sur les habitations modestes parfois négligées, parfois simplement inhabitées. Il était indéniables que certaines bâtisses qu'il avait croisé en venant avaient juste l'air délabrées et insalubres. Cependant, ces dernières semblaient être dans des zones restreintes, puisque la plupart des maisons qu'il voyait étaient bel et bien habitées. C'était plus ancien, plus brut, et bien moins maîtrisé que dans le reste de Godric's Hollow ; moins propre, moins protégé, mais aussi moins prétentieux. Cela ne déplaisait pas au psychomage. Se voir à distance du cœur vivant de la ville, dans une rue en marge de toutes les autres, laissait une légère sensation d'isolement, mais Hyacinthe savait pouvoir s'en contenter : il n'avait tout simplement pas le budget pour plus et refusait de louer un placard pour un prix exorbitant. Face à la rivière, avec le pont qui découpait l’espace et le courant qui imposait un rythme constant, ses craintes de solitude se dissipèrent petit à petit. Il pouvait rester apaisé : s'il choisissait celle-ci, il pourrait rencontrer ses voisins, il pourrait inviter ses quelques amis. Il n'aurait pas à supporter le poids de la solitude lorsqu'il n'en aurait pas envie.

C'est alors que le roux arriva devant la façade du numéro trois. Il la reconnu sans souci et resta quelques secondes immobiles à la contempler. Elle était là, coincée entre deux habitations plus entretenues, presque à l'étroit. Les couches de sa façade s'effritaient lentement en révélant les traces d'un manque cruel d'entretien. Les briques apparaissaient parfois sous la façade de bois usé et irrégulière. Sa couleur avait pourtant un certain charme, et... la maison semblait pourtant tenir le coup. Hyacinthe ne savait pas vraiment à quoi il s’attendait en venant ici, peut-être à une forme d’évidence, quelque chose de tranché qui lui aurait permis de décider sans effort et de se concentrer sur ses visites précédentes. Cela aurait été plus facile s'il avait eu une impression de malaise, un rejet instinctif, un détail trop visible pour que cela soit agréable. Mais la maison ne lui avait rien offert de tout cela. À vrai dire, elle ne lui avait rien offert d'autre que des projections. Il n’y avait rien de séduisant au sens classique du terme, rien qui aurait pu provoquer un attachement immédiat chez quelqu’un cherchant une maison confortable, prête à vivre. C'était une maison fatiguée.

- Bonjour, veuillez m'excuser, vous êtes Monsieur...?

Hyacinthe s'adressa enfin à l'homme qui se tenait près de la porte. Dans une robe sobre et traditionnelle, le sorcier se présenta comme l'agent immobilier qu'il attendait. Le roux le salua et inclina la tête respectueusement, avant de reprendre ses observations de l'extérieur du numéro trois. Il y avait une certaine forme d'ironie que son métier fasse ainsi écho à la devanture à laquelle il faisait face. Il s'occupait des personnes fatiguées et déchirées, des personnes qui doutaient, qui étaient sur le point d'imploser. Cette propriété était-elle dans le même état ?

L'agent immobilier lui tendit alors une clé, commençant à présenter la bâtisse et le quartier sud de la vieille ville tandis qu'ils avançaient pas à pas vers la porte d'entrée. Les précautions, les remarques sur les travaux, les estimations approximatives - tout cela paraissait secondaire face à ce que Hyacinthe avait sous les yeux. En ouvrant la porte - qui devait être un peu huilée, soit dit en passant - il songea à ses attentes et à ses envies. Ce n'était pas une réflexion nouvelle, et le roux pensait retrouver la sensation familière qu'il avait connue lors de ses précédents déménagements. Urgence, fuite, pression. Pourtant, il n'y avait ni tension dans sa poitrine, ni cette maudite petite voix qui lui murmurait qu'il faisait une erreur. Seulement un calme tout à fait suspect.

