Frappe vengeresse
Mercredi 13 juillet 2050
Avec @Onyx Willard
Reducio
Il n'y avait pas trente-six professions ni débouchées qui vous attendaient une fois que vous aviez atteint la dernière ceinture au Coup de vitesse. Et depuis qu'Honor avait quitté l'armée, elle avait pu se concentrer un peu davantage sur l'enseignement de cet art. Qu'importe si de nouvelles pointures avaient pu se dégager depuis l'époque, Honor aimait se dire qu'elle demeurait l'une des plus redoutables. Sans compter que les circonstances dans lesquelles elle avait appris cet art martial lui donnait quelques encablures d'avance.
Elle s'en serait bien passé, de ce foutu stage. Ce n'est pas parce qu'il était prévu depuis des mois et qu'elle avait signé quelque chose qu'elle était obligée d'y aller. Cette histoire avec Narcisse et le Conseil la préoccupait bien davantage que n'importe quelle conséquence qui pourrait se présenter à elle si elle se dérobait. Et c'est justement pour cela, que finalement, elle avait accepté de faire ses bagages pour quelques jours à Londres, pour se vider la tête.
Entourée de deux jeunots lieutenants, en treillis kakis et t-shirt à manches courtes beiges, affichant leur galons pitoyables, elle aimait encore une fois l'aura qu'elle leur imposait. Son statut de contractuelle la plaçait un peu au-dessus d'eux, et une ancienne commandante, ça se respecte. Sans compter que les véritables raisons de sa défection demeuraient encore aujourd'hui l'un des secrets les mieux gardés de l'armée de Grande-Bretagne. Tant mieux, cela lui permettrait d'opérer en toute tranquillité. Sans se soucier de cette misérable propagande, de ces affiches qui promotionnaient l'armée. Certes, c'est grâce à elle si ce stage est gratuit, mais en aucun cas Honor n'allait faire preuve de patriotisme. Elle ne l'avait d'ailleurs jamais été.
Droite, s'avançant d'un pas vers les groupes déjà formés par ses prédécesseurs, son intervention d'aujourd'hui marquait la fin de la mascarade. À gestes fluides, elle refit sa queue de cheval en parcourant les élèves du regard. Ce n'était en aucun cas le chèque qu'elle recevrait à la fin du stage qui la motivait, ni la promesse potentielle de son retour dans le corps qui la motivait à être ici.
Un soupir discret. Celui ou celle qui a formé les groupes, elle aurait aimé lui botter le cul savamment. Du doigt, elle guida les jeunes, les plaçant dans les groupes qu'elle estimait les plus pertinents, faisant fi des regards échangés des deux gradés.
"Toi, là. Toi, là. Va dans l'autre. Ici. Échangez."
Nul. Pitoyable. Peut-être quelque chose à en tirer. Trop maigre. Juste ici pour faire plaisir à papa maman. Un péteux trop désireux d'en faire trop.
Son doigt se porta tout particulièrement sur une petite sorcière brune, qu'elle envoya dans le groupe le plus avancé. Elle était bien placée pour savoir qu'une enfant de quinze ans n'avait pas forcément à craindre de grands gaillards de dix-sept ou dix-huit ans. Tout en guidant les élèves, elle positionna également les deux militaires. Sur les groupes les moins bons. Elle se réservait le groupe de plus haut niveau.
Enfin... de plus haut niveau. Disons pas trop dégueulasse, et encore, elle demandait à voir.
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Honor Brando
- Lien avec le PJ : Mère du PJ
- Lien dans le répertoire : https://poudlard.fr/viewtopic.php?p=3700646#p3700646
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? Oui
- Si "oui", impact envisagé : Entamer un nouvel aspect de la relation entre Narcisse et Onyx. Ecrire l'état d'esprit d'Honor après l'incident avec le Conseil, pour écrire d'autres solos pendant les vacances. Et pour Onyx, développer ses compétences
Dernière modification par Narcisse Brando le 17 sept. 2025, 16:12, modifié 1 fois.
Frappe vengeresse
- Ca me fait plaisir que tu fasses des activités à Londres pendant les vacances, mais ce ne serait pas un peu... violent ?
???
Alors que Winifred décortiquait des yeux le papier qu'elle avait entre les mains, Onyx, consternée, regarda sa mère d'une grimace dont elle seule avait le secret, avant d'hausser un sourcil.
- Je m'engage pour un stage pas pour la troisième guerre mondiale. Bon tu signes ou pas ?
