Des crêpes ? Pourquoi faire ?

Adélaïde se dirigeait doucement vers les cuisines en regardant si personne ne la suivait. Plus tôt dans la journée, elle avait bien observé comment des élèves de quatrième année étaient entrés dans la pièce : ils avaient chatouillé une poire sur un tableau représentant une coupe de fruits.

Adélaïde fit la même chose. La poire se transforma en poignée et la porte s’ouvrit. Elle entra dans les cuisines et découvrit quatre tables aussi longues et grandes que celles de la Grande Salle. Adélaïde demanda des crêpes et l’autorisation de les manger sur place.
Tout à coup l'envie de rester un poème vient à Adélaïde. Ce qu'elle fait sur le champs :

La gaufre arrive, carrée, fière de ses remparts,
Ses tours croustillantes, ses créneaux de sucre épars.
Elle clame sa force, son relief, sa hauteur —
Mais la crêpe sourit, tranquille en sa douceur.

Car là où la gaufre impose ses cases,
La crêpe, libre, jamais ne s’écrase.
Souple comme un secret qu’on plie à mi-voix,
Elle épouse la garniture et danse avec choix.

La gaufre retient le sirop dans ses prisons dorées,
La crêpe, elle, enlace et laisse voyager.
Roulée, pliée, flambée parfois,
Elle change de forme et demeure reine, ma foi.

De Bretagne elle tient l’art ancien,
De la Chandeleur le geste et le lien.
Tandis que la gaufre croustille un instant,
La crêpe fond longtemps.

Épaisse la gaufre, sûre de sa tour,
Fine la crêpe, mais vaste en amour.
Car la vraie supériorité, sans bruit ni fracas,
C’est d’être tout à la fois —
Légère et gourmande, simple et multiple,
Évidente, souple… et irrésistible.


Quelques secondes passèrent avant qu’Adélaïde n’éclate de rire.

275 mots

À toi @Valentine Fleming.

"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."

Adélaïde de Boinot

Des crêpes ? Pourquoi faire ?
Bloup bloup bloup… Le ventre de Valentine criait famine depuis le début de l’après-midi. Elle avait malheureusement louper le déjeuner car elle était trop concentré et impliqué dans un devoir de potion qu’elle tenait absolument à terminer avant d’aller manger, résultat elle n’avait pas vu l’heure passée. Elle savait qu’elle n’allait pas réussir à rester dans cet état jusqu’au dîner et ne voyais qu’un seul moyen de se mettre quelque chose sous la dent… se rendre dans les cuisines de l’école.
Normalement, elle n’en avait pas le droit et n’étais pas censé connaître le moyen d’y pénétrer, mais comme le grand frère de Valentine était déjà un élève de Poudlard depuis trois ans et qu’il n’avait aucun problème à enfreindre le règlement de l’école, celui-ci avait déjà raconter à sa petite sœur ses différentes escapades dans les cuisines.

Valentine décida donc malgré elle de se rendre dans les cuisines et de tenter sa chance avec les charmants elfes de maison qui étaient chargés de cuisiner les délicieux festins bien connu à Poudlard.

Une fois arrivé dans le couloir ou se trouvait l’entrée des cuisines, Valentine sentit déjà une agréable odeur lui parvenir aux narines, ce qui n’arrangea pas les gargouillements de son ventre. Elle se tenait à présent devant un tableau représentant une coupe de fruit, elle tendit sa main en direction de la poire et la chatouilla timidement en jetant un regard furtif derrière elle pour être sure que personne ne l’a voyait. La poire disparu laissant place à une poignée, Valentine s’en saisit de sa main droite et poussa fort devant elle.

C’était vraiment incroyable, les cuisines étaient presque la copie conforme de la grande salle. Valentine sentit quelques regards interrogateurs se poser discrètement sur elle, les elfes de maisons semblait particulièrement occuper à préparer le dîner pour le soir même et elle se sentit un peu gêner d’arriver comme un cheveu sur la soupe. Elle savait qu’elle n’avait pas le droit d’être ici mais maintenant qu’elle y était elle devait assumer, elle devait prendre sur elle pour aller demander poliment s’il était possible de grignoter quelque chose, tout en expliquant les circonstances de sa demande. Valentine prit son courage à deux mains et commença à se diriger vers un elfe qui était en train d’éplucher des pommes de terres, mais soudain elle vit que la porte par laquelle elle était entrée s’ouvrait, pris de panique elle se mit rapidement en retrait dans un coin des cuisines attendant de voir qui allait passer cette porte.
Elle vit alors une jeune fille au long cheveux bruns avancer dans les cuisines, au vu des couleurs de sa robe Valentine en déduit que c’était une élève de Serpentard, elle semblait aussi jeune qu’elle. Cette camarade demanda avec facilité si elle pouvait s’installer et manger des crêpes, Valentine admirative aurait bien aimé elle aussi réussir à demander les choses plus facilement, elle voulu sortir de sa cachette mais avant qu’elle puisse manifester sa présence la jeune serpentard se mit à réciter un poème.

