Entre poker et bluff
J'ai envie de le frapper. Lui qui roucoule mon prénom comme le ferait un pigeon. Quelle idée de lui avoir donné. Je ne sais pas pourquoi j'ai jugé bon de le faire. Je ne m'en souviens pas. Mais le mal est fait, et il est trop tard pour y changer quelque chose. Alors tant pis, je vais me contenter d'écouter Lloyd s'amuser avec mon prénom qu'il "aime bien".
'Pis pour moi. Vient ensuite le discours sur gagner sans lutter. Il n'a pas tort. Il a même carrément raison. Mais pour rien au monde je le lui affirmerai. Alors, je me contente d'hocher la tête et de lui répondre :
- T'a raison. Mais pas ce soir. Une prochaine fois si tu veux. Quand tu auras payé ce que tu as à payer, et que tu ne prendras plus le risque de te faire tabasser pour de l'argent.
D'après ce que j'ai pu entrevoir de sa personnalité, cela s'apparente à un "ni maintenant ni jamais". Mais je pourrait être surprise, qui sait ?
La fin de son discours me fait rire. Il s'imagine que tout est... facile ? Pour moi ? Il ne peut pas être tombé plus loin. Je lui désigne mon œil aveugle, avant de sourire :
- Parce que tu crois que c'est facile pour une femme sorcière aveugle d'un œil de se frayer un chemin parmi les autres sorciers ? Je ne compte pas le nombre de fois où l'on m'a dit que j'étais trop faible, que mon œil était un handicap, que je n'y arriverai pas. Malheureusement pour ceux qui m'ont dit ça, ils ignoraient qu'ils faisaient face à une des meilleures duellistes qui soit. Je peux t'assurer qu'ils ont vite arrêté de me tancer sur mon œil après ça.
Gryffondor, être votre DDM pendant 9 mois à été un honneur. Vous avez kidnappé mon cœur, vraiment. Mon staff, vous savez déjà tout. Mais je vous [M] encore plus que vous ne l'imaginez. Vous me manquez. Beaucoup (trop).
Entre poker et bluff
J’ai les yeux qui s’ouvrent comme des culs de bouteille. Attend, attend. Elle a vraiment dit ce que j’ai entendu ou c’est moi qui suis bourré ? Ca se pourrait, hein, j’ai vraiment enchaîné les shooters. Non mais ça, j’ai entendu. Pourquoi elle dit ça ? J’ai pensé à voix haute ? Comment elle sait que… mince, ça m’a foutu un coup, là. Je me redresse sur ma chaise, les sourcils qui se froncent. Je sais que j’ai tendance à penser à voix haute, et je m’en rends pas toujours compte. C’est très, très chiant, surtout dans ce genre de cas, là ! Sérieux, va pas me dire qu’elle a été envoyé pour… Non, non, elle aurait pas été si chelou. Je connais les gars. Ils envoient pas des nanas dans des bars pour menacer. Ils envoient pas de message, ils viennent directement. Je le sais, j’en ai déjà fait les frais. Alors pourquoi elle dit ça ? ‘Tain, je vais bloquer sur ça, je le sens. Pourquoi elle a dit ça… Ok, Lloyd, tu vas avoir ta réponse, ok ? T’as forcément pensé à voix haute, tu le sais. Donc, tu te calmes, t’arrête de froncer les sourcils.
Bon, ça marche pas.
Au moins, elle rit. Ça me va. C’est pas un rire de nana qui vient m’annoncer que je vais me faire tabasser. C’est différent. Ça me décrispe un peu. Juste un peu… parce que je suis quand même sur le qui-vive, prêt à me barrer ou, si je suis pas assez vif, à esquiver un coup qui arriverait sur le côté. Rah non, pas avec ce que je me suis ramassé dans le dos hier.
Je l’écoute, les yeux braqués sur elle. Et au fur et à mesure… je sens que mon visage se décrispe. Je regarde l’oeil qu’elle me désigne. Ma bouche s’entrouvre. Elle est borgne ? ‘Tain j’avais même pas capté, elle me l’aurait pas dit j’aurai rien vu… comme d’elle d’un oeil. Je me sens sourire comme un débile, je me fais rire. En même temps… ouais non, c’était pas une super vanne. Mais quand même.