Hyacinthe laissa passer l'agent immobilier en écoutant d'une oreille attentive son exposé. La maison n'avait pas été habité depuis douze ans et a servi de squat un court temps après le décès de sa précédente propriétaire. Malgré quelques visites, il n'y avait jamais eu d'acheteur sérieux - la plupart ayant été rebuté par l'état des lieux. L'homme fit de nombreuses éloges sur le potentielle de rénovation de l'espace, et Hyacinthe dut avouer qu'il avait une vision assez nette de ce qu'il pouvait y faire. C'était un emplacement recherché, disait-il, malgré l'état déplorable de l'intérieur. Le trentenaire se demanda si ce bien était si recherché que ça, puisqu'il n'avait pas été habité depuis si longtemps. Il ne s'attarda pas dessus et sentit la voix du sorcier progressivement s'éloigner.


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L’air était lourd et chargé d’une odeur de poussière et de bois humide. C'était caractéristique d'une vieille maison inhabitée, même si celle-ci avait visiblement été un minimum nettoyée il y a peu. Les pas des deux sorciers résonnaient faiblement sur le sol et Hyacinthe laissa son regard glisser sur son environnement avec une certaine appréhension. La pièce principale s'offrit à lui dans un état de délabrement avancé, mais non dénué de structure. Le mobilier qui restait présent, usé et fatigué, semblait avoir été abandonné plus que laissé volontairement. Cela correspondait bien au récit de l'agent immobilier, quant à la vieille femme qui avait terminé ses jours ici. Les tissus étaient ternes, affaissés, et les surfaces marquées par le temps et le manque d'entretien. Pourtant, Hyacinthe ne pu qu'être impressionné par la taille de l'endroit.

- C'est une superficie impressionnante ! S'exclama-t-il.

L'homme parut très fier de sa remarque et rigola de bon cœur. Il indiqua à Hyacinthe les superficies de l'espace salon et de la cuisine alors que ce dernier regardait le bois des piliers, puis la mezzanine, ainsi que les étagères négligées. Le roux s'avança et tourna ici et là, laissant ses doigts effleurer le dossier d’un fauteuil.

- Et... personne n’a essayé de rénover ? Aucun projet de votre côté non plus ?

Une nouvelle réponse, vague cette fois. Des projets abandonnés, des estimations trop élevées, des acheteurs qui préféraient du prêt-à-vivre... Ah oui. les difficultés de trouver un logement convenable, ces jours-ci. Qui voulait donc prendre le temps de faire des travaux quand ces derniers pouvaient déjà être fait.

Un léger souffle échappa à Hyacinthe. Évidemment.

Hyacinthe avait relevé les yeux vers la mezzanine, vers les étagères, vers cet ensemble qui, même délabré, conservait une forme de cohérence. Et sans vraiment s’en rendre compte, il avait commencé à projeter. Les couleurs sombres pourraient être mises en valeur avec ce type de bois. Gris, peut-être vert sapin ? Ou alors un bleu nuit, cela ferait assurément ressortir les meubles. Ou passer sur du beige pourrait éclairer la pièce... oh non. Pas de couleur claire, les espaces trop clairs et exposés ne lui avaient jamais plut. Il fallait quelque chose qui absorberait la lumière plutôt que de la renvoyer brutalement, et... quelque chose qui mettrait en valeur ces magnifiques fenêtres.

Il y avait un sortilège de mis en place, c'était indéniable. Une forêt s'étendait à perte de vue à l'extérieur, existant à un endroit où elle ne le devait pas. Dense, profonde et baignée d'une lumière qui n'avait rien à voir avec l'extérieur qu'il avait quitté quelques minutes plus tôt, elle restait cependant floue à certains endroits et déformée sur les bords. S'il regardait suffisamment attentivement, il était certain de pouvoir voir la rue, de l'autre côté. Hyacinthe aurait été profondément impressionné si personne n'avait touché à ce sortilège depuis le décès de l'ancienne propriétaire, mais douze ans, c'était long. Malgré la stabilité évidente qu'a du demander cette vue, ses défauts étaient symboles de son ancienneté. La fenêtre restait néanmoins révélatrice : c'était typiquement quelque chose que le roux souhaitait conserver, achat ou non.