Comme si un stage de coup de vitesse pouvait être plus dangereux que tout ce qu'on pouvait faire à Poudlard. Comme si un Diffindo ne pouvait déjà pas être plus violent qu'un coup de poing. Heureusement que la jeune fille ne racontait rien à ses parents des détails de ses activités extra-scolaires, sans doute feraient-il une syncope. Il n'y avait qu'à les regarder pour comprendre que les duels ou les combats, autant que le Quidditch et les cognards, étaient bien loin de leur mode de vie, tandis que ces derniers faisaient partie intégrante de celui de la Gryffondor. Mais là, aujourd'hui, elle ne pouvait rien garder pour elle, parce-qu'il fallait une fichue ""autorisation parentale"" (à lire, bien évidemment, avec une voix moqueuse). Et ce stage lui était absolument nécessaire ; ce n'était pas dans un 60m² et sans pouvoir utiliser sa baguette qu'elle allait évoluer sur quoi que ce soit. Alors oui, elle aurait pu, comme à chaque vacances, mettre sa tête dans les révisions, s'avancer sur les programmes des années suivantes, lire tout ce qu'elle n'avait pas encore pu lire chez elle, ou encore s'avancer sur l'apprentissage du latin. Mais d'une part elle pouvait quand même le faire, et d'autre part elle ne souhaitait absolument pas perdre ne serait-ce qu'un centième de ce qu'elle avait pu gagner physiquement l'année scolaire précédente. C'était hors de question. Quant à gagner, elle verrait bien ce que ce stage moldu pouvait lui apporter. Disons qu'elle n'était pas fermée, mais peut-être un peu perplexe toutefois.
Accompagné d'un court blabla inutile qu'Onyx n'écouta pas le moins du monde, sa mère finit enfin par signer la fameuse autorisation parentale.
Le troisième jour du stage, comme les précédents, la londonienne enfila sa tenue de sport, mit des changes, une bouteille d'eau ainsi que deux tampons dans un sac, et prit la direction de la station de métro la plus proche. Le lieu du stage n'était effectivement qu'à deux arrêts de son habitation, rien qui pour son âge ne justifiait la présence d'un accompagnateur, à son plus grand bonheur. Passer les portes du complexe, déposer ses affaires dans les vestiaires, dégager un garçon qui pensait que le manque de place dans ceux des hommes justifiait sa présence dans celui des femmes – "C'est le vestiaire des filles. Bouge", et Onyx se rendit, comme les autres, au centre du tatami pour rejoindre son groupe de niveau. Un groupe dans lequel elle n'avait rien appris. Elle avait bien dévisagé ceux qui l'avaient posé là, mais sans rien dire de plus. Le bon côté des choses, elle tentait de le voir comme ça, c'est qu'au moins elle se dépensait... un peu. Oui, c'était quand même vachement mou. Mais peut-être que les choses allaient changer aujourd'hui.
C'est ce que se dit Onyx lorsqu'il vit, accompagnée de deux moldus de l'armée, une femme s'avancer. Une femme, qui en plus d'en être une, dégageait quelque chose d'assez particulier, que l'adolescente décela immédiatement : de la prestance, de la force, de la puissance. Rien de comparable aux entraineurs qu'elle avait eu les jours précédents. Dès lors, les yeux de la Gryffondor se mirent à absolument tout analyser chez elle, à scanner son physique, sa posture, ses moindres faits et gestes. De sa carrure musclée aux ordres qu'elle donnait. La jeune fille retint, à plusieurs reprises, un petit sourire en coin quand la militaire replaça certains stagiaires : lorsque les gradés s'échangèrent des regards déjà, mais surtout lorsque ceux qui faisaient les durs se voyaient être rétrogradés...
Jusqu'à ce que ce soit elle qui se fasse pointer du doigt. Être mise dans un niveau inférieur l'aurait certainement fait partir ; la perte de temps aurait assez duré. Mais c'est le niveau supérieur qui lui fut néanmoins indiqué. Hochant la tête, Onyx rejoignit la place qu'elle méritait, non sans entendre un chuchotement suivi de quelques discrets rires moqueurs venant de son nouveau groupe. Les regardant succinctement, elle imprima les visages de ceux-là. En tant que sorcière devant des militaires, elle voyait comme moyen-bonne l'idée de se faire trop remarquer : elle avait pris l'habitude de se fondre dans la masse, et ce n'était pas à cause de trois pauvres boutonneux sans aucun pouvoir que ça allait changer. Calme, le menton relevé et le dos droit, la sorcière planta ses pupilles dans celles de la femme qui allait aujourd'hui les entrainer. Mettez-moi contre l'un d'eux.
???
Alors que Winifred décortiquait des yeux le papier qu'elle avait entre les mains, Onyx, consternée, regarda sa mère d'une grimace dont elle seule avait le secret, avant d'hausser un sourcil.
- Je m'engage pour un stage pas pour la troisième guerre mondiale. Bon tu signes ou pas ?