« Ok Sey-sey, j’m’incline… t’as du mérite », je lâche en me dressant sur ma chaise. J’ai les talons qui tapent le sol, gauche, droite, les deux à la fois. « Meilleure duelliste, carrément… genre, avec une baguette ? Les mecs dans les arènes, là… avec les baguettes ? Les sorts ? Tout le bordel ? » Je grimace, mon regard qui accroche son oeil borgne. « T’façon, le monde du sport, c’est à qui aura la plus grosse, c’est relou. T’aurais eu tes deux yeux valides, ça aurait été le même bordel. Parce que t’es une gonzesse, déjà, et ensuite parce que… ben c’est le monde du sport individuel. » Je me tend en avant, tendant le bras vers son paquet de cartes. Je la quitte pas des yeux, et je souris lentement. « … j’peux ? »
491 mots
Bon, ça marche pas.
Au moins, elle rit. Ça me va. C’est pas un rire de nana qui vient m’annoncer que je vais me faire tabasser. C’est différent. Ça me décrispe un peu. Juste un peu… parce que je suis quand même sur le qui-vive, prêt à me barrer ou, si je suis pas assez vif, à esquiver un coup qui arriverait sur le côté. Rah non, pas avec ce que je me suis ramassé dans le dos hier.
Je l’écoute, les yeux braqués sur elle. Et au fur et à mesure… je sens que mon visage se décrispe. Je regarde l’oeil qu’elle me désigne. Ma bouche s’entrouvre. Elle est borgne ? ‘Tain j’avais même pas capté, elle me l’aurait pas dit j’aurai rien vu… comme d’elle d’un oeil. Je me sens sourire comme un débile, je me fais rire. En même temps… ouais non, c’était pas une super vanne. Mais quand même.
« Ok Sey-sey, j’m’incline… t’as du mérite », je lâche en me dressant sur ma chaise. J’ai les talons qui tapent le sol, gauche, droite, les deux à la fois. « Meilleure duelliste, carrément… genre, avec une baguette ? Les mecs dans les arènes, là… avec les baguettes ? Les sorts ? Tout le bordel ? » Je grimace, mon regard qui accroche son oeil borgne. « T’façon, le monde du sport, c’est à qui aura la plus grosse, c’est relou. T’aurais eu tes deux yeux valides, ça aurait été le même bordel. Parce que t’es une gonzesse, déjà, et ensuite parce que… ben c’est le monde du sport individuel. » Je me tend en avant, tendant le bras vers son paquet de cartes. Je la quitte pas des yeux, et je souris lentement. « … j’peux ? »
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Dernière modification par Lloyd River le 9 sept. 2026, 11:09, modifié 2 fois.
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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Entre poker et bluff
Du mérite. Il me dit que j'ai du mérite. Et ça me touche. Alors que ça ne devrai pas, parce que je ne devrais pas me préoccuper de son avis. Mais bon... le mal est fait. Je mets quelques secondes à réaliser comment il vient de m'appeler. Sey-sey ? Sérieusement ? J'hesites entre éclater de rire et le fusiller du regard. Je me contente de sourire, avant de lui demander :
- Sey-sey ? D'où tu me sors ça, toi ?
Je ne peux m'empêcher de rire face à la méconnaissance de Lloyd dans le duel. Il ne tiendrait pas longtemps, dans une arène, comme il dit. Alors, je lève les yeux au ciel, et me contente de lui indiquer d'une voix amusée :
- Ouais, c'ets ça. Le truc ou tu lances de sorts, t'essaies de mettre à terre ton adversaire, ou tout les coups sont permis. 'Fin, pas officiellement, mais les coups traitres n'en sont pas tant qu'on gagne, donc bon...
Le coup des deux yeux valides me stop net. Non, ça n'aurait pas été la même chose. Parce que ma mère n'aurai pas menacer de me faire retirer de ma GEAD pour ma "securité" si je n'avais pas été handicapée. Du moins, à ses yeux. Mais je ne vais pas le dire à Llyod, parce que ma vie privée ne regarde que moi. Et que le souvenir de ma dispute avec ma génitrice est encore trop fraîche dans ma mémoire pour que j'accepte d'en parler. Je me contente simplement de sourire amèrement :
- Nan, ç'aurait pas été le même bordel. Je te l'assure.