Valentine écouta ce charmant poème qui parlait de gaufres et de crêpes, elle ne voulait pas interrompre sa camarade et attendit qu’elle termine sa récitation. Lorsque cette dernière se mit a rire, Valentine compris que c’était le moment pour elle de se présenter, elle s’avança alors vers la jeune fille et lança timidement :

 « - Pour ma part j’ai quand même une petite préférence pour les gaufres… »

566 mots

« Le crépuscule nous englobe, et tout ce qui compte marche à mes côtés. »

Valentine jeune Pouffy en apprentissage.

Des crêpes ? Pourquoi faire ?
Adélaïde s’apprêtait à entamer sa « révolution sucrée » lorsqu’un léger mouvement attira son attention sur le côté. Elle tourna la tête… et aperçut enfin la silhouette qu’elle n’avait fait qu’entrevoir plus tôt.
Une élève, un peu en retrait, observait la scène avec une curiosité mêlée d’hésitation.
Le sourire d’Adélaïde s’étira aussitôt, vif comme une étincelle.
« Eh bien… une spectatrice clandestine ? » lança-t-elle avec une douceur amusée.
Elle ne semblait ni surprise, ni contrariée. Au contraire, son regard pétillait comme si la situation venait de gagner un nouvel intérêt. Elle attrapa une seconde assiette d’un geste naturel, comme si tout cela était prévu depuis le début.
« Approche. Tu es arrivée au moment critique de l’histoire. »
Elle désigna d’un geste théâtral la crêpe posée sur la gaufre.
« Ici se joue quelque chose de très sérieux. Une alliance. Une réconciliation. Presque un traité de paix… mais comestible. »
Adélaïde fit glisser l’assiette vers elle, puis, sans attendre, commença à découper une portion avec précision.
« Tu dis préférer les gaufres… » reprit-elle, comme si elle poursuivait une conversation déjà engagée. « C’est un choix respectable. Audacieux, même. Mais incomplet. »
Elle releva les yeux, un éclat malicieux dans le regard.
« On ne juge pas un royaume en n’ayant visité qu’une seule province. »
Avec une délicatesse inattendue, elle tendit l’assiette vers Valentine, sans un mot de plus, comme une invitation silencieuse à entrer dans le jeu.
Puis, croisant les bras avec une fausse gravité :
« Goûte. Et dis-moi si ton allégeance tient toujours… ou si elle vacille dangereusement. »
Un court silence s’installa, rempli par le crépitement des cuisines et les regards discrets des elfes, suspendus à ce verdict improbable.
Adélaïde, elle, observait attentivement, le coin des lèvres relevé, prête à commenter le moindre froncement de sourcil ou la plus petite hésitation.
Puis elle ajouta, plus légère :
« Attention… certaines vérités sont plus douces qu’on ne le croit. »

325 mots

à toi@ Valentine Fleming

"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."

Adélaïde de Boinot

Des crêpes ? Pourquoi faire ?
Valentine resta figée une demi-seconde lorsqu’Adélaïde lui tendit l’assiette.
Elle ne s’attendait pas à être remarquée. Encore moins accueillie avec cette aisance lumineuse qui semblait appartenir naturellement à la jeune fille. Depuis quelques minutes déjà, Valentine observait la scène à distance prudente, adossée contre l’encadrement de pierre de l’entrée des cuisines, bercée par l’odeur chaude du sucre et du beurre fondu.

Et maintenant… elle se retrouvait au cœur du procès. Ses doigts se refermèrent lentement autour de l’assiette tiède.

« C’est donc à moi de décider du destin de deux peuples », murmura-t-elle avec un sérieux volontairement dramatique.

Mais malgré sa tentative d’humour, un léger sourire nerveux trahissait encore son hésitation. Valentine n’avait jamais été particulièrement douée pour entrer dans les conversations comme Adélaïde semblait le faire sans effort. Chez elle, tout passait d’abord par l’observation. Les mots venaient ensuite… parfois tardivement. Son regard descendit vers la fameuse alliance culinaire.

La gaufre était encore croustillante sur les bords. La crêpe, plus souple, s’était légèrement affaissée sous le chocolat fondu. Un filet de caramel brillait à la lumière des cuisines, et les morceaux de fraises déposés au-dessus donnaient presque l’impression d’une œuvre réfléchie plutôt que d’un dessert improvisé.

Valentine pinça les lèvres, comme si elle étudiait une potion complexe.

« Je tiens à préciser », déclara-t-elle en relevant les yeux vers Adélaïde, « que si cette dégustation bouleverse mes convictions profondes, je considérerai cela comme une attaque personnelle. »

Puis elle prit enfin une bouchée. Le silence dura une seconde. Puis deux.

Ses sourcils se froncèrent légèrement. Non pas de déception… mais parce qu’elle réfléchissait sincèrement à ce qu’elle goûtait. La texture croustillante de la gaufre cédait sous le moelleux de la crêpe, et le chocolat chaud liait le tout avec une indécente efficacité.

