Le piĂšge des sirĂšnes
Au seuil de fĂ©vrier, Lilith sâĂ©tait enfin rĂ©conciliĂ©e ou, du moins, avait rassemblĂ© trois, quatre Ă©clats de son amitiĂ© brisĂ©e dans lâombre humide des cachots. Depuis, Alexander, Nina et Summer, elle respiraient enfin. PortĂ©e par ses nouvelles inspirations, elle laissait Ă©chapper des chants graves, appris de ValĂ©rie. Lilith nâĂ©tait pas dans la chorale. Elle refusait de se mĂȘler aux autres, par peur de les effrayer ou de sâeffrayer elle-mĂȘme. FantĂŽme depuis octobre, elle aspirait Ă retirer sa vilaine peau astrale pour redevenir sorciĂšre Ă part entiĂšre. Mais pour cela, elle devait affronter son pire ennemi : son obsession pour Matthew. Elle devait enterrer cet amour noirci par le monstre avide quâelle nourrissait depuis son douziĂšme anniversaire. Nul besoin dâun troisiĂšme Ćil pour comprendre qu'un protego ferait lâaffaire, autrement dit, une amourette.
Lilith n'avait jamais oubliĂ©e Katherine. Mais cette derniĂšre semblait indiffĂ©rente. Il faut dire que personne ne sâintĂ©ressait vraiment Ă elle. Lilith nâĂ©tait pas un canon de beautĂ© : plus asperge quâĂȘtre humain, cheveux courts, yeux noirs, visage carrĂ© brisĂ© par un menton pointu, nez aquilin et dents du bonheur qui nâenthousiasmaient guĂšre ses camarades. Elle aimait pourtant son grain de beautĂ©, juste Ă cĂŽtĂ© de lâĆil droit. Parfois, dans ses instants de folie, Lilith rĂȘvait dâune potion capable dâenvoĂ»ter quiconque croiserait son chemin. Elle nâavait pas dâexigences particuliĂšres⊠du moins tant que lâĂ©lu nâĂ©tait pas trop petit, pas trop mat, pas aux yeux chocolat noir, pas brun aux cheveux bouclĂ©s, pas aux joues rondes, pas souriant⊠en somme, tout ce qui faisait Matthew.
Comme Ă son habitude, Lilith nâavait pas refermĂ© la porte â de toute façon, elle ne fermait rien. Juste les relations, quâelle sâefforçait de rafistoler. Elle chantait, sa voix grave et puissante rĂ©sonnant dans la piĂšce, comme si elle cherchait dĂ©jĂ son ou sa future valentine.
DerniÚre modification par Lilith McKey le 2 juin 2026, 11:50, modifié 1 fois.
Lilith BrĂd McKey â âDys â 3e annĂ©e RP â #84774d
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Le piĂšge des sirĂšnes
Ulysse et la sirĂšne Ă voix de braise
Petite apartĂ©. Par pure charitĂ© (et parce quâil nâĂ©tait Ă©videmment pas prĂȘt Ă assumer cette petite aventure), nous tairons le vĂ©ritable prĂ©nom du garçon ici prĂ©sent. Nous lâappellerons donc Ulysse. Il traversera ce rĂ©cit rocambolesque pour sâĂ©clipser avant mĂȘme que nous ayons pu espĂ©rer le connaĂźtre⊠ou comprendre ce quâil foutait franchement lĂ . Mais, pour ceux qui se poseraient la question, un certain dessin retrouvĂ© dans le carnet de Lilith donne une vague idĂ©e de sa "ressemblance"... Ă vous de juger.
