Sur un toit

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Reducio
Bienvenue dans ce recueil qui recense les moments clés (ou pas) de la vie de Morgan hors de Poudlard. Les liens que vous trouverez si dessus sont tous les os hors Poudlard que vous trouverez sur le site. Cependant, ceux qui seront poster si dessous sont uniquement sur la vie de Momo chez lui.
Bonne lecture![]()
Dernière modification par Morgan Griffin le 24 juin 2026, 00:09, modifié 1 fois.
Volière ≈ champ libre ! ⋆ Morg l’Extra-terrestre (par Lewis) ⋆ Coucou Rapeltout ⋆ Membre du Fich'tre ! 2.0 ⋆ 2A ⋆ This is the dawning of the rest of our lives.
« — color = anglais #bb891b | japonais #5e876a | langue des signes #bb891b »
Sur un toit

potentiellement présents
⚠ Les textes en italique signifient que les personnages emploient la langue des signes. Ceux uniquement en couleurs signifient qu'il s'agit de japonais. |
Frère aîné, Petit frère, Demi soeur
Dernière modification par Morgan Griffin le 31 août 2026, 14:32, modifié 1 fois.
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Sur un toit

« Ju’, l’appelais-je en penchant ma tête hors de la salle de bain. J’ai une question. »
Je l’entendis ronchonner puis elle arriva les cheveux en bataille et de mauvaise humeur.
« Quoi, beugla-t-elle en s’accoudant à la porte.
– Pour mes cheveux je les coupe ici si je veux que ça fasse comme ça, demandais-je en symbolisant des mèches avec mes doigts.
– Sérieux ? Tu m’as fait lever pour un coupe de cheveux ?
– Je pensais pas que tu dormais encore, il est dix heures et demie et… »
Je n’eus pas le temps de finir ma phrase qu’elle rebroussa chemin et j’entendis la porte claquer quelques secondes plus tard.
La porte d’à côté s’ouvrît violemment et Kai sortie sa tête dans le couloir.
« C’est quoi ce vacarme ? On s’entend plus jouer là !
– Ferme là, répliquais-je, tu fais plus de bruit que nous tous réuni en une journée, dis-je désespéré.
– C’est faux, gueula-t-il »
La porte claqua et après un certain temps de silence je ferma à mon tour la porte de la salle de bain.
La vide s’installa et je me contemplais dans le miroir.
« Cheveux de merde, m’augurais-je entre deux soupirs.»
Je me saisis de mes ciseaux sur la table et commença à couper de voit de mèche n’importe comment. Au bout d’un moment je m’arrêta contemplant l’affreux résultat. Si je voulais sauver tout ça il faudrait couper un peu plus court que prévu.
Une longueur de cheveux plus tard je contempla le résultat qui était devenu satisfaisant.
« Ju’, appelais-je une seconde fois. »
Ma sœur sorti avec une meilleure mine les cheveux relevé en chignon et des vêtements propres lui allant à ravir.
Elle m’observa et je sentis l’étonnement emplir ses yeux.
« Tu as coupé plus court, remarqua-t-elle en me passant une main dans les cheveux. Tu t’es un peu raté ici, indiqua-t-elle en laissant sa main descendre sur le côté droit de mon crâne. »
Elle se saisit de la paie de ciseaux que j’avais reposé et rajusta le tout. C’est ne dois cela fait elle me lança un clin d’œil avant de me saisir pas la taille et m’entraîner hors de cette pièce.
« Maintenant cette salle est à moi, à plus tard Morg’. »
Sur ces mots elle la verrouilla et je me retrouva quoi devant la blancheur du mur qui m’examinait. Je passa une main dans ma nouvelle chevelure satisfait d’être libéré de cet longueur qui m’insupportait depuis trop longtemps. Maintenant que j’étais délivré je me faufila dans la chambre de mon frère en espérant qu’il me laisserait rejoindre la partie en cours.
J’entre et referme doucement la porte derrière moi. Mes frères finissent leur combat quelques minutes plus tard.
Je tapote l’épaule de Ari pour le prévenir que je suis là. Il se retourne et me sourit. Je pointe la télé du doigt et il incline la tête.
« Kai, ajoute un joueur, dis-je en m’asseyant entre eux. »
Mon frère m’ajoute et me tend une manette. Lorsqu’il me son visage se crispe.
« Putin Morgan, tu pouvais pas garder tes cheveux longs ? Tu sais bien qu’on se ressemble trop quand on les a à la même longueur. »
Je hausse les épaules puis me concentre sur l’écran.
« Oh, j’t’ai parlé !
– Je sais, dis-je après avoir rouler les yeux et sans prendre le temps de le regarder. »
Mon frère ne renchérie pas mais quelques secondes plus tard sa main vint me donner une claque sur l’arrière de la tête. Un grognement m’échappa.
« Fallait pas me chercher, finit-il en me jetant un regard noir.»
Je me rapprocha d’Aristide et notre combat commença.
+600
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Sur un toit

Un jour comme les autres
J'aurais pas dû faire ça, je me déteste. Je l'entends de plus en plus. Je sais qu'il attend que je sorte de ma cachette il est là pour se ruer sur moi. Je le connais à force. Il sait que je suis planqué au salon, il ne sait juste pas où je suis, mais il ne veut pas que je lui file entre les doigts. C'est pour ça que depuis plus de trente secondes, il m'attend devant les escaliers les bras croisés, à sonder la pièce. Il me connaît bien lui aussi. Il sait que la porte c'est pas fait pour moi, que je m'échapperais jamais par là, ce serait trop simple.
Je suis accroupi derrière le canapé. Mes chevilles supportent tout mon poids depuis maintenant une minute. Je tiendrais ! Bien sûr, je tiendrais. Je baisse tout doucement mes mains pour le faire parvenir au sol. Dans le plus grand silence, elles se posent pour soulager mes chevilles qui chauffent tout doucement.
Trente secondes plus tard, avec ma main droite, je sors le parfum de ma poche. Trois, deux, un : je sors de ma cachette. Le grand brun me voit et fonce sur moi. J'esquive en passant sous son bras droit puis tends le flacon en sa direction et appui sur le pulvérisateur. L'odeur embaume d'un seul coup la pièce. Mon débile de frère à eut la bonne idée de fermer les yeux alors que je le vaporise avec le parfum que j'ai voulu lui emprunter quelques minutes plus tôt. J'en profite pour détaler.
Je franchis les escaliers en avalant les marches. Alors que j'atteins le haut, je l'entends toucher la première marche. Je me précipite dans notre chambre, claque la porte, attrape mes chaussures à côté de celle-ci et me rue sur l'échelle à présent devant moi.
Du moment que j'atteins le toit, je sais que j'ai gagné !
J'ouvre le Velux qui donne sur notre "balcon" et le referme quelques instants plus tard. Ce n'est pas ça qui le retiendra, mais il est plus simple à fermer que l'inverse, alors c'est ça de temps gagné.
Je me dirige vers la grande cheminé de l'immeuble en passant sous le hamac qu'on a tant bien que mal réussit à accrocher là. J'enfile dans chacune de mes baskets le pied qui correspond et me hisse sur la cheminée par la force de mes bras. C'est à ce moment-là que Kai ouvre la fenêtre. Il se tourne d'un coup sachant d'avance où j'allais me situer. Je tends la bouteille de parfum et la secoue tout en le narguant.
« C'est ça que tu veux ? »
Il reste là à me regarder de son regard noir, identique à celui que je peux faire. À ce moment-là, c'est lui qui regrette de m'avoir poursuivi. Je le sais, je le connais trop bien.
Il y a en contrebas l'une des grandes rues de Londres qui me menace avec le vide qui nous sépare. Il y a moi et cette adrénaline qui me fait sourire. Il y a Kai avec ce vertige qui l'habite depuis toujours.
« Descends de là ! me crie-t-il. »
Ce n'est pas parce qu'il veut m'atteindre et poursuivre sa vengeance qu'il me crie ça. Non, je sais qu'il a peur de ce qui se trouve derrière moi, que je tombe. Je pourrais simplement descendre pour lui donner raison. Mais je ne vais pas le faire, ça viendrait à l'encontre du jeu qui a commencé il y a des années entre nous.
Je m'accroupis et plante mon regard dans le sien.
« Et tu promets de pas m'attraper si je descends ? »
Il y a un air de défi dans ma voix. De son côté, il esquisse un sourire moqueur.
« Tu me fais confiance maintenant ?
— Je t'ai toujours fait confiance... sauf quand l'un de nous provoque l'autre... ce qui revient à tout le temps. »
Il roule des yeux puis je lui tire la langue. Quelques secondes plus tard je descends de mon perchoir et lui tend le flacon. Alors que je passe juste après lui sur l'échelle je lui lance :
« T'es au courant que t'as mis la dose ?
— T'es con, me répondit-il en japonais. »
-700
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