Lorsqu'il tend la main vers le paquet de cartes, j'hausse les épaules pour signifier mon indifférence. Qu'il fasse comme il veut, après tout, ce sera désormais sa décision, et plus la mienne. Pas ma faute s'il regrette après.
Gryffondor, être votre DDM pendant 9 mois à été un honneur. Vous avez kidnappé mon cœur, vraiment. Mon staff, vous savez déjà tout. Mais je vous [M] encore plus que vous ne l'imaginez. Vous me manquez. Beaucoup (trop).
Entre poker et bluff
Si tu veux qu’une nana tombe raide dingue de toi, dis lui ce qu’elle veut entendre. C’est la base de l’art de la séduction. Même avec un coup dans le nez, j’oublie pas ça. La jolie Sey-Sey, elle voulait que je lui dise qu’elle avait du mérite, ça crève les yeux. Mais j’ai été sincère, hein. Ouais, elle a du mérite, elle a de sacré corones pour se jeter dans ce taf avec un seul oeil. Je suis pas un expert en duel, ce serait même le contraire puisque je peux pas me blairer les duellistes… mais je sais qu’au combat, tu payes pour chaque handicap que t’as. Et si ton adversaire sait que t’as une faiblesse, tu peux être sûr qu’il l’utilisera contre toi. C’est comme ça. Dans l’arène, pas de place pour la pitié.
Je souris quant je l’entends répéter le surnom que je lui ai trouvé. J’hausse une épaule en souriant. « Quoi, t’aimes pas ? Sey-Sey… ça sonne bien. Mais… j’ai pas encore reçu de chaise en travers de la tronche donc c’est que c’est adopté ! » Je donne des surnoms parce que je suis pas foutu de me souvenir d’un prénom. Le sien, typiquement, je m’en souviendrai jamais. Saona deviendra Soana. Même Sao ça finira par devenir Soa. Alors, je prends les devants.
Je l’écoute confirmer que c’est bien une duelliste. Je peux pas les voir. Ils me gonflent avec leurs espèce de danse de salon qu’ils appellent combat. Un vrai combat, c’est sans magie, et je veux rien savoir. Les sorciers en font tout une histoire alors que… bordel, où est-ce que tu prends des risques, de vrais risques, dans un duel magique ? T’es protégé par tout un tas de règlement, par une jolie petite armure… Ok, je veux bien reconnaître que t’as des vraies brutes, parfois. Mais je vois pas l’adrénaline dans tout ça. T’as tes petits sorts, ta petite stratégie déjà élaborée avant. C’est chiant comme la pluie. Moi, moi je me bats pour de vrai. Avec les poings, les pieds, la tête. Je sens la douleur, l’excitation, l’adrénaline, bordel ! Je me sens jamais aussi vivant qu’avec la gueule en sang.
Mais je respecte. Je respecte ce qu’elle me dit… et même que je souris quand elle me balance qu’elle triche. Quelle vilaine fille. Elle veut à tout prix gagner, hein ? C’est une mauvaise perdante, c’est sûr. Comment j’aime pas ces gens là, truc de dingue. Faut jouer pour jouer, pas pour gagner, sérieux ! Ok, c’est hyper gratifiant d’entendre une foule t’acclamer, hurler ton nom mais si tu cherches la victoire par tout les moyens, même par la triche… tu finis vainqueur, avec un goût de cendre dans la bouche.
J’aime pas le sourire qu’elle balance, il est pas beau, il est pas joyeux. Pas plus que les mots qu’elle me jette. Elle a dû en baver. Ça se voit. Elle simule pas. Quand je dis que le monde du duel c’est de la daube… regarde moi ce joli visage amer. J’ai envie de répondre, de rétorquer direct avec ma propre expérience mais le paquet de cartes monopolise toute son attention.
Mes doigts se referme sur lui et je l’entraîne avec moi en me reposant sur ma chaise. Je sors les cartes pour les battre entre mes mains. J’adore les entendre. J’adore la sensation qu’elle laisse sur mes doigts. Alors je m’amuse un peu avec, je les mélange, je les fais passer d’une main à une autre dans un sourire.