Comme si un stage de coup de vitesse pouvait être plus dangereux que tout ce qu'on pouvait faire à Poudlard. Comme si un Diffindo ne pouvait déjà pas être plus violent qu'un coup de poing. Heureusement que la jeune fille ne racontait rien à ses parents des détails de ses activités extra-scolaires, sans doute feraient-il une syncope. Il n'y avait qu'à les regarder pour comprendre que les duels ou les combats, autant que le Quidditch et les cognards, étaient bien loin de leur mode de vie, tandis que ces derniers faisaient partie intégrante de celui de la Gryffondor. Mais là, aujourd'hui, elle ne pouvait rien garder pour elle, parce-qu'il fallait une fichue ""autorisation parentale"" (à lire, bien évidemment, avec une voix moqueuse). Et ce stage lui était absolument nécessaire ; ce n'était pas dans un 60m² et sans pouvoir utiliser sa baguette qu'elle allait évoluer sur quoi que ce soit. Alors oui, elle aurait pu, comme à chaque vacances, mettre sa tête dans les révisions, s'avancer sur les programmes des années suivantes, lire tout ce qu'elle n'avait pas encore pu lire chez elle, ou encore s'avancer sur l'apprentissage du latin. Mais d'une part elle pouvait quand même le faire, et d'autre part elle ne souhaitait absolument pas perdre ne serait-ce qu'un centième de ce qu'elle avait pu gagner physiquement l'année scolaire précédente. C'était hors de question. Quant à gagner, elle verrait bien ce que ce stage moldu pouvait lui apporter. Disons qu'elle n'était pas fermée, mais peut-être un peu perplexe toutefois.
Accompagné d'un court blabla inutile qu'Onyx n'écouta pas le moins du monde, sa mère finit enfin par signer la fameuse autorisation parentale.
Le troisième jour du stage, comme les précédents, la londonienne enfila sa tenue de sport, mit des changes, une bouteille d'eau ainsi que deux tampons dans un sac, et prit la direction de la station de métro la plus proche. Le lieu du stage n'était effectivement qu'à deux arrêts de son habitation, rien qui pour son âge ne justifiait la présence d'un accompagnateur, à son plus grand bonheur. Passer les portes du complexe, déposer ses affaires dans les vestiaires, dégager un garçon qui pensait que le manque de place dans ceux des hommes justifiait sa présence dans celui des femmes – "C'est le vestiaire des filles. Bouge", et Onyx se rendit, comme les autres, au centre du tatami pour rejoindre son groupe de niveau. Un groupe dans lequel elle n'avait rien appris. Elle avait bien dévisagé ceux qui l'avaient posé là, mais sans rien dire de plus. Le bon côté des choses, elle tentait de le voir comme ça, c'est qu'au moins elle se dépensait... un peu. Oui, c'était quand même vachement mou. Mais peut-être que les choses allaient changer aujourd'hui.
C'est ce que se dit Onyx lorsqu'il vit, accompagnée de deux moldus de l'armée, une femme s'avancer. Une femme, qui en plus d'en être une, dégageait quelque chose d'assez particulier, que l'adolescente décela immédiatement : de la prestance, de la force, de la puissance. Rien de comparable aux entraineurs qu'elle avait eu les jours précédents. Dès lors, les yeux de la Gryffondor se mirent à absolument tout analyser chez elle, à scanner son physique, sa posture, ses moindres faits et gestes. De sa carrure musclée aux ordres qu'elle donnait. La jeune fille retint, à plusieurs reprises, un petit sourire en coin quand la militaire replaça certains stagiaires : lorsque les gradés s'échangèrent des regards déjà, mais surtout lorsque ceux qui faisaient les durs se voyaient être rétrogradés...
Jusqu'à ce que ce soit elle qui se fasse pointer du doigt. Être mise dans un niveau inférieur l'aurait certainement fait partir ; la perte de temps aurait assez duré. Mais c'est le niveau supérieur qui lui fut néanmoins indiqué. Hochant la tête, Onyx rejoignit la place qu'elle méritait, non sans entendre un chuchotement suivi de quelques discrets rires moqueurs venant de son nouveau groupe. Les regardant succinctement, elle imprima les visages de ceux-là. En tant que sorcière devant des militaires, elle voyait comme moyen-bonne l'idée de se faire trop remarquer : elle avait pris l'habitude de se fondre dans la masse, et ce n'était pas à cause de trois pauvres boutonneux sans aucun pouvoir que ça allait changer. Calme, le menton relevé et le dos droit, la sorcière planta ses pupilles dans celles de la femme qui allait aujourd'hui les entrainer. Mettez-moi contre l'un d'eux.
Code couleur : #50001c | Fiche élève | Légionnaire Bellone
6ème année RP (2051-2052) | Joueuse de Quidditch | Arbitre hRP du Club de duel
Frappe vengeresse
Honor se demanda qu'est-ce qu'elle aurait aimé voir chez une intervenante quand elle avait l'âge de ces gamins. Avant qu'elle ne s'engage, avant qu'elle ne signe, lorsqu'elle ne pouvait assister qu'à des stages de temps à autres. Rares avaient été les gens de son âge qui avaient pu lui résister, lui offrir un combat un peu plus long qu'une minute. Et elle avait toujours veillé à extraire tout ce qu'elle avait pu de ces individus, à chacun d'entre eux, sans perdre une seule goutte d'information.