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Hum... revenons Ă nos niffleurs. Elle chantait, sa voix grave et puissante remplissant la piĂšce, dĂ©jĂ Ă la recherche de son futur valentin... qui, par malheur, poussa la porte entrouverte. Notre Ulysse savourait la musique, inconscient que les ailes des sirĂšnes commençaient dĂ©jĂ Ă se refermer sur lui. Il sâassit Ă cĂŽtĂ© du piano ensorcelĂ©. Lilith, concentrĂ©e sur la musique et les conseils de la cheffe de chĆurs, ne lâentendit mĂȘme pas. Lorsquâelle ouvrit enfin les yeux, elle vit son camarade. Elle ne le connaissait que de vue, un deuxiĂšme annĂ©e, comme elle. GĂȘnĂ©e, elle resta muette, mais sous cette façade bouillonnait une colĂšre fĂ©roce⊠la colĂšre de ceux qui en ont assez de se faire approcher trop prĂšs par des inconscients. Lilith Ă©tait dĂ©sormais cĂ©lĂšbre dans son genre de teigne⊠lâincapable qui avait Ă©chouĂ© Ă sâĂ©vader de Poudlard, la furie qui faisait perdre des points Ă sa maison comme si câĂ©tait un sport, lâimbĂ©cile capable de saboter le peu dâamis quâelle possĂ©dait. Bref, entre les sĂ©quelles laissĂ©es Ă ses victimes et ses frasques incessantes, elle Ă©tait devenue le troll officiel des Gryffondor â et elle en avait parfaitement conscience, contrairement Ă lui.
Il avait des yeux dâinnocence, pas naĂŻfs au point dâĂȘtre idiots, mais le genre de mec Ă la vie bien rangĂ©e⊠exactement ce qui exaspĂ©rait notre sorciĂšre, dont la sienne Ă©tait un bordel sans nom. Mais Lilith fit un effort : elle rangea ses flammes et les dĂ©guisa en caresses. «Tâes qui ?» Enfin, des caresses, un peu, indisciplinĂ©es, hein...
Lilith BrĂd McKey â âDys â 3e annĂ©e RP â #84774d
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Le piĂšge des sirĂšnes
Brisant enfin le silence, "Ulysse" se décide enfin à raconter sa récente mésaventure.
Lilith
Une fille Ă la rĂ©putation Ă©pouvantable. On mâavait prĂ©venu, plusieurs fois, de ne jamais mâen approcher. On mâavait parlĂ© du danger, maintes fois. Mais moi, je dĂ©testais juger avant de connaĂźtre. GrossiĂšre erreur. Depuis ce jour, je fais comme tout le monde : je me fie aux apparences. On ne mây reprendra plus. Jamais. Elle mâa fixĂ© avec ces yeux-lĂ â vous savez, ceux qui transpercent un garçon comme moi â et mâa demandĂ©, un peu abruptement, qui jâĂ©tais. Alors je lui ai rĂ©pondu. Effacez ce mot tout de suite, je vous ai vus ! On a dit que, pour lâhistoire, je mâappelle Ulysse. CâĂ©tait notre deal : je raconte, et vous ne donnez mon prĂ©nom Ă personne. Bien. Jâen Ă©tais oĂč, dĂ©jĂ ? Ah ouiâŠ
Lilith prit donc mon nom sans me donner le sien. Pas trĂšs fair-play, dĂ©jĂ un petit avertissement, mĂȘme si je passais beaucoup trop de temps Ă admirer son sombre regard. Bon, ce nâĂ©tait pas le regard le plus enjĂŽleur du monde, loin de lĂ . PlutĂŽt contrariĂ©, va savoir pourquoi. Je ne la comprenais pas du tout. Moi, avec les gens de mon Ăąge, ça nâa jamais Ă©tĂ© un problĂšme, mais elle Ă©tait complĂštement ravagĂ©e. Mais comme jâĂ©tais plutĂŽt sympa (chose qui nâa pas bougĂ© malgrĂ© le traumatisme), on a quand mĂȘme rĂ©ussi Ă Ă©changer un semblant de discussion.
«Tu chantes bien», lui ai-je dit.
Elle mâa rĂ©pondu : «Je sais».
Et je nâai pas pu mâempĂȘcher de penser, quâelle avait vraiment une Ă©norme citrouille, cette nana. Lâambiance Ă©tait vraiment devenue lourde, trop lourde pour moi, mais je tenais le coup, parce que, mĂȘme si ça me tue de le dire... je lâaimais bien. Je lui ai demandĂ© si elle faisait partie de la chorale, et elle mâa juste fait un signe de tĂȘte. Plus je parlais, plus elle se taisait. Déçu, jâai fait pareil. Puis... elle mâa demandĂ© si elle pouvait mâembrasser. CarrĂ©ment bizarre. Mais jâavais grave envie, alors jâai dit oui. On lâa fait. Et câĂ©tait Ă©trange. Dans les histoires, ça paraĂźt fou, mais mon monde nâa pas bougĂ©. Mon cĆur battait comme un dingue, mais tout le reste tranquille. Elle aussi semblait un peu déçue, alors on lâa refait. Encore et encore, pour sâentraĂźner, pour trouver ce moment de bascule. Et Ă un moment, je crois, que câest venu. AprĂšs ça, on a dĂ©cidĂ© de se mettre ensemble. Et lĂ , jâai compris que le mot "horreur" avait enfin un vrai visage. Son visage. Lilith. SĂ©rieusement, mĂȘme les dĂ©traqueurs auraient pris leurs capes Ă leur cou.