« Ça aurait été le même bordel », je maintiens sans la regarder, focaliser par les cartes qui se succèdent. « Que t’ai un œil ou deux, c’est un détail dans ces milieux là. Et c’est un détail que les autres utilisent contre toi pour te faire te sentir minable ou inférieur. Franchement, remercie ton œil, parce que c’est grâce à lui que t’as cette gueule de battante et cette envie d’écraser la concurrence. » Je lève les yeux vers elle pour lui sourire. « J’ai pas raison ? »
673 mots
Je souris quant je l’entends répéter le surnom que je lui ai trouvé. J’hausse une épaule en souriant. « Quoi, t’aimes pas ? Sey-Sey… ça sonne bien. Mais… j’ai pas encore reçu de chaise en travers de la tronche donc c’est que c’est adopté ! » Je donne des surnoms parce que je suis pas foutu de me souvenir d’un prénom. Le sien, typiquement, je m’en souviendrai jamais. Saona deviendra Soana. Même Sao ça finira par devenir Soa. Alors, je prends les devants.
Je l’écoute confirmer que c’est bien une duelliste. Je peux pas les voir. Ils me gonflent avec leurs espèce de danse de salon qu’ils appellent combat. Un vrai combat, c’est sans magie, et je veux rien savoir. Les sorciers en font tout une histoire alors que… bordel, où est-ce que tu prends des risques, de vrais risques, dans un duel magique ? T’es protégé par tout un tas de règlement, par une jolie petite armure… Ok, je veux bien reconnaître que t’as des vraies brutes, parfois. Mais je vois pas l’adrénaline dans tout ça. T’as tes petits sorts, ta petite stratégie déjà élaborée avant. C’est chiant comme la pluie. Moi, moi je me bats pour de vrai. Avec les poings, les pieds, la tête. Je sens la douleur, l’excitation, l’adrénaline, bordel ! Je me sens jamais aussi vivant qu’avec la gueule en sang.
Mais je respecte. Je respecte ce qu’elle me dit… et même que je souris quand elle me balance qu’elle triche. Quelle vilaine fille. Elle veut à tout prix gagner, hein ? C’est une mauvaise perdante, c’est sûr. Comment j’aime pas ces gens là, truc de dingue. Faut jouer pour jouer, pas pour gagner, sérieux ! Ok, c’est hyper gratifiant d’entendre une foule t’acclamer, hurler ton nom mais si tu cherches la victoire par tout les moyens, même par la triche… tu finis vainqueur, avec un goût de cendre dans la bouche.
J’aime pas le sourire qu’elle balance, il est pas beau, il est pas joyeux. Pas plus que les mots qu’elle me jette. Elle a dû en baver. Ça se voit. Elle simule pas. Quand je dis que le monde du duel c’est de la daube… regarde moi ce joli visage amer. J’ai envie de répondre, de rétorquer direct avec ma propre expérience mais le paquet de cartes monopolise toute son attention.
Mes doigts se referme sur lui et je l’entraîne avec moi en me reposant sur ma chaise. Je sors les cartes pour les battre entre mes mains. J’adore les entendre. J’adore la sensation qu’elle laisse sur mes doigts. Alors je m’amuse un peu avec, je les mélange, je les fais passer d’une main à une autre dans un sourire.
« Ça aurait été le même bordel », je maintiens sans la regarder, focaliser par les cartes qui se succèdent. « Que t’ai un œil ou deux, c’est un détail dans ces milieux là. Et c’est un détail que les autres utilisent contre toi pour te faire te sentir minable ou inférieur. Franchement, remercie ton œil, parce que c’est grâce à lui que t’as cette gueule de battante et cette envie d’écraser la concurrence. » Je lève les yeux vers elle pour lui sourire. « J’ai pas raison ? »
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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Entre poker et bluff
Fin pour moi, je pense !C'est officiel. Il m'énerve. Je crois que je n'ai jamais autant eu envie de faire taire quelqu'un. C'est stupide, parce que ce gars m'intrigue en même temps. J'ai envie de le percer à jour. De savoir qui il est vraiment derrière ses surnoms ridicules et son armure de joueur. Ouais, je crois que je vais avoir du mal à me le sortir de la tête, ce Lloyd. Mais tant pis.