L'efficacité, donc, voilà ce qui comptait. Le talent, l'effort absolu, le gain de temps et l'absence de complaintes inutiles. Aller droit au but, se concentrer sur l'essentiel, dégrossir le superficiel pour tailler l'essentiel et l'affûter jusqu'à l'ultime niveau. Lourd était le dan des ceintures, la responsabilité qu'il apportait auprès de la communauté. Même si Honor n'avait jamais désiré devenir une véritable formatrice, toute cette solennité ne la laissait pas totalement indifférente. Et elle aimait prendre à cœur ce rôle, elle appréciait pouvoir dispenser un peu de savoir durement acquis. Cet art qui l'avait littéralement sauvé, à de nombreuses reprises par ailleurs, elle s'accrochait à cette puissance comme une moule à son rocher. Elle était définie par ce niveau, par cette maîtrise, c'était ainsi qu'elle voulait se montrer au monde.
Aussi s'adressa-t-elle avec un calme confiant aux groupes, rendant un regard froid à ceux, et surtout à celle, qui semblait la fixer avec une insistante attention.
"Aujourd'hui, nous allons travailler un art quelque peu méconnu, mais des plus efficaces. Le Coup de vitesse*. Oubliez tous les autres arts martiaux que vous avez connu. Celui-ci est l'un des plus efficaces, des plus redoutables, et des plus violents employés. Pensé pour des adversaires plus grands que vous, il s'articule autour d'une posture détendue et des attaques explosives, concentrées sur les ripostes, et l'utilisation des points vitaux."
Dans une souplesse parfaite, elle enclenche ses chaînes musculaires pour prendre la posture de base. Tournée de trois-quarts, les genoux légèrement pliés, les articulations détendues, sa main dominante, la droite, au niveau de la poitrine, entrouverte, à l'image de la gauche, quelque peu en avant de son corps, le coude souple. Cette posture n'est pas sans rappeler celle que Narcisse prend, lors de ses duels, à l'exception qu'elle s'affiche ici dans son état le plus pur et le plus parfait niveau technique.
En silence, elle leur laissa plusieurs secondes pour s'imprégner de la posture, avant de se redresser. Puis elle pivota vers les militaires, les mains dans le dos.
"Votre ceinture ?
- Marron, deuxième Kyu, madame.
- Bleu, quatrième Kyu, madame."
Aucun commentaire, mais ce fut à peine si elle chercha à dissimuler ses yeux qui se levèrent au plafond. Voilà le niveau des militaires que l'on envoyait pour former les jeunes... Pitoyable. Elle allait devoir se passer de démonstration. Du haut de sa ceinture noire, cinquième dan, le niveau était trop inéquitable. Qu'importe. Du doigt, elle les envoya s'occuper des deux premiers groupes.
"Composez des duos, faites leurs exécutez les mouvements de base, puis qu'ils s'affrontent jusqu'au premier contact, par trois fois.
- Bien, madame."
En chœur, ils démontraient a minima leur capacité à se taire, et à obéir, même à une civile. Des bons hommes que voilà, cette pensée lui arracha un sourire, avant qu'elle n'arrive au niveau de son groupe. En un battement de cils, les groupes furent formés, elle n'avait aucune hésitation quant aux combinaisons à faire. Seule une gamine plus petite que les autres la fit hésiter. Ses mouvements et sa posture laissaient sans le moindre doute percevoir son niveau, mais de là à... Non, il valait mieux d'ores et déjà lui permettre de se frotter à l'un de ces petits cons.
Elle ignora le ricanement de l'adolescent et la promesse qu'il pensait discrète à l'égard de la jeune de lui faire mordre la poussière, avant de reculer d'un pas.
"En position. Et interruption de l'affrontement au premier contact, par trois fois. Je vous observerai."
*En français dans le texte
L'efficacité, donc, voilà ce qui comptait. Le talent, l'effort absolu, le gain de temps et l'absence de complaintes inutiles. Aller droit au but, se concentrer sur l'essentiel, dégrossir le superficiel pour tailler l'essentiel et l'affûter jusqu'à l'ultime niveau. Lourd était le dan des ceintures, la responsabilité qu'il apportait auprès de la communauté. Même si Honor n'avait jamais désiré devenir une véritable formatrice, toute cette solennité ne la laissait pas totalement indifférente. Et elle aimait prendre à cœur ce rôle, elle appréciait pouvoir dispenser un peu de savoir durement acquis. Cet art qui l'avait littéralement sauvé, à de nombreuses reprises par ailleurs, elle s'accrochait à cette puissance comme une moule à son rocher. Elle était définie par ce niveau, par cette maîtrise, c'était ainsi qu'elle voulait se montrer au monde.