Il hocha alors la tête et se détourna vers l'autre côté de la pièce. Une armoire y siégeait encore, et cela fit penser au roux à la terrifiante montagne de livres qu'il voulait rapporter. Il n'avait même pas eu l'occasion de tout sortir, tant son appartement à Blackwood était petit. Il y avait encore deux ou trois cartons rétrécis qui étaient dans son débarras et qui ne demandaient qu'à être vidés un jour. De toute façon, il fallait bien que Hyacinthe trouve des occupations : lecture, peinture ou écriture, ses journées allaient être drastiquement différentes maintenant qu'il envisageait de vivre dans un environnement sorcier.

Une pensée tristement fragile apparut dans son esprit. Son ordinateur. Cela allait être drastiquement différent, c'était certain. Il ne pourrait pas l'utiliser ici. plus de films lancés au hasard en arrière-plan, plus de documents ouverts tard dans la nuit, plus de la facilité procurée par le numérique. Même s'il s'y était habitué à Poudlard, cela allait quand même lui manquer. À moins qu'il n'aille dans un café moldu, une bibliothèque. Il s'agissait de solutions envisageables, lorsque cela devenait nécessaire.

Se détournant de cette contrariété, Hyacinthe échangea avec son interlocuteur sur la plomberie et le respect des normes actuelles. C'était un élément soulageant, de savoir que tout allait bien. Il s'apprêtait certes à rénover tout un espace comme celui-ci, mais la tuyauterie était bien en dehors de ses compétences. Le roux n'avait jamais été très manuel. Il savait se débrouiller, improviser, contourner les problèmes, être minutieux. Ses seules expériences de travaux remontaient à de lointaines après-midi, où Danaé et lui avaient aidé sa mère à remettre à neuf sa cuisine. Il fallait que Hyacinthe apprenne, teste, et probablement échoue. Ce n'était pourtant pas aussi effrayant qu'il l'aurait cru.


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Après un moment, le trentenaire se détourna de la pièce principale pour se diriger vers l'escalier. Montant en écoutant distraitement la voix de son accompagnateur, il découvrit la pièce de repos dans un silence froid, indifférent. La pièce était nue, et les détails sur lesquels s'accrocher étaient rare : le parquet était usé et les murs tachés. Par chance, l'ampoule qui était suspendue au plafond fonctionnait. Hyacinthe s'avança jusqu'à la fenêtre et découvrit la jolie vue de la vieille ville. Les habitations, lointaine et séparées par le cours d'eau, formaient un paysage magnifique.
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Je... je pourrai m'y faire.

La pensée était agréable. Très agréable. La pièce avait beau être vide et dans un état catastrophique, Hyacinthe n'en tint pas vraiment rigueur. Chacun de ses déménagements avaient été réalisé par besoin plutôt que par envie. Il n'avait que très peu de souvenirs de Cardiff et avait quitté Londres sans se retourner. En enchaînant des chambres de passage en Europe puis sa chambre étudiante dans le Sussex, son premier "chez lui" avait été à Patras. Le roux ne pouvait pas considérer l'appartement qui l'accompagnait depuis deux ans comme une maison. Ce n'était qu'une étape nécessaire à son retour au pays, un toit pour la survie. Chaque endroit lui donnait cette impression d'être temporaire, lui donnait cette facilité à partir. Celui-ci... ça pouvait le faire, Hyacinthe était prêt à essayer.

Soufflant bruyamment, il fit le tour du reste de la maison avec une certaine tranquillité d'esprit : la salle de bain était dans un étonnant bon état malgré des dalles brisées ici et là, et le roux pouvait aisément imaginer quelles pièces pouvaient devenir bureau ou chambre secondaire. Ils retournèrent au rez-de-chaussée et jetèrent un œil aux dernières petites pièces qui servaient de débarras. Puis l'agent immobilier, comme bon commercial, lui demanda ce qu'il en pensait.

À vrai dire, la décision était déjà prise. Pas par impulsion, ni même par logique. C'était... une espèce d'instinct ? Pas quelque chose que le roux mentionnait souvent, mais juste une impression solidement fortifiée installée quelque part derrière ses côtes.