Je souris malgré moi face à sa déclaration. Il n'a pas vraiment tort. Peut être que je laisse une chance à Sey-Sey. Ouais. Peut être que je trouve que ce surnom sonne bien lorsque c'est lui qui le prononce. Mais franchement ? Je ne crois pas. J'en sais rien en fait. J'étais venue ici pour observer ceux qui se prennent pour des joueurs, pour m'amuser un peu. Pas pour me taper la discute avec un gars qui m'appelle chérie et qui joue avec mes nerfs. Que j'apprécie ce Lloyd n'y change rien.
A nouveau, le laïus sur mon œil. Il va trop loin. Beaucoup trop loin. Mon œil aveugle, c'est un passé, une histoire qu'il ne maîtrise pas. C'est ma susceptibilité, mon défaut. Mais même si je le sais, je suis incapable de laisser quelqu'un dire ça. Pas quand cela se répercute beaucoup trop profondément dans mon cœur. Pas quand je sais que ces mots vont hanter mes nuits, à partir de maintenant.
Alors, je saisis mes affaires, et me redresse. Je me penche vers lui, reproduisant une scène s'étant déroulée quelques minutes plus tôt, laissant une fois encore ma tête s'approcher dangereusement de la sienne. Puis dans un souffle, d'une voix froide, désarticulée, je lâche :
- Non. Quant à moi, c'est la dernière fois que j'entends parler de toi. La dernière fois que je te laisse m'approcher plus de quelques minutes. T'es un putain de danger, Lloyd. Même si t'es un danger sacrément tentant.
Je sais bien que ma dernière phrase risque de le torturer pendant quelques jours. Mais franchement, je n'en ai rien à faire. Je ne veux plus entendre parler de lui, peut m'importe que mon stupide cerveau me crie que ce mec est divertissant. Je recule, avant de me diriger vers la sortie du bar, sans un regard pour Lloyd. Puis, saisissant ma baguette, je lance un sort, avant de partir en direction de mon logement. Si tout se passe bien, un message est désormais gravé sur les cartes de jeu que mon interlocuteur à gardé. Bonne soirée. Au non-plaisir de te revoir. Sey-Sey.
Gryffondor, être votre DDM pendant 9 mois à été un honneur. Vous avez kidnappé mon cœur, vraiment. Mon staff, vous savez déjà tout. Mais je vous [M] encore plus que vous ne l'imaginez. Vous me manquez. Beaucoup (trop).
Entre poker et bluff
Elle récupère ses affaires. Quand je vois ça, je suis persuadé qu’elle veut qu’on continue à discuter… mais ailleurs. Peut-être chez elle ? J’en sais rien, mais je suis convaincu que j’ai réussi à toucher suffisamment son petit cœur pour qu’elle décide que je mérite le temps de madame. Alors je fais quoi ? Je souris, parce que je suis content
Au moment où elle s’approche de mon visage, comme tout à l’heure, je souris encore, je souris même un peu plus. Je suis encore convaincu qu’elle va me murmurer de la suivre avec sa jolie voix. C’est la suite logique.
Enfin, c’était censé être la suite logique.
Mon sourire dégringole, balayé par le ton froid qu’elle prend, par les mots qu’elle me balance à la tronche. Je comprends pas. Qu’est-ce que j’ai dit ? J’en ai aucune foutue idée. J’ai été dans son sens, non ? J’ai clairement été dans son sens ! Je lui ai dit qu’elle avait du mérite, et que sans son handicap, elle aurait pas été la femme d’aujourd’hui ! Vraiment, je pige pas.
En quoi je suis un fichu danger ? J’ai rien dit ! Ou alors j’ai dit un truc qu’il fallait pas ?
La scène d’avant me tourne encore dans la tête lorsqu’elle se recule et s’en va. Je reste comme un con sur ma chaise, mes yeux qui la suivent. Qu’est-ce que t’as encore dit de mal, Lloyd ?
Bon… au moins, je suis un danger sacrément tentant. Eh, c’est déjà ça de prit, non ?