Aussi s'adressa-t-elle avec un calme confiant aux groupes, rendant un regard froid à ceux, et surtout à celle, qui semblait la fixer avec une insistante attention.
"Aujourd'hui, nous allons travailler un art quelque peu méconnu, mais des plus efficaces. Le Coup de vitesse*. Oubliez tous les autres arts martiaux que vous avez connu. Celui-ci est l'un des plus efficaces, des plus redoutables, et des plus violents employés. Pensé pour des adversaires plus grands que vous, il s'articule autour d'une posture détendue et des attaques explosives, concentrées sur les ripostes, et l'utilisation des points vitaux."
Dans une souplesse parfaite, elle enclenche ses chaînes musculaires pour prendre la posture de base. Tournée de trois-quarts, les genoux légèrement pliés, les articulations détendues, sa main dominante, la droite, au niveau de la poitrine, entrouverte, à l'image de la gauche, quelque peu en avant de son corps, le coude souple. Cette posture n'est pas sans rappeler celle que Narcisse prend, lors de ses duels, à l'exception qu'elle s'affiche ici dans son état le plus pur et le plus parfait niveau technique.
En silence, elle leur laissa plusieurs secondes pour s'imprégner de la posture, avant de se redresser. Puis elle pivota vers les militaires, les mains dans le dos.
"Votre ceinture ?
- Marron, deuxième Kyu, madame.
- Bleu, quatrième Kyu, madame."
Aucun commentaire, mais ce fut à peine si elle chercha à dissimuler ses yeux qui se levèrent au plafond. Voilà le niveau des militaires que l'on envoyait pour former les jeunes... Pitoyable. Elle allait devoir se passer de démonstration. Du haut de sa ceinture noire, cinquième dan, le niveau était trop inéquitable. Qu'importe. Du doigt, elle les envoya s'occuper des deux premiers groupes.
"Composez des duos, faites leurs exécutez les mouvements de base, puis qu'ils s'affrontent jusqu'au premier contact, par trois fois.
- Bien, madame."
En chœur, ils démontraient a minima leur capacité à se taire, et à obéir, même à une civile. Des bons hommes que voilà, cette pensée lui arracha un sourire, avant qu'elle n'arrive au niveau de son groupe. En un battement de cils, les groupes furent formés, elle n'avait aucune hésitation quant aux combinaisons à faire. Seule une gamine plus petite que les autres la fit hésiter. Ses mouvements et sa posture laissaient sans le moindre doute percevoir son niveau, mais de là à... Non, il valait mieux d'ores et déjà lui permettre de se frotter à l'un de ces petits cons.
Elle ignora le ricanement de l'adolescent et la promesse qu'il pensait discrète à l'égard de la jeune de lui faire mordre la poussière, avant de reculer d'un pas.
"En position. Et interruption de l'affrontement au premier contact, par trois fois. Je vous observerai."
*En français dans le texte
Frappe vengeresse
Lorsque le regard froid de la femme se posa sur Onyx, celle-ci n'en eut pas grand chose à faire. Loin était le temps où les adultes pouvaient l'impressionner de façon aussi ridicule ; ce genre de choses n'était désormais relégué qu'au rang d'information. Et à cet instant, une information de plus lui avait été accordée. La jeune adolescente écouta attentivement la présentation et les explications sur le fameux Coup de vitesse, observant ensuite la démonstration de la posture de base. Ses sourcils se froncèrent le temps d’une seconde : Narcisse. C’était exactement la même position que Narcisse prenait en combat. La Gryffondor ne fit pas plus de lien, ne souhaitant pas tomber dans des théories foireuses : non, le monde moldu était vaste et elle ne le connaissait pas – ou plus, assez. Surtout quand cela concernait des domaines aussi précis. Mais au moins, telle une éponge, elle s’était déjà imprégnée de cette posture grâce à lui ; la reproduire ici serait bien plus simple.
Tandis que la femme échangeait avec les militaires, la gamine sentit à nouveau des regards insistants se porter sur elle. Elle n’eut pas besoin de tourner la tête pour comprendre qu’il s’agissait une fois de plus des idiots de tout à l’heure. Des murmures pratiquement inaudibles, dont elle ne put entendre que quelques bribes ; "… de sa p'tite gueule qu’elle a été mise là…" "…sait tenir debout…" "plus pour longtemps…", et elle, commençait sérieusement à avoir du mal à se contenir. Ses sortilèges les plus offensifs lui passèrent en tête ; en deux-trois gestuelles rapides ils auraient pu se retrouver étalés au sol. En crachant des limaces peut-être, comme cet abruti de Redose.
Mais non, c’était impossible. Pas là. Ronger son frein et espérer être mise contre l’un d’eux était la seule chose qu’elle pouvait faire. Les duos furent formés les uns après les autres par la femme, et ses prières furent comme entendues ; le garçon qui lui faisait désormais face était l’un d’eux. Alors que le boutonneux ricanait, sans retenir une menace pitoyable, Onyx passait quant à elle déjà en revue les possibilités, l’analysant : il était plus grand, plus lourd donc. Même si ce n’était pas une vérité absolue, elle aurait sans doute l’avantage de la vitesse, peut-être de la souplesse aussi. Mais plus important encore, il la sous-estimait. Peut-être qu'il pourrait être drôle de...
Onyx se mit en position. Le garçon aussi. Et contrairement à lui, elle ne passa pas immédiatement à l’offensive, feintant l’hésitation. Elle esquiva un premier coup de poing, puis un deuxième. Les gestes du garçon avaient beau être bien exécutés et puissants, il était bien trop confiant et stupide. S’ensuivit un coup de pied du boutonneux, qu’elle évita d’un mouvement vif, sur le côté. Sa jambe levée exposa alors le flanc opposé à son bras dominant, offrant à l’adolescente une ouverture toute trouvée pour porter sa première touche : son poing en profita pour foncer dans les côtes du garçon. Un coup volontairement retenu et plus faible que ce qu'il aurait pu être.
- C'était de la chance ! Attends voir !
Elle haussa les épaules. Bien qu'aucune expression n'aurait pu le laisser paraitre, elle se moquait bel et bien de lui. Le garçon se remit en garde ; Onyx fit de même. Prenant en compte que ce demeuré allait sans doute être plus méfiant cette fois-ci, la gamine se prépara à mieux bouger, mais toujours sans prendre l'initiative. Effectivement plus prudent, il s'approcha, mais moins frontalement. La brune recula alors d'un pas, mais lui, décida de casser la distance. Son poing partit et Onyx esquiva à nouveau, cette fois avec un mouvement plus net. Elle sentit pourtant le souffle du coup lui frôler la joue. Décision : changement de rythme. L'offensive passa du côté d'Onyx : son premier coup éclata, avec bien plus de force. Le garçon fut surpris mais réussit à le parer. Exactement ce que la Gryffondor attendait : se servant de la brutalité de l'action, elle pivota sa jambe gauche pour que son pied atterrisse droit à l'arrière du genou du garçon, qui plia sous l’impact, à demi agenouillé.
- Sale p... cracha-t-il doucement, sans conclure son insulte.
Ce n’était pas terminé et le garçon le savait pertinemment. Onyx revint à sa position de départ, et lui, les joues rougies par la colère, se redressa. Si la bientôt cinquième année ne répondit rien, la lueur dans ses yeux ne mentait pas : elle prenait plaisir à le voir dans cet état. Mais les faux semblants n’étaient maintenant plus possibles, et jouer à la fragile ne fonctionnerait plus. Pour le dernier contact, elle n’hésita pas, de la même façon qu’elle ne recula pas. Engageant le combat autant que son corps, les ouvertures furent plus compliquées à provoquer. Son adversaire se défendait bien. Jusqu’à ce qu’il tente une prise. Parfait. Onyx bondit aussitôt, et le plat de son pied vint violemment percuter sa mâchoire.
@Narcisse Brando
Tandis que la femme échangeait avec les militaires, la gamine sentit à nouveau des regards insistants se porter sur elle. Elle n’eut pas besoin de tourner la tête pour comprendre qu’il s’agissait une fois de plus des idiots de tout à l’heure. Des murmures pratiquement inaudibles, dont elle ne put entendre que quelques bribes ; "… de sa p'tite gueule qu’elle a été mise là…" "…sait tenir debout…" "plus pour longtemps…", et elle, commençait sérieusement à avoir du mal à se contenir. Ses sortilèges les plus offensifs lui passèrent en tête ; en deux-trois gestuelles rapides ils auraient pu se retrouver étalés au sol. En crachant des limaces peut-être, comme cet abruti de Redose.
Mais non, c’était impossible. Pas là. Ronger son frein et espérer être mise contre l’un d’eux était la seule chose qu’elle pouvait faire. Les duos furent formés les uns après les autres par la femme, et ses prières furent comme entendues ; le garçon qui lui faisait désormais face était l’un d’eux. Alors que le boutonneux ricanait, sans retenir une menace pitoyable, Onyx passait quant à elle déjà en revue les possibilités, l’analysant : il était plus grand, plus lourd donc. Même si ce n’était pas une vérité absolue, elle aurait sans doute l’avantage de la vitesse, peut-être de la souplesse aussi. Mais plus important encore, il la sous-estimait. Peut-être qu'il pourrait être drôle de...
Onyx se mit en position. Le garçon aussi. Et contrairement à lui, elle ne passa pas immédiatement à l’offensive, feintant l’hésitation. Elle esquiva un premier coup de poing, puis un deuxième. Les gestes du garçon avaient beau être bien exécutés et puissants, il était bien trop confiant et stupide. S’ensuivit un coup de pied du boutonneux, qu’elle évita d’un mouvement vif, sur le côté. Sa jambe levée exposa alors le flanc opposé à son bras dominant, offrant à l’adolescente une ouverture toute trouvée pour porter sa première touche : son poing en profita pour foncer dans les côtes du garçon. Un coup volontairement retenu et plus faible que ce qu'il aurait pu être.
- C'était de la chance ! Attends voir !
Elle haussa les épaules. Bien qu'aucune expression n'aurait pu le laisser paraitre, elle se moquait bel et bien de lui. Le garçon se remit en garde ; Onyx fit de même. Prenant en compte que ce demeuré allait sans doute être plus méfiant cette fois-ci, la gamine se prépara à mieux bouger, mais toujours sans prendre l'initiative. Effectivement plus prudent, il s'approcha, mais moins frontalement. La brune recula alors d'un pas, mais lui, décida de casser la distance. Son poing partit et Onyx esquiva à nouveau, cette fois avec un mouvement plus net. Elle sentit pourtant le souffle du coup lui frôler la joue. Décision : changement de rythme. L'offensive passa du côté d'Onyx : son premier coup éclata, avec bien plus de force. Le garçon fut surpris mais réussit à le parer. Exactement ce que la Gryffondor attendait : se servant de la brutalité de l'action, elle pivota sa jambe gauche pour que son pied atterrisse droit à l'arrière du genou du garçon, qui plia sous l’impact, à demi agenouillé.
- Sale p... cracha-t-il doucement, sans conclure son insulte.
Ce n’était pas terminé et le garçon le savait pertinemment. Onyx revint à sa position de départ, et lui, les joues rougies par la colère, se redressa. Si la bientôt cinquième année ne répondit rien, la lueur dans ses yeux ne mentait pas : elle prenait plaisir à le voir dans cet état. Mais les faux semblants n’étaient maintenant plus possibles, et jouer à la fragile ne fonctionnerait plus. Pour le dernier contact, elle n’hésita pas, de la même façon qu’elle ne recula pas. Engageant le combat autant que son corps, les ouvertures furent plus compliquées à provoquer. Son adversaire se défendait bien. Jusqu’à ce qu’il tente une prise. Parfait. Onyx bondit aussitôt, et le plat de son pied vint violemment percuter sa mâchoire.
@Narcisse Brando
Code couleur : #50001c | Fiche élève | Légionnaire Bellone
6ème année RP (2051-2052) | Joueuse de Quidditch | Arbitre hRP du Club de duel
Frappe vengeresse
Tandis que les participants s'élançaient chacun leur tour, guidés tant bien que mal par les militaires, Honor dispensait les bases de cet art.
"Il n'existe aucune tenue réglementaire au Coup de vitesse. Seules quelques interdictions en compétition. Aucune manche flottante, ni chemise, pas de jean, ni de chaussures ouvertes, aucune protection autre qu'un protège-dent ou une coque. Les gants renforcés sont proscrits, ainsi que les casques."
Elle marchait lentement, d'une démarche assurée et féline, aucun mouvement de lui échappant malgré la démultiplication des duos. Ils bougeaient au ralenti pour elle, et...
Soudainement, un élément attira son regard. Sans que ses yeux ne changent pour autant de comportement, elle cerna en un éclair une jeune femme. 1m70, musculature élancée et puissante, visiblement habituée aux sports explosifs. Elle était vive et équilibrée, avec une démarche assurée, de celles qui témoignent d'une aisance corporelle rare. Quelque chose dans sa posture la troublait, et elle ne mit pas longtemps à mettre le doigt dessus.
"Privilégiez les mouvements rapides et compacts. Ce sport n'est pas un art martial de spectacle, et toue attaque téléphonée offre l'opportunité d'une contre-attaque."
Narcisse. Tous les sens d'Honor se mirent en alerte. Cette gamine ne pouvait être qu'une sorcière, elle aussi. Saloperie. Combien de ces monstres ambulants allaient apprendre son art martial, et devenir ainsi plus dangereux ? Surtout que celle-ci n'avait rien à voir avec les camarades habituels de son fils.
Non, celle-ci était véritablement dangereuse. Elle ne put retenir une ombre de sourire : son portrait craché à son âge. La manœuvre qu'elle avait mis en place -grossière, mais visiblement efficace, en témoignait. Même si Honor aurait certainement choisi un affrontement plus frontal en entraînement, cela témoignait d'une habilité mentale stratégique et posée. Doucement, elle l'observait imposer son jeu, reproduisant inconsciemment les mouvements de son fils, qui lui-même avait imité ceux d'Honor.
C'était un peu comme observer un rejeton bâtard et incomplet de son art. Impossible à manquer. Sauf qu'elle avait rajouté nombre d'éléments inquiétants à cet art. Qui était-elle pour Narcisse ? Elle devrait absolument le découvrir, ce n'était pas une fréquentation pour lui, elle le savait.