- Le prix est-il fixe ?

Ainsi commença une discussion concrète et emplie de charmes et de faux semblants. Hyacinthe savait qu'il ne roulait pas sur l'or, et il fut particulièrement prudent en mentionnant ses économies et son salaire, tout en dirigeant la conversation vers les ajustements possibles et les marges qui pouvaient être faites. Finalement, lorsque Hyacinthe mentionna les autres propriétés qu'il avait visité la semaine précédente et l'attrait indéniable qu'il avait pour celle qui se trouvait à Agilhorn -avec quelques exagérations habiles, bien sûr - l'agent fut convaincu de tenter une légère réduction. Ils se serrèrent la main.

- Je la prends.

Il quitta Godric's Hollow avec une clé en main et un sac léger.


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Les deux images ont été générées par IA.
Je me suis un peu emballé, pour écrire autant. Oops. - 2612

Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c

OS solo Maisonnette au Quai Perdu
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♦ LE CHAT DU VOISIN ♦

Dimanche 11 Juin 2051 - 9h15
Godric's Hollow, vieille ville Sud, Quai Perdu


Lorsque Hyacinthe poussa la porte de sa maison ce matin-là, il eut la satisfaction de constater qu'elle sentait davantage le bois neuf et la peinture fraîche que l'humidité. C’était une sensation nouvelle, et bien loin d’être insignifiante aux yeux du rouquin. Oui, cela représentait non seulement des week-ends de travail, de nettoyage et d’organisation minutieuse, mais aussi la finalisation de ce projet de longue date. Il referma derrière lui, déposa son sac près de l'escalier et prit quelques secondes pour observer l'intérieur avec un regard critique. C'était devenu une habitude, à chaque fois qu’il revenait à Godric’s Hollow. Hyacinthe évaluait l’entrée de sa maison pour voir comment cela changeait, vérifiant ainsi si les progrès accomplis n’étaient pas le fruit de son imagination. Pourtant, il était clair que les choses ne changeaient pas beaucoup, dans l’entrée. Bien sûr, le psychomage avait grossièrement nettoyé et dépoussiéré le rez-de-chaussée, profitant de l’occasion pour retirer les vieux meubles qui restaient des anciens propriétaires. Les travaux, eux, avaient surtout commencé au premier étage.

L'achat de cette maison avait été une décision longuement réfléchie, et pourtant, quelque peu impulsive. Hyacinthe voulait une maison. Il en avait visité une dizaine depuis l’an passé et les avait comparé avec soin. Celle-ci avait cependant été son coup de cœur, et l’achat s’est fait presque instantanément. Et… et cela avait concrétisé beaucoup de choses, notamment le fait qu’il n’avait jamais imaginé un jour devenir propriétaire. C’était rassurant, c’était une source de fierté. Pendant longtemps, son avenir avait été constitué de périodes relativement courtes et hachées, d'études, de voyages, de déménagements qu'il préparait avec une facilité presque inquiétante. Faire tenir sa vie dans quelques cartons lui avait toujours semblé naturel. Il n'avait jamais possédé beaucoup de meubles, jamais décoré avec excès, jamais investi suffisamment un lieu pour souffrir lorsqu'il le quittait. La seule différence avait été l’appartement qu’il avait loué à Patras, mais là encore, rien ne lui avait appartenu : c’était le point positif dans une location meublée. En réalité, lorsqu'il y réfléchissait honnêtement, Hyacinthe avait passé une bonne partie de sa vie adulte à vivre comme s’il se préparait inconsciemment à repartir.

Cette maison était probablement la première chose qu'il achetait avec l'intention explicite de rester. La pensée continuait à lui donner des frissons. Il adorait ça.

Blackwood était loin, mais rapidement accessible par cheminette ou transplanage. Son appartement et sa maison semblaient tous deux à l’opposé l’un de l’autre. Le premier était encore intact, les étagères remplies, le bureau croulant sous les livres et les notes de travail. Son ordinateur portable était près de la fenêtre de sa chambre, toujours en train d’effectuer la mise-à-jour qu’il a lancé le matin même. Tant que les travaux ne seraient pas suffisamment avancés, Hyacinthe refusait de déplacer quoi que ce soit. L'idée d'entasser ses affaires au milieu d'un chantier lui donnait l'impression de saboter lui-même son projet. Et puis, où allait-il vivre là dedans ? Non, conserver son appartement était une meilleure idée, même s’il avait un logement à Poudlard. Il préférait attendre et procéder dans l’ordre. Pièce par pièce de l’étage au rez-de-chaussée, puis le déménagement. Il avait conscience qu’au final, son appartement deviendrait aussi vide que l’était sa maison aujourd’hui tandis que celle-ci, il l’espérait, brillerait de milles feux.

Son propriétaire - un moldu qui mettait du parfum de mauvaise qualité en grande quantité - avait d'ailleurs accueilli la nouvelle avec un enthousiasme à peine dissimulé. Hyacinthe n'en avait pas été particulièrement surpris. L'homme avait toujours été poli, mais il n'avait jamais semblé particulièrement apprécier la présence d'un locataire aussi discret, qui disparaissait régulièrement plusieurs jours et qui n’avait reçu qu’une ou deux visites depuis presque deux ans. Les démarches administratives avaient été réglées rapidement, et le préavis suivait son cours. Il rendrait les clés à la fin de l'été, probablement avec plusieurs semaines d'avance sur le calendrier initial. Pour une fois, quitter un logement ne s'accompagnait d'aucune urgence, c’était rassurant.


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Après avoir ouvert la fenêtre de la cuisine puis celles de l'étage, Hyacinthe sortit de son sac un carnet tâché dont les pages commençaient à se couvrir de schémas, de listes et de notes diverses et griffonnées. Ses plans de rénovation occupaient désormais plusieurs dizaines de pages. Certains dessins étaient maladroits et issus d’images qu’il avait trouvé sur Internet combinées avec la structure des différentes pièces de la maison. D'autres, visiblement réalisés avec plus de soin, témoignaient d'un optimisme probablement excessif quant à l’architecture de la pièce de vie principale. Malgré leur haut et leur bas, l’ensemble des notes prises par Hyacinthe lui permettaient de garder une vision d’ensemble de l’avancée des travaux. Maela lui permettait de garder une vision claire de l'avancement des travaux ; salle de bain terminée, petit bureau du rez-de-chaussée également. Le couloir de l’étage et le palier avaient été remis en état en premier lieu, tout comme les quelques éléments de plomberie qui avaient nécessité l’intervention d’un tiers (Hyacinthe se tentait peut-être à la décoration, mais il n’était pas plombier). Une partie des murs des dites pièces avait été repeinte dans une couleur cacao agréable aux yeux. Il restait encore beaucoup à faire, évidemment. Le salon représentait probablement le plus gros morceau. La cuisine suivait de près. Quant à la buanderie… cette pièce n’avait, pour l’instant, rien de fonctionnel. Le roux espérait pouvoir en faire quelque chose de correct, peut-être en agrandissant la pièce d’une trentaine de centimètres.

Mais malgré la charge de travail qu’il restait, en haut et en bas, Hyacinthe avait décidé aujourd’hui de se lancer dans la chambre principale. Elle était importante, bien sûr, puisqu’il s’agissait de la sienne. Lui qui passait tant de temps à traînasser dans son lit lors de ses jours de congés, à la fois dans des moments de pur mal-être et dans le brouillard d’une tranquillité matinale, il ne pouvait pas laisser tomber la chambre. Il fallait qu’elle soit adaptée, plaisante, parfaite.