Non, ben non c’est clairement pas assez, en fait ! Qu’est-ce que j’ai fait ?
Ca m’énerve. J’arrive pas à comprendre, ça tourne en boucle dans ma tête. Je sais pas combien de temps je passe ici, à regarder dans le vide, les doigts battant le paquet de cartes qu’elle a même pas repris.
Foutue bourgeoise. Fallait que je fasse quoi ? Que je lui dise “oh ma pauvre bichette, ben oui, c’est pas facile la vie pour une handicapée dans un mode de brutes” ? Je mens pas, moi. Je sais comment c’est, ce genre de milieu ! Le monde de la musique, c’est pareil. Si tu rentres pas dans les cases mais que t’as la volonté de grimper, tu seras la bête à abattre. Et j’ai même pas eu le temps de lui dire parce que madame s’est vexée ! Ça me flingue, j’te jure.
Je me rencogne dans ma chaise en poussant un long soupir. Qu’elle aille se faire voir. ‘Tain, elle m’a passé l’envie de m’amuser, ce soir. J’vais me bouger et aller me trouver un hôtel pour la nuit.
Je récupère le paquet pour ranger les cartes.
Un détail attire mon regard. Attends, c’est quoi, ça… Je lève le paquet sous mon nez, et ce que j’y lis me fait bondir un sourcil de surprise. Le culot… Un ricanement me grimpe dans la gorge. Elle me plante, et me laisse quand même un souvenir.
Si c’est pas mignon.
Merci pour ce RP !
499 mots
Au moment où elle s’approche de mon visage, comme tout à l’heure, je souris encore, je souris même un peu plus. Je suis encore convaincu qu’elle va me murmurer de la suivre avec sa jolie voix. C’est la suite logique.
Enfin, c’était censé être la suite logique.
Mon sourire dégringole, balayé par le ton froid qu’elle prend, par les mots qu’elle me balance à la tronche. Je comprends pas. Qu’est-ce que j’ai dit ? J’en ai aucune foutue idée. J’ai été dans son sens, non ? J’ai clairement été dans son sens ! Je lui ai dit qu’elle avait du mérite, et que sans son handicap, elle aurait pas été la femme d’aujourd’hui ! Vraiment, je pige pas.
En quoi je suis un fichu danger ? J’ai rien dit ! Ou alors j’ai dit un truc qu’il fallait pas ?
La scène d’avant me tourne encore dans la tête lorsqu’elle se recule et s’en va. Je reste comme un con sur ma chaise, mes yeux qui la suivent. Qu’est-ce que t’as encore dit de mal, Lloyd ?
Bon… au moins, je suis un danger sacrément tentant. Eh, c’est déjà ça de prit, non ?
Non, ben non c’est clairement pas assez, en fait ! Qu’est-ce que j’ai fait ?
Ca m’énerve. J’arrive pas à comprendre, ça tourne en boucle dans ma tête. Je sais pas combien de temps je passe ici, à regarder dans le vide, les doigts battant le paquet de cartes qu’elle a même pas repris.
Foutue bourgeoise. Fallait que je fasse quoi ? Que je lui dise “oh ma pauvre bichette, ben oui, c’est pas facile la vie pour une handicapée dans un mode de brutes” ? Je mens pas, moi. Je sais comment c’est, ce genre de milieu ! Le monde de la musique, c’est pareil. Si tu rentres pas dans les cases mais que t’as la volonté de grimper, tu seras la bête à abattre. Et j’ai même pas eu le temps de lui dire parce que madame s’est vexée ! Ça me flingue, j’te jure.
Je me rencogne dans ma chaise en poussant un long soupir. Qu’elle aille se faire voir. ‘Tain, elle m’a passé l’envie de m’amuser, ce soir. J’vais me bouger et aller me trouver un hôtel pour la nuit.
Je récupère le paquet pour ranger les cartes.
Un détail attire mon regard. Attends, c’est quoi, ça… Je lève le paquet sous mon nez, et ce que j’y lis me fait bondir un sourcil de surprise. Le culot… Un ricanement me grimpe dans la gorge. Elle me plante, et me laisse quand même un souvenir.
Si c’est pas mignon.
Merci pour ce RP !
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