Won't you cut down that apple tree for me?
*Ne voudrais-tu pas couper ce pommier pour moi ?
"Le cimetière ? Sur tous les endroits possibles ?", Alexander demanda en serrant son écharpe autour de son cou. Il faisait un temps glaciale et le plus vieux voulait rentrer chez lui dans le chaud avec une bonne tasse de thé. Mais il avait encore plié un genou devant les caprices de Christopher. "C'est... paisible ici.", le blond répondit en attrapant la main du brun, "Viens, il y a un banc juste là." Les deux adultes allèrent vers ce banc glacé par le temps. Tandis que le plus jeune s'y installa avec un soupir d'apaisement, Alexander, lui, resta debout en regardant les petites ondulations blondes sur la tête de son... ami qui se mit à parler de tout et n'importe quoi.
Voilà, une nouvelle fois, ils partageaient un moment à deux dans le froid de l'hiver et Alexander ne savait plus où se placer. Ils étaient amis, meilleurs amis, un peu plus, puis des inconnus mais jamais, ô grand jamais amants, époux ou tout simplement deux hommes qui s'aimaient plus que tout. C'était comme interdit de le dire à voix haute ou même d'essayer de le montrer. Mais ces limites-là disparaissaient quand Christopher en décidait ainsi, quand l'eau dans le vase débordait presque. Et dans ces moments, les mots d'amour couvraient la peau de l'un et de l'autre en dessous des draps et des étoiles. Puis... plus rien, pendant des mois, seulement des visites par-ci et par-là pour contrer la solitude que le plus jeune ressentait.
Alexander devenait un lourd secret qui n'avait aucun mot à dire sur cette situation des plus épouvantable. Il arrivait à tenir son visage ferme, ses habitudes, ses silences... Mais son cœur se serrait à chaque fois qu'il voyait Christopher dans les bras de sa femme en train de lui murmurer des mots doux. L'amour faisait des ravages, c'était vrai. Devoir subir dans son coin sans pouvoir protester face à ces visions qui lui arrachaient sa cage thoracique, c'était de la torture. Personne ne devait savoir, ce qu'ils faisaient, ce qu'ils étaient, tout ne devait jamais voir la lumière du jour.
Mais Alexander en avait assez de n'être qu'un soulagement alors qu'ils s'aimaient à en mourir. Cet homme lui disait je t'aime dans les yeux avec une telle intensité que cet amour en devenait palpable. Cependant, Christopher faisait la même chose avec sa femme et il était tout autant sincère qu'avec lui. Comment un humain pouvait aimer deux êtres à la fois ? Comment pouvait-il vivre ces deux vies sans aucun problème ? Comment arrivait-il à regarder sa femme dans les yeux avec un sourire comme s'ils ne partageaient rien de plus qu'une amitié ? Le précepteur ne comprendrait jamais. À chaque fois qu'il la regardait, la culpabilité lui montait à la gorge alors qu'il restait auprès d'eux comme une sorte de parasite. Toutefois, il n'avait jamais essayé de partir, il ne voulait plus le faire, pas encore une fois.
"Alex ? Ça va ? T'as l'air d'être autre part.", la voix de Christopher interrompit le périple de ses pensées. Le blond était là, à le regarder avec ses yeux innocents remplis d'amusement. Le plus vieux n'en fit rien car ses yeux se déplacèrent tout doucement sur les lèvres de l'autre. Cette fois, il n'hésita pas pour avancer et dévorer les lèvres de son amour avec les siennes. Un goût salé agréable sur la langue et un léger arrière goût de citron. Difficilement, Alexander arracha ses lèvres de celle de Chris et posa son front contre le sien, les mains sur ses joues, les yeux rempli d'eau. "J'ai besoin que tu choisisses... Ça fait 6 ans que ça dure, je n'ai plus envie d'attendre, je n'en peux plus d'espérer te voir chaque matin à mes côtés en me réveillant. Je t'en prie, choisi.", il suppliait pour qu'il le fasse, pour le meilleur ou pour le pire, le précepteur voulait seulement se sentir libéré.