Hyacinthe leva les yeux vers l'étage et sentit immédiatement son humeur s'alléger. Les plans étaient nets, précis, depuis plusieurs semaines. Les choix s’étaient imposés à lui avec une facilité déconcertante, peut-être parce qu’il n’avait pas été aussi inspiré depuis le petit tableau qu’il avait offert à Diarmuid à Noël. L’emplacement des meubles, la couleur des murs, la dimension des bibliothèques, la longueur des rideaux, tout avait été réfléchi, tourné et retourné dans sa petite tête pendant ses soirées solitaires. c’était un peu rigide, pensait-il. Pourtant, Hyacinthe était convaincu qu’un soin apporté à la préparation rendrait la tâche bien plus simple par la suite. Et il avait raison : les quelques travaux qu’il avait déjà pu réaliser avaient été particulièrement plaisant, bien qu’éprouvant physiquement.

Revenons donc à la chambre. À la peinture que le roux avait entamé dès son arrivée. Les murs, poncés le week-end précédent, commençaient à perdre leur teinte jaunâtre et triste pour adopter des tons bleutés plus profonds. Le bois sombre des poutres structurait désormais l'espace au lieu de l'alourdir, et la lumière qui filtrait à travers la fenêtre n’était plus aussi aveuglante, se contentant d’éclaircir légèrement la couleur de ses murs.

Alors que Hyacinthe poursuivait son travail, la matinée se poursuivait à son rythme effréné. Comme souvent, lorsqu’il peignait ou qu’il cuisinait, il accompagna rapidement ses gestes d'une musique chantée à mi-voix en écho au tourne-disque qu’il avait peiné à mettre en place sur une chaise dans le couloir. Ce petit objet lui avait couté une fortune, et le roux aurait été bien imprudent s’il l’avait laissé dans la pièce où il travaillait. Cependant, cet investissement avait été vital : depuis son arrivée à Godric's Hollow, l'absence de technologie moldue demeurait l'un des ajustements les plus difficiles à adopter. Son ordinateur n’avait aucune utilité ici, son téléphone tout autant. C’était frustrant, de devoir se convaincre de sortir dans un café ou une bibliothèque afin d’utiliser un support numérique. Hyacinthe y était habitué au travail, mais sa vie personnelle comportait beaucoup d’éléments lui permettant de vivre parmi les moldus. C’était malheureusement quelque chose dont il devrait se passer ici. Les premiers jours des travaux, cela avait été particulièrement surprenant. Pas de vidéo en fond, ni de musique qu’il pouvait choisir à sa convenance. Juste un silence dubitatif face à un écran de téléphone altéré s’éteignant. Il ne voulait pas s’habituer au silence - car le silence signifiait la réflexion, et il fallait qu’il maintienne enchaînées ses pensées les plus profondes - , et a donc décidé d'amener son tourne-disque. cela l'avait frustré davantage qu'il ne l'aurait admis. Puis il s'était surpris à apprécier le silence. Les soirées film allaient lui manquer, de même que les recherches qu’il faisait sur le net pendant ses insomnies. Heureusement, Hyacinthe avait de quoi s’occuper ailleurs. De même, la simple pensée des travaux qu’il réalisait dans sa maison faisait fuir cette question aussi vite qu’un nimbus.

Tout en appliquant une nouvelle couche de peinture sur certaines moulures, il se surprit à imaginer la maison une fois achevée. Plus de cartons qui trainaient, ses étagères remplies de livres en tout genre, des montagnes de plantes faciles à entretenir ajoutées ici et là, un fauteuil près de la fenêtre pour profiter de la vue, avec une couverture abandonnée sur son accoudoir. C’était rempli de familiarité et de chaleur, et c’était exactement ce que le roux cherchait. Cette vision le conduisit naturellement à penser à Chris. Son ami connaissait désormais l'existence de la maison, malgré un contexte d’annonce tout à fait particulier, et n’attendait que le signal de Hyacinthe pour y mettre les pieds. Cela tira un large sourire sur les lèvres de Hyacinthe, qui s’abaissait pour remettre de la peinture sur son rouleau. Il n’eut pas à craindre de trop salir ses cheveux puisqu’il les avait attachés en un chignon bâclé au sommet de son crâne. Imaginer Chris découvrant les lieux avec enthousiasme n’était pas difficile, et il était évident que le brun se ferait un plaisir de proposer des solutions d’aménagement à Hyacinthe. Peut-être l'inviterait-il une fois tout terminé. Ou peut-être avant. Merlin savait qu'une paire de bras supplémentaire ne serait pas de refus pour certains travaux.

Hyacinthe était débrouillard, mais il demeurait profondément inadapté à tout ce qui nécessitait davantage de force physique que de réflexion. Jusqu'ici, il avait tout réalisé seul. Chaque mur nettoyé, chaque planche poncée, chaque étagère fixée avait été le résultat de ses propres efforts. Cette autonomie lui procurait une certaine fierté, même si elle s'accompagnait parfois de situations absurdes où il passait une heure entière à résoudre un problème qu'une personne compétente aurait réglé en cinq minutes.

Midi sonna alors que Hyacinthe entreprit de fixer les dernières étagères de la chambre. Il n’avait pas particulièrement faim - comme toujours - , décidant ainsi de déplacer le repas d’une heure ou deux. L'opération était simple, et déjà répétée à quelques reprises les semaines passées. Les mesures correspondaient cette fois-ci aux plans que le rouquin avait fait, et les fixations tenaient, droites. Il n’avait pas tenté de les visser sur un mur porteur non plus : tout se déroulait vraiment très bien. Cette bonne humeur se manifesta d'abord lorsque le tourne-disque décida de changer de registre, comme attentif aux émotions du trentenaire, puisqu’un lointain morceau d’ABBA se fit entendre du couloir. C’est donc avec enthousiasme non feint que Hyacinthe se laissa prendre dans l’ambiance. Après tout, la maison était vide. Ses jambes gesticulaient tranquillement, de façon à déplacer ses hanches au rythme de la musique, la tête basculant de gauche à droite avec entrain dès qu’il eut terminé de fixer une planche au mur. Lorsque quelques secondes plus tard, il se prit le pied dans une bâche, il choisit d’attribuer l’incident au matériel plutôt qu’à sa propre maladresse. Cela n’entacha pas son humeur, ni ses pas.

- You can dance, you can jive…

Sa voix résonna sous les poutres fraîchement restaurées tandis qu'il tournait lentement sur lui-même afin d'observer le résultat général. La pièce n'était pas encore terminée, il restait toujours de nombreux détails à peaufiner et des meubles à agrandir, mais elle ressemblait pour une fois plus à une chambre qu’à la pièce abandonnée qu’elle avait été. Les couleurs fonctionnaient ensemble et s’équilibraient. Un sourire étira les lèvres rouges de Hyacinthe, et le dos de sa main frotta ses joues rougies. Il y laissa malgré lui une légère trace de peinture qui avait perduré sur sa peau.

- …that scene, digging the Dancing Quee… qu’est-ce que tu fais là, toi ?

Ce fut en reculant pour observer son travail qu'il remarqua une présence inhabituelle dans le couloir. D'abord, il crut avoir aperçu un mouvement de lumière. Puis la forme avança avec suffisamment de conviction pour dissiper tout doute. Un chat roux apparut dans l'encadrement de la porte et s'arrêta pour le regarder. Hyacinthe demeura immobile quelques secondes, les yeux écarquillés et la main en l’air stoppée en plein mouvement, tandis que l'animal semblait procéder à sa propre évaluation des lieux.

- T'as un nom ?

Le chat cligna lentement des yeux et l’ignora royalement avant d'entrer dans la pièce comme s'il possédait un droit incontestable sur la propriété. Son assurance fit immédiatement rire Hyacinthe. Il s'accroupit lorsqu'il remarqua le collier et tendit sa main propre vers la tête de la petite bête.

- Gaston. Bonjour Gaston, je peux savoir ce que tu viens faire ici ? Et à l’étage, en plus. Ce n’est certainement pas habituel.

Peut-être avait-il l’habitude de venir lorsque la propriétaire précédente vivait là ? Pourtant, cela faisait longtemps que l'endroit était vide, et la petite bête n’avait pas l’air si vieille. Gaston, quant à lui, ne jugea pas utile de se défendre. Il vint frotter sa tête contre la main tendue de Hyacinthe avec une familiarité déconcertante, le reste de son corps suivit quelques instants plus tard.


