OS PNJ My Love, My Life

1er septembre 2050



Fr: Mon amour, ma vie


PNJ: Sophia Calloway et Charlie Remington

Sophia avait vu sa fille disparaître derrière la porte coulissante du train.

Le mouvement avait été rapide, presque banal au milieu du chaos du quai. Une valise soulevée, une silhouette hésitante, un derrière regard en arrière, puis la robe blanche et rose avalée par le wagon rouge. Et pourtant, pour elle, ce simple moment avait semblé s’étirer comme si le temps refusait d’avancer.

Ses yeux restaient fixés sur la fenêtre de la porte où elle pensait encore pouvoir apercevoir le visage dont elle connaissait les moindres détails.

Elle se souvenait encore de la première fois où elle l’avait tenue dans ses bras après des heures interminables de travail, il y a 11 ans. Ce poids si minuscule, ce visage froissé, cette sensation étrange et absolue que cette petite vie serait désormais le centre de son monde. Cet instant où toute la douleur et les cris poussés dans la chambre d’hôpital avaient soudainement disparu de son esprit, tant l’amour pour ce petit humain était déjà fort. Jamais n’avait elle ressenti un sentiment aussi puissant avant. Les années avaient passé comme un souffle : les premiers pas dans le salon, les vêtements salis par des heures de jeu dans le jardin, les dessins collés sur le frigo, les histoires racontées avant de dormir.

Et maintenant il y avait ce train. Un train qui emmenait son bébé si loin d’elle.

Elle savait que c’était une chance extraordinaire. Une école dont on n’osait même pas rêver dans leur monde. Une vie pleine de magie, de découvertes, d’amis nouveaux. Elle aurait dû se sentir fière à l’idée d’avoir une enfant si unique.

Mais derrière la fierté, il y avait ce vide qui s’ouvrait doucement.

Elle imaginait sa fille assise quelque part dans un compartiment, essayant probablement d’avoir l’air courageuse. Essayant de faire comme les autres enfants. Peut-être en train de regarder par la fenêtre. Peut-être en train de se dire qu’elle ne devait pas pleurer.

Cette pensée serra son cœur.

Parce qu’elle connaissait sa fille.

Elle savait à quel point elle essayait toujours d’être forte, de paraître plus mature qu’elle ne l’était, bien qu’elle soit juste une petite fille de 11 ans.

Autour d’elle, d’autres parents parlaient encore, certains riant, certains agitant les bras vers les fenêtres, elle en vie même d’autres partir sans attendre le départ du train et sans la moindre émotion sur leur visage. Mais pour la quarantenaire, le bruit semblait lointain, comme si tout était couvert par une musique douce et mélancolique qu’elle seule pouvait entendre.

Celle d’un amour immense, fier et douloureux à la fois.

Elle se disait que les enfants n’appartiennent jamais vraiment à leurs parents. On les tient contre soi pendant quelques années, puis un jour ils marchent vers leur propre vie. Mais aujourd’hui ce jour était arrivé bien trop tôt pour que son cœur ne puisse le supporter.

Les roues commenceraient bientôt à tourner, emportant avec elles son enfant si cher et précieux à ses yeux qui s’éloignait déjà un peu. Et pourtant, derrière la tristesse, il y avait aussi une certitude tranquille : peu importe la distance, peu importe les mois qui les sépareraient, ce lien resterait intact.

« Je t’aime. » murmura-t-elle enfin avant laisser sa tête tomber sur l’épaule de son épouse qui n’avait pas attendu bien longtemps avant de fondre en larmes. Les deux femmes se regardèrent, les yeux remplis d’amour. Elles échangèrent un baiser, un baiser si long qu’il semblait ne jamais pouvoir se terminer. Elles allaient devoir être très fortes durant les mois à venir. Exactement comme leur Rose.

Yes, I cried writing this.
J’ai pleuré comme une madelaine quand j’ai du laisser mon chat pendant 6h chez le vétérinaire, alors laisser mon bébé partir partir pendant 3 mois ?? J’aurais jamais survécu

1er année rp, Gryffondor
Butch4femme’s daughter
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