Lilith BrĂd McKey â âDys â 3e annĂ©e RP â #84774d
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Le piĂšge des sirĂšnes
Pour oublier son obsession, pour redevenir une personne normale, pour reconquĂ©rir lâamitiĂ© perdue avec Matthew, Lilith froissa sa colĂšre en boule, la coinça contre son amour-propre et prit les devants. Il nâĂ©tait pas si moche. PlutĂŽt mignon, mĂȘme. Du moins au dĂ©but. Avant le drame. Avant que tous les souvenirs ne se dĂ©forment, falsifiĂ©s sans lâaide dâaucune magie â car lâimagination est parfois bien plus redoutable que la magie noire. Lilith lui demanda si elle pouvait lâembrasser. Elle sentait quâelle lui plaisait. Peut-ĂȘtre aimait-il les mauvaises filles, celles qui ont un goĂ»t dâinterdit. Allez savoir. CâĂ©tait la premiĂšre fois que quelquâun sâapprochait dâelle dâune façon qui laissait entendre autre chose que de lâamitiĂ©. Lilith lâavait tout de suite remarquĂ© â contrairement Ă Matthew, dont elle nâavait jamais rien soupçonnĂ©. Mais, Ă sa dĂ©charge, Matthew Ă©tait son meilleur ami alors que lui nâĂ©tait quâun inconnu, collant Ă souhait.
Ils sâembrassĂšrent, déçus lâun comme lâautre, et pourtant ils continuĂšrent â mais pas pour la mĂȘme raison. Lui tĂątonnait, comme sâil cherchait la bascule magique pour rendre ce baiser parfait et lâimpressionner en mĂȘme temps. Alors qu'Ă chaque baiser, Lilith sentait ses pensĂ©es se brouiller, emportant avec elles le motif de son courroux. Elle aimait cette sensation. Un peu trop, peut-ĂȘtre. Alors elle fit en sorte de lâavoir toujours prĂšs dâelle. Il deviendrait sa potion calmante â et accessoirement son petit ami. Plus besoin dâaller Ă lâinfirmerie, oĂč elle nâavait de toute façon plus mis les pieds depuis lâannĂ©e derniĂšre, depuis Elijah. Ils sortirent de la salle comme si de rien nâĂ©tait, terminant la journĂ©e sans un mot, retrouvant le semblant de vie quâils affichaient dâordinaire. Aucun des deux ne voulait avouer ce secret naissant. Nul besoin dâĂȘtre Merlin pour lire entre les lignes : il nâosait pas, par peur pour sa rĂ©putation, tandis que notre sorciĂšre redoutait les regards â des acromentules travestis en enfants, tapis dans lâombre, leurs yeux Ă©normes et globuleux Ă©teignant tout espoir, tels des dĂ©traqueurs du dimanche.
Pourtant, avant de se coucher, Lilith avait dĂ©jĂ tout organisĂ©. Dans son lit, la couette remontĂ©e jusquâau sommet de son crĂąne, sa baguette projetait de la lumiĂšre sur les draps pendant qu'elle traçait minutieusement son plan. Horaires, rendez-vous, accords tacites... tout Ă©tait consignĂ©, fixĂ©, prĂȘt Ă ĂȘtre suivi Ă la lettre. Elle comptait bien lâutiliser jusquâĂ la derniĂšre goutte, ayant dĂ©sormais dĂ©cidĂ© dâĂȘtre meilleure pour ses amis. Les autres nâentraient pas dans lâĂ©quation, et malgrĂ© son statut officiel de petit ami, il appartenait toujours Ă cette catĂ©gorie. Mais lâemploi du temps quâelle imposait ne convenait pas Ă Ulysse. Il rĂąlait. Et plus il rĂąlait, plus elle lâembrassait â pour ne pas sâĂ©nerver, pour ne pas le briser, tout en gardant lâascendant sur lui. Elle ne voyait pas quâĂ force de vouloir tout contrĂŽler, elle fissurait davantage ce quâelle prĂ©tendait prĂ©server.
Ils étaient à peine à leur deuxiÚme jour de relation. Autant dire que ça promettait.
Ils sâembrassĂšrent, déçus lâun comme lâautre, et pourtant ils continuĂšrent â mais pas pour la mĂȘme raison. Lui tĂątonnait, comme sâil cherchait la bascule magique pour rendre ce baiser parfait et lâimpressionner en mĂȘme temps. Alors qu'Ă chaque baiser, Lilith sentait ses pensĂ©es se brouiller, emportant avec elles le motif de son courroux. Elle aimait cette sensation. Un peu trop, peut-ĂȘtre. Alors elle fit en sorte de lâavoir toujours prĂšs dâelle. Il deviendrait sa potion calmante â et accessoirement son petit ami. Plus besoin dâaller Ă lâinfirmerie, oĂč elle nâavait de toute façon plus mis les pieds depuis lâannĂ©e derniĂšre, depuis Elijah. Ils sortirent de la salle comme si de rien nâĂ©tait, terminant la journĂ©e sans un mot, retrouvant le semblant de vie quâils affichaient dâordinaire. Aucun des deux ne voulait avouer ce secret naissant. Nul besoin dâĂȘtre Merlin pour lire entre les lignes : il nâosait pas, par peur pour sa rĂ©putation, tandis que notre sorciĂšre redoutait les regards â des acromentules travestis en enfants, tapis dans lâombre, leurs yeux Ă©normes et globuleux Ă©teignant tout espoir, tels des dĂ©traqueurs du dimanche.
Pourtant, avant de se coucher, Lilith avait dĂ©jĂ tout organisĂ©. Dans son lit, la couette remontĂ©e jusquâau sommet de son crĂąne, sa baguette projetait de la lumiĂšre sur les draps pendant qu'elle traçait minutieusement son plan. Horaires, rendez-vous, accords tacites... tout Ă©tait consignĂ©, fixĂ©, prĂȘt Ă ĂȘtre suivi Ă la lettre. Elle comptait bien lâutiliser jusquâĂ la derniĂšre goutte, ayant dĂ©sormais dĂ©cidĂ© dâĂȘtre meilleure pour ses amis. Les autres nâentraient pas dans lâĂ©quation, et malgrĂ© son statut officiel de petit ami, il appartenait toujours Ă cette catĂ©gorie. Mais lâemploi du temps quâelle imposait ne convenait pas Ă Ulysse. Il rĂąlait. Et plus il rĂąlait, plus elle lâembrassait â pour ne pas sâĂ©nerver, pour ne pas le briser, tout en gardant lâascendant sur lui. Elle ne voyait pas quâĂ force de vouloir tout contrĂŽler, elle fissurait davantage ce quâelle prĂ©tendait prĂ©server.
Ils étaient à peine à leur deuxiÚme jour de relation. Autant dire que ça promettait.
Lilith BrĂd McKey â âDys â 3e annĂ©e RP â #84774d
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Le piĂšge des sirĂšnes
Ulysse racle sa gorge pour debunker Lilith, afin que personne ne se fasse avoir par son charme dâhippogriffe
Le lendemain arriva, tranquille en apparence, et jâĂ©tais plutĂŽt soulagĂ©. Jâavais peur quâelle veuille se montrer et ça, non merci. Je lâaimais bien, hein, mais je nâavais aucune envie dâen parler avec mes potes, vraiment trop coincĂ©s. Je sais que je suis devenu pareil aujourdâhui â on ne me refera pas le mĂȘme coup. Bref, avant que je puisse retourner Ă mes occupations sĂ©rieuses, elle est arrivĂ©e comme un Ă©clair. Elle mâa foncĂ© dessus, mâa attrapĂ© la veste et lâa arrachĂ©e comme si câĂ©tait rien. Et puis elle mâa tirĂ© vers elle, loin de tous les regards. Terriblement dĂ©rangeant. Un peu excitant aussi, faut lâavouer. Mais encore un signe que, lĂ , tout de suite, il aurait fallu que je prenne mon balai et que je disparaisse Ă toute vitesse.