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La suite de la journée se déroula tranquillement, avec cette petite compagnie qui se dévoilait très satisfaisante. Le félin semblait avoir décidé que le chantier nécessitait sa supervision constante. Il changeait régulièrement d'emplacement, s'installait dans les endroits les plus gênants possibles pour un moment, puis observait les travaux avec un sérieux remarquable avant de s'endormir dans un coin de la pièce. Hyacinthe se surprit plusieurs fois à lui parler d'une façon distraite entre deux chansons, ne recevant en réponse qu'un léger ronflement monotone. Cela rendait le silence plus supportable, lorsqu'une autre présence occupait l'espace.

Au fil des heures, la chambre prit progressivement l'apparence qu'il avait imaginée. Les derniers éléments trouvèrent leur place. Les étagères furent toutes fixées, les textiles installés, les meubles principaux agrandis pour être lévités à leur place finale. La pièce n'avait pas l'air d'une chambre d'hôtel ni d'un logement temporaire. C'était une chambre qui lui ressemblait et construite selon ses goûts, façonnée par ses mains.

Lorsque Hyacinthe s'accorda enfin une pause en fin d'après-midi (il n'avait toujours pas mangé), assis sur le bord du lit récemment installé, il réalisa que Gaston dormait à quelques centimètres de lui. Le chat semblait parfaitement satisfait de sa journée, et le roux ne pouvait pas lui donner tort. Ce fut pourtant le félin qui décida de la fin de leur collaboration. Sans raison apparente, il se réveilla, s'étira longuement puis se dirigea vers l'escalier sans même jeter un regard à Hyacinthe. Avec un objectif clair en tête, il descendit les marches une à une jusqu'à l'extérieur de la maison. Intrigué, Hyacinthe le suivit jusqu'à l'extérieur. Ils traversèrent ensemble le petit porche, le sorcier ayant un peu de retard sur les mouvements rapides et agiles du chat, et celui-ci s'engagea dans la rue et parcourut seulement une trentaine de mètres avant de bondir sur l'appui d'une fenêtre ouverte. Une silhouette apparut brièvement derrière la vitre tandis que Gaston disparaissait à l'intérieur avec la même assurance qu'il avait manifestée toute la journée.

Le chat du voisin. C'était logique. Un doux rire secoua la cage thoracique de Hyacinthe. Il décida de rester quelques instants dehors, observant la lumière du soir se refléter sur la Towy en profitant du courant d'air frais. Le quartier était calme, l'absence de voiture restait particulièrement étrangère. Les vieilles maisons projetaient de longues ombres sur les pavés.


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Lorsqu'il remonta finalement à l'étage, la fatigue commençait à peser sérieusement sur les épaules de Hyacinthe. Il poussa la porte de la chambre avec l'intention très raisonnable de s'accorder quelques minutes de repos avant de reprendre la route vers Blackwood. Son regard tomba immédiatement sur Lernie, qu'il n'avait pas vu de toute la journée, parfaitement installée au centre du lit. Avait-elle évité le chat ? Il était vrai qu'elle ne passait pas beaucoup de temps avec d'autres animaux, mais de là à les éviter... c'était surprenant. Sa Princesse était enroulée sur elle-même avec un confort apparent, le lit visiblement adopté par sa nouvelle propriétaire indépendamment de l'odeur qu'avait laissée Gaston.

Hyacinthe s'appuya contre l'encadrement de la porte, trop fatigué pour protester, et laissa son regard dériver vers la fenêtre ouverte. Dehors, le soir descendait lentement sur Godric's Hollow. Dedans, la chambre était presque terminée, il ne manquait plus que ses effets personnels. Sa maison commençait enfin à ressembler au foyer dont il rêvait depuis des années, et cela tira un sourire sur les lèvres de Hyacinthe bien loin de la politesse et des habitudes sociales qu'il dévoilait la plupart du temps. Il resta simplement appuyé là, quelques secondes, à contempler le résultat de sa journée avec satisfaction.


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Cette chouette chambre a été générée par IA.
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Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c