"Tout l'art du Coup de vitesse est de savoir profiter des ouvertures. Ecraser les points vitaux de l'adversaire, et..."
Sans que personne ne le réalise, elle s'était approchée de la jeune femme et de son adversaire. Elle avait anticipé le danger, et en un éclair, d'un geste que personne ici ne pouvait voir à temps, elle agrippa l'épaule de l'adolescent.
"... retourner la force de l'adversaire contre lui."
Un moment d'immobilité totale, avant que le jeune décérébré ne se mette à protester qu'il n'avait pas besoin qu'elle interrompe le combat. Un jeune coq méprisable, il ne réalisait même pas qu'il venait d'échapper à plusieurs semaines de convalescence. Le regard d'Honor n'avait pas quitté celui d'Onyx, lorsqu'elle commença à répondre de sa voix grave. Je te vois.
"Caporal, mettez une attelle à ce gamin.
- Oui madame !"
Le jeune boîtait. Si Honor n'était pas intervenue, il aurait été heureux de s'en tirer avec quelques dents survivantes, et une mâchoire fonctionnelle.
D'un geste, elle poussa à reprendre, avant de pivoter doucement face à la brune. Sans se mettre en garde, les mains dans le dos. Un geste du menton, elle l'invitait à attaquer. A mon tour.
"Des coups rapides, et compacts."
"Il n'existe aucune tenue réglementaire au Coup de vitesse. Seules quelques interdictions en compétition. Aucune manche flottante, ni chemise, pas de jean, ni de chaussures ouvertes, aucune protection autre qu'un protège-dent ou une coque. Les gants renforcés sont proscrits, ainsi que les casques."
Elle marchait lentement, d'une démarche assurée et féline, aucun mouvement de lui échappant malgré la démultiplication des duos. Ils bougeaient au ralenti pour elle, et...
Soudainement, un élément attira son regard. Sans que ses yeux ne changent pour autant de comportement, elle cerna en un éclair une jeune femme. 1m70, musculature élancée et puissante, visiblement habituée aux sports explosifs. Elle était vive et équilibrée, avec une démarche assurée, de celles qui témoignent d'une aisance corporelle rare. Quelque chose dans sa posture la troublait, et elle ne mit pas longtemps à mettre le doigt dessus.
"Privilégiez les mouvements rapides et compacts. Ce sport n'est pas un art martial de spectacle, et toue attaque téléphonée offre l'opportunité d'une contre-attaque."
Narcisse. Tous les sens d'Honor se mirent en alerte. Cette gamine ne pouvait être qu'une sorcière, elle aussi. Saloperie. Combien de ces monstres ambulants allaient apprendre son art martial, et devenir ainsi plus dangereux ? Surtout que celle-ci n'avait rien à voir avec les camarades habituels de son fils.
Non, celle-ci était véritablement dangereuse. Elle ne put retenir une ombre de sourire : son portrait craché à son âge. La manœuvre qu'elle avait mis en place -grossière, mais visiblement efficace, en témoignait. Même si Honor aurait certainement choisi un affrontement plus frontal en entraînement, cela témoignait d'une habilité mentale stratégique et posée. Doucement, elle l'observait imposer son jeu, reproduisant inconsciemment les mouvements de son fils, qui lui-même avait imité ceux d'Honor.
C'était un peu comme observer un rejeton bâtard et incomplet de son art. Impossible à manquer. Sauf qu'elle avait rajouté nombre d'éléments inquiétants à cet art. Qui était-elle pour Narcisse ? Elle devrait absolument le découvrir, ce n'était pas une fréquentation pour lui, elle le savait.
"Tout l'art du Coup de vitesse est de savoir profiter des ouvertures. Ecraser les points vitaux de l'adversaire, et..."
Sans que personne ne le réalise, elle s'était approchée de la jeune femme et de son adversaire. Elle avait anticipé le danger, et en un éclair, d'un geste que personne ici ne pouvait voir à temps, elle agrippa l'épaule de l'adolescent.
"... retourner la force de l'adversaire contre lui."
Un moment d'immobilité totale, avant que le jeune décérébré ne se mette à protester qu'il n'avait pas besoin qu'elle interrompe le combat. Un jeune coq méprisable, il ne réalisait même pas qu'il venait d'échapper à plusieurs semaines de convalescence. Le regard d'Honor n'avait pas quitté celui d'Onyx, lorsqu'elle commença à répondre de sa voix grave. Je te vois.
"Caporal, mettez une attelle à ce gamin.
- Oui madame !"
Le jeune boîtait. Si Honor n'était pas intervenue, il aurait été heureux de s'en tirer avec quelques dents survivantes, et une mâchoire fonctionnelle.
D'un geste, elle poussa à reprendre, avant de pivoter doucement face à la brune. Sans se mettre en garde, les mains dans le dos. Un geste du menton, elle l'invitait à attaquer. A mon tour.
"Des coups rapides, et compacts."