Elle Ă©tait un peu plus grande que moi â ce qui, pour moi, est dĂ©jĂ pas mal, mais elle, câĂ©tait une vraie asperge. Jâai dĂ» lever un peu la tĂȘte pour lâembrasser et lâĂ©couter. Elle me montra son vieux carnet tout abĂźmĂ©, rempli dâun plan diabolique pour sâembrasser chaque jour sans se faire attraper. Je lui ai fait trop dâeffet, et son cerveau complĂštement ravagĂ© a fini par exploser â littĂ©ralement, elle Ă©tait devenue encore plus folle. En rigolant, je lui ai dit non. Mais avec elle, impossible de refuser. Alors on lâa fait, encore et encore, parce que câĂ©tait elle qui me confundotait en fait, avec son petit air autoritaire mais trop mignon. Au dĂ©but, ça allait, mais le soir... lĂ , câĂ©tait vraiment fatiguant. Une journĂ©e, ok, mais pas deux. Lilith voulait recommencer, moi, plus du tout. Alors, aprĂšs une bonne nuit de sommeil, jâai pris mon courage Ă deux mains. Jâavais oubliĂ© Ă quel point elle Ă©tait tĂ©mĂ©raire : un vrai hippogriffe, tĂȘtu, fier et complĂštement dĂ©traquĂ©. MĂȘme physiquement, elle y ressemblait, non ?
Petit apartĂ© du narrateur (dixit journaliste) : «Oui, tâas raison».
Pendant cette Saint-Valentin, qui lui tenait un peu trop Ă cĆur, elle voulait que je sois toujours lĂ , encore plus que la veille, et elle a refusĂ© mon refus. Du coup, jâai dit oui, oui, mais je ne lâai pas rejointe, spoiler : elle nâa pas aimĂ©. En pleurs, elle est venue me trouver alors que je mâĂ©tais rĂ©fugiĂ© tout en haut de la tour dâastronomie, espĂ©rant un minimum dâintimitĂ©... Haha, ratĂ©. Elle, qui dĂ©teste parler aux gens, a quand mĂȘme rĂ©ussi Ă me trouver. Et lĂ , jâai compris : ok, câest officiel, cette fille est un vrai chaos ambulant. Elle mâa criĂ© dessus, prĂȘte Ă me jeter des trucs â heureusement, il nây avait rien sous la main. Je lui ai dit de se calmer. Elle a sorti sa baguette. LĂ , jâai un peu paniquĂ©. Je lui ai dit que je ne voulais plus dâelle, quâelle Ă©tait trop sourde pour mâĂ©couter et que je voulais rester seul. Juste ce mot : seul. Et lĂ ... catastrophe.
Elle sâest mise Ă pleurer encore plus fort. Pas un petit pleur charmant, hein, un truc genre tornade de larmes qui te fait te sentir minuscule, complĂštement Ă©crasĂ©. Elle sâest effondrĂ©e par terre, et moi... jâĂ©tais paralysĂ©. Totalement. Jâavais juste envie de disparaĂźtre, de me cacher sous mon lit et de ne jamais revenir. Jâai essayĂ© de lâaider, mais rien. Nada. ComplĂštement inutile. Et ensuite, elle mâa criĂ© dessus, mâa insultĂ©, et mâa ordonnĂ© de ne plus jamais la regarder. Jâai obĂ©i. Je lâavais quittĂ©e, mais sĂ©rieux, je crois que je nâai jamais Ă©tĂ© aussi traumatisĂ© de toute ma vie. Et je parle pas dâun cauchemar, non, lĂ câĂ©tait rĂ©el. Maintenant que tâas ton papier, vire.
Nous nâaurons plus rien dâUlysse, ni de Lilith. Ă ce jour, cet amour trop Ă©phĂ©mĂšre, pour ĂȘtre vrai, reste classĂ©.
DerniÚre modification par Lilith McKey le 21 mars 2026, 13:54, modifié 2 fois.
Lilith BrĂd McKey â âDys â 3e annĂ©e RP â #84774d
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Le piĂšge des sirĂšnes
FIN
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