Valentine mastiqua lentement, les yeux baissés sur l’assiette comme si elle venait de découvrir un secret embarrassant. Puis elle expira par le nez dans un minuscule rire incrédule.

« Oh non… »

Elle leva les yeux vers Adélaïde avec l’expression profondément trahie de quelqu’un dont les certitudes venaient d’être compromises.

« C’est terriblement convaincant. »

Les elfes de maison les plus proches échangèrent des regards satisfaits tandis qu’Adélaïde semblait déjà savourer sa victoire avant même l’annonce officielle. Valentine secoua doucement la tête avant de reprendre une seconde bouchée, cette fois beaucoup moins méfiante.

« Je refuse cependant de parler de traité de paix », reprit-elle avec gravité. « Au mieux… nous sommes sur un accord diplomatique fragile. »

Une pause. Puis, plus discrètement :

« Mais je comprends pourquoi tu défends les crêpes avec autant d’ardeur. »

Sa voix s’était adoucie malgré elle. Valentine réalisa alors qu’elle ne regardait plus vraiment le dessert, mais Adélaïde elle-même — sa manière d’occuper l’espace, son enthousiasme impossible à contenir, cette façon étrange qu’elle avait de transformer quelque chose d’aussi banal qu’un goûter en aventure parfaitement sérieuse. Et contre toute attente, Valentine sentit la réserve qu’elle portait depuis le début de l’année se fissurer un peu. Très légèrement. Juste assez pour qu’un sourire sincère apparaisse enfin au coin de ses lèvres.

« D’accord », admit-elle finalement en reposant l’assiette. « Peut-être qu’une seule province ne suffit pas pour juger un royaume. »

531 mots.

@Adélaïde de Boinot

« Le crépuscule nous englobe, et tout ce qui compte marche à mes côtés. »

Valentine jeune Pouffy en apprentissage.

Des crêpes ? Pourquoi faire ?
Adélaïde resta silencieuse une seconde après les mots de Valentine. Pas par manque de réponse — au contraire. Elle semblait savourer cette petite victoire avec la satisfaction théâtrale d’une reine venant d’obtenir la reddition partielle d’un royaume ennemi.

Puis elle posa lentement une main contre sa poitrine, feignant l’émotion.

« Voilà enfin une déclaration raisonnable. »

Son ton était solennel, mais ses yeux riaient déjà. Derrière elles, un elfe de maison déposa discrètement une nouvelle assiette garnie de fruits sans même qu’on le lui demande, comme si les cuisines elles-mêmes avaient décidé d’encourager les négociations diplomatiques.

Adélaïde se rapprocha légèrement de la table et grimpa sur l’un des hauts tabourets de bois.

« Tu sais », reprit-elle plus doucement, en faisant tourner une fraise entre ses doigts, « je crois que les gens ressemblent un peu aux desserts qu’ils préfèrent. »

Elle lança un regard en coin à Valentine.

« Les amateurs de gaufres aiment les choses solides. Prévisibles. Nettes. Les cases bien dessinées, les règles qui tiennent debout. »

Elle désigna ensuite la crêpe du bout de sa fourchette.

« Les amateurs de crêpes, eux, aiment ce qui change. Ce qu’on peut plier, transformer… improviser. »

Un petit sourire étira ses lèvres.

« Et parfois, quand on mélange les deux, ça donne quelque chose d’encore meilleur. »

La phrase était sortie naturellement, sans le moindre sous-entendu calculé. Pourtant, après l’avoir dite, Adélaïde sembla elle-même réaliser ce qu’elle impliquait. Elle détourna brièvement les yeux vers les cuisines animées, comme pour cacher ce minuscule instant de sincérité involontaire.

Autour d’elles, les elfes continuaient leur ballet affairé : casseroles qui tintaient, odeur de pain chaud, vapeur sucrée montant des fourneaux. Le château paraissait soudain loin, presque irréel. Ici, dans cette lumière chaude, le temps semblait suspendu.

Adélaïde finit par reprendre contenance et tapa doucement des doigts sur la table.

« Bon. Puisque nous avons évité une guerre civile entre la crêpe et la gaufre… il reste une question essentielle. »

Elle prit un air extrêmement sérieux.

« Est-ce qu’on considère le chocolat chaud comme une boisson… ou comme une soupe au cacao ? »

Elle laissa planer un silence dramatique avant d’ajouter :

« Réfléchis bien avant de répondre. Certaines opinions peuvent ruiner une amitié naissante. »

Cette fois, elle éclata franchement de rire.

Et ce rire-là était différent de ceux qu’Adélaïde offrait au reste du monde : moins travaillé, moins brillant. Plus vrai.

Puis, avec un naturel désarmant, elle poussa l’assiette de fruits au milieu de la table, comme si le geste allait de soi.

Comme si Valentine avait toujours été censée être assise là.

434 mots

A toi @Valentine Fleming !

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Adélaïde de Boinot