Amalgame
@Maximilian Volts
Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence, alors tais-toi, je t'en prie.
-Inconnu
26 août 2047
17h00
Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence, alors tais-toi, je t'en prie.
-Inconnu
26 août 2047
17h00

Je reviens tout juste de l'hôpital. Ca me fait vraiment bizarre de voir Papa alité. Il était tout pâle mais m'a affirmé que tout allait bien et qu'il se sentait plus en forme depuis son arrivée à Sainte-Mangouste. Je suis sûr qu'il me ment, qu'il cherche à me rassurer, mais j'ai aimé l'entendre. On a eu une grande conversation tout les deux, juste tout les deux. Maman et Elisabeth n'étaient pas là. Il s'est excusé, d'avoir été peu présent et si dur avec moi. Ca représente beaucoup à mes yeux. Il m'a expliqué que tout ce qu'il a fait au cours de sa vie, c'était pour nous: moi, ma soeur, ma mère. Que son unique objectif a toujours été de nous rendre heureux et de nous mettre à l'abri. Il m'a répété que les moldus étaient inférieurs et dangereux, que c'est pour ça que lui et maman ont essayé de m'en tenir éloigné, mais il m'a ensuite affirmé que maintenant je suis grand et que c'est à moi de faire mes choix. Il a ajouté que ce serait par contre à moi d'en assumer les conséquences, si mes choix sont les mauvais. C'est d'après lui logique que si je m'attire des ennuis à cause de choix auxquels ils étaient opposés, lui et maman, ce soit à moi de les assumer. Je suis plutôt d'accord, même si ça me fait peur qu'il pense que j'ai grandi à ce point. Je n'ai que quatorze ans.
Ca me travaille un peu, tout cela. Avec du recul, on dirait un discours d'adieu. Il n'est pourtant pas sensé partir tout de suite. Il m'a même donné la médaille. Elle est dans la famille Clifford depuis six générations. Mon grand-père, Richard Clifford n'ayant eu que deux filles, l'avait confiée à mon père qu'il considérait comme son fils adoptif. La médaille est sensé être une preuve pour l'héritier qu'il vient d'être accepté dans la famille. Je ne pensais jamais l'obtenir, puisque ma mère dit que je suis une honte pour cette même famille. Alors, quand Papa me l'a tendue, j'ai cru qu'il s'agissait d'une autre, d'un cadeau bien plus banal. Mais non, impossible de se tromper, le serpent et le C majuscule gravés dans l'or ne mentent pas, il s'agit bien du bijou familial. Alors, je porte maintenant à mon cou l'héritage Clifford et tout ce qu'il implique: "Nobilitatem, Excellentia & Puritate Sanguinis", comme indiqué en dessous du serpent. Je suis très mitigé concernant cet honneur qui m'a été fait. Bien sûr dans un premier temps, je suis très fier que mon père m'ait trouvé digne de porter cette médaille. Ca prouve que je ne l'ai pas tant déçu que ce que je m'imaginais. Mais, je me sens étrangement coupable. J'ai accepté le présent alors qu'en ce moment même j'attends la lettre de Lumah, qui est une sans-statut. C'est un peu comme ci j'acceptais un bon d'achat pour la boucherie alors qu'admettons je suis végétarien. Ca n'a aucun sens. J'aimerais que Lumah soit né-sorcière, ça faciliterait tout. Même sang-mêlée à la limite, je m'en moque. Mais pourquoi a-t-il fallu que les parents de mon soleil soient de vulgaires moldus? C'est injuste.
Inconsciemment, je m'approche de la fontaine et de sa statue. Ce monument à la gloire des sorciers me fascine. Je suis admiratif devant cet homme de pierre. Lui seul parvient à me rappeler à quel point être sorcier être un privilège. Lorsque je suis devant lui, l'idée que j'aurais pu naître moldu ou sang-de-bourbe me révulse. C'est aussi ici que je me rend compte d'à quel point mes sentiments sont confus. J'estime et j'aime Lumah, plus que tout. Je pourrais décrocher la lune pour pouvoir rester à ses côtés pour l'éternité. D'ailleurs, lorsque je suis à ses côté, je ne pense plus du tout aux statuts de sang, seulement à elle et moi. Pourtant après deux mois en compagnie de mes parents, voilà que ces histoires de pureté de sang me reviennent en tête. Je ne sais pas, je ne sais plus. Mon cerveau fait du cas par cas. J'arrive à apprécier certains sans-statut mais lorsque je pense à leur race des tonnes de pensées négatives me viennent en tête. Le poids de tout ce qu'on m'a appris pendant toutes ces années je suppose. Cependant, lorsque je vois cet homme taillé dans la pierre, je me dis que moi aussi, je voudrais être ainsi aimé par tout les sorciers, être une source de fierté, même des décennies après ma mort. Je veux lui ressembler, rester droit, fier, et savoir brandir ma baguette face à l'adversité.
Je suis perdu entre ce que je veux et ce en quoi je crois. Les deux ne sont pas compatibles. Je serre dans mon poing le médaillon pendu à mon cou tout en pensant à ce que j'écrirais à Lumah dans la prochaine lettre et à ce que je lui dirais lorsqu'on se reverra à la rentrée. Cet amalgame me perturbe. Je continue à fixer l'ancêtre Malefoy en réfléchissant.
C'est loin d'être mon meilleur écrit mais j'espère qu'il sera tout de même une bonne base pour