Cependant, Christopher ne faisait jamais ce qu'il souhaitait. Non, il le regardait avec cette expression de pitié car il savait que faire un choix était impossible. "Je... J'y arrive pas, je ne peux pas en faire un. Je vous aime tous les deux et... Ça détruirait Dorian...", il murmura difficilement en fixant le regard de l'autre. Dorian... C'était l'argument ultime qui clouait Alexander sur place. Le petit blondinet était comme son fils et au fond, il espérait qu'il comprenne, qu'il accepte la situation, qu'il ne le voit plus comme un oncle mais bien comme son père, comme Émeline le faisait. Si Christopher le choisissait, ils pourraient élever les deux enfants ensemble et s'aimer à la folie dans un petit village sorcier. Mais il ne pouvait pas se voiler la face, Dorian ne comprendrait jamais, il pleurerait toutes les larmes de son corps et peut-être même qu'il le rejetterait. Un divorce arracherait le bonheur du garçon. Un éloignement de sa part le remplirait de tristesse. Donc il devait subir et Chris restait victorieux.
"On va devoir vivre comme ça toute notre vie ? Et qu'est-ce que tu feras quand Dorian découvrira toute la vérité ?", Alexander demanda, le cœur lourd dans sa poitrine. "Je ne veux plus vivre comme ça. Pourquoi est-ce que je n'aurai pas le droit au bonheur aussi ?", il voulait montrer au monde entier que cet homme était le sien, qu'il l'aimait plus que tout au monde.
Christopher ne répondit rien, il resta dans le silence ne sachant pas quoi répondre. Lui aussi ne voulait plus vivre ainsi. Aimer deux personnes c'était dur, surtout quand elles ne voulaient pas partager. Il se retrouvait complètement bloqué et il regrettait amèrement le jour où il l'avait embrassé, le jour où il avait cédé. Pourquoi tout devait être difficile dans sa vie ? Rien ne semblait être simple, toujours un casse-tête pas possible. Puis, est-ce qu'il arriverait à vivre avec Alexander ? Il y avait tant de non-dits entre eux que Christopher avait peur que tout explose. Ça n'allait pas être les mêmes disputes qu'avec Amelia, il le savait. Il ne voulait pas faire de choix, il était effrayé des possibles conséquences et Dorian... son bonheur importait plus que tout.
Un léger rire blessé sortit des lèvres d'Alexander. "Le cimetière, c'est parce que tu me tues à petit feu, c'est ça ?"
1040mots
Ne vous fouttez pas dans des relations comme ça IRL svp, prenez la fuite.
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Christopher Peachey et Alexander Caldwell
- Lien avec le PJ : Père (Chris) et parrain (Alex) de Dorian
- Lien dans le répertoire : juste ici !
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? (oui - non)
- Si "oui", impact envisagé : Le père de Dorian et son parrain ont une relation amoureuse secrète entre eux. Grooooosse bombe à retardement qui explosera un jour, let's go !
16 janvier 2051, cimetière de Godric's Hollow
"Le cimetière ? Sur tous les endroits possibles ?", Alexander demanda en serrant son écharpe autour de son cou. Il faisait un temps glaciale et le plus vieux voulait rentrer chez lui dans le chaud avec une bonne tasse de thé. Mais il avait encore plié un genou devant les caprices de Christopher. "C'est... paisible ici.", le blond répondit en attrapant la main du brun, "Viens, il y a un banc juste là." Les deux adultes allèrent vers ce banc glacé par le temps. Tandis que le plus jeune s'y installa avec un soupir d'apaisement, Alexander, lui, resta debout en regardant les petites ondulations blondes sur la tête de son... ami qui se mit à parler de tout et n'importe quoi.
Voilà, une nouvelle fois, ils partageaient un moment à deux dans le froid de l'hiver et Alexander ne savait plus où se placer. Ils étaient amis, meilleurs amis, un peu plus, puis des inconnus mais jamais, ô grand jamais amants, époux ou tout simplement deux hommes qui s'aimaient plus que tout. C'était comme interdit de le dire à voix haute ou même d'essayer de le montrer. Mais ces limites-là disparaissaient quand Christopher en décidait ainsi, quand l'eau dans le vase débordait presque. Et dans ces moments, les mots d'amour couvraient la peau de l'un et de l'autre en dessous des draps et des étoiles. Puis... plus rien, pendant des mois, seulement des visites par-ci et par-là pour contrer la solitude que le plus jeune ressentait.
Alexander devenait un lourd secret qui n'avait aucun mot à dire sur cette situation des plus épouvantable. Il arrivait à tenir son visage ferme, ses habitudes, ses silences... Mais son cœur se serrait à chaque fois qu'il voyait Christopher dans les bras de sa femme en train de lui murmurer des mots doux. L'amour faisait des ravages, c'était vrai. Devoir subir dans son coin sans pouvoir protester face à ces visions qui lui arrachaient sa cage thoracique, c'était de la torture. Personne ne devait savoir, ce qu'ils faisaient, ce qu'ils étaient, tout ne devait jamais voir la lumière du jour.
Mais Alexander en avait assez de n'être qu'un soulagement alors qu'ils s'aimaient à en mourir. Cet homme lui disait je t'aime dans les yeux avec une telle intensité que cet amour en devenait palpable. Cependant, Christopher faisait la même chose avec sa femme et il était tout autant sincère qu'avec lui. Comment un humain pouvait aimer deux êtres à la fois ? Comment pouvait-il vivre ces deux vies sans aucun problème ? Comment arrivait-il à regarder sa femme dans les yeux avec un sourire comme s'ils ne partageaient rien de plus qu'une amitié ? Le précepteur ne comprendrait jamais. À chaque fois qu'il la regardait, la culpabilité lui montait à la gorge alors qu'il restait auprès d'eux comme une sorte de parasite. Toutefois, il n'avait jamais essayé de partir, il ne voulait plus le faire, pas encore une fois.
"Alex ? Ça va ? T'as l'air d'être autre part.", la voix de Christopher interrompit le périple de ses pensées. Le blond était là, à le regarder avec ses yeux innocents remplis d'amusement. Le plus vieux n'en fit rien car ses yeux se déplacèrent tout doucement sur les lèvres de l'autre. Cette fois, il n'hésita pas pour avancer et dévorer les lèvres de son amour avec les siennes. Un goût salé agréable sur la langue et un léger arrière goût de citron. Difficilement, Alexander arracha ses lèvres de celle de Chris et posa son front contre le sien, les mains sur ses joues, les yeux rempli d'eau. "J'ai besoin que tu choisisses... Ça fait 6 ans que ça dure, je n'ai plus envie d'attendre, je n'en peux plus d'espérer te voir chaque matin à mes côtés en me réveillant. Je t'en prie, choisi.", il suppliait pour qu'il le fasse, pour le meilleur ou pour le pire, le précepteur voulait seulement se sentir libéré.
Cependant, Christopher ne faisait jamais ce qu'il souhaitait. Non, il le regardait avec cette expression de pitié car il savait que faire un choix était impossible. "Je... J'y arrive pas, je ne peux pas en faire un. Je vous aime tous les deux et... Ça détruirait Dorian...", il murmura difficilement en fixant le regard de l'autre. Dorian... C'était l'argument ultime qui clouait Alexander sur place. Le petit blondinet était comme son fils et au fond, il espérait qu'il comprenne, qu'il accepte la situation, qu'il ne le voit plus comme un oncle mais bien comme son père, comme Émeline le faisait. Si Christopher le choisissait, ils pourraient élever les deux enfants ensemble et s'aimer à la folie dans un petit village sorcier. Mais il ne pouvait pas se voiler la face, Dorian ne comprendrait jamais, il pleurerait toutes les larmes de son corps et peut-être même qu'il le rejetterait. Un divorce arracherait le bonheur du garçon. Un éloignement de sa part le remplirait de tristesse. Donc il devait subir et Chris restait victorieux.
"On va devoir vivre comme ça toute notre vie ? Et qu'est-ce que tu feras quand Dorian découvrira toute la vérité ?", Alexander demanda, le cœur lourd dans sa poitrine. "Je ne veux plus vivre comme ça. Pourquoi est-ce que je n'aurai pas le droit au bonheur aussi ?", il voulait montrer au monde entier que cet homme était le sien, qu'il l'aimait plus que tout au monde.
Christopher ne répondit rien, il resta dans le silence ne sachant pas quoi répondre. Lui aussi ne voulait plus vivre ainsi. Aimer deux personnes c'était dur, surtout quand elles ne voulaient pas partager. Il se retrouvait complètement bloqué et il regrettait amèrement le jour où il l'avait embrassé, le jour où il avait cédé. Pourquoi tout devait être difficile dans sa vie ? Rien ne semblait être simple, toujours un casse-tête pas possible. Puis, est-ce qu'il arriverait à vivre avec Alexander ? Il y avait tant de non-dits entre eux que Christopher avait peur que tout explose. Ça n'allait pas être les mêmes disputes qu'avec Amelia, il le savait. Il ne voulait pas faire de choix, il était effrayé des possibles conséquences et Dorian... son bonheur importait plus que tout.
Un léger rire blessé sortit des lèvres d'Alexander. "Le cimetière, c'est parce que tu me tues à petit feu, c'est ça ?"
1040mots
Ne vous fouttez pas dans des relations comme ça IRL svp, prenez la fuite.
Couleur: #253725 - 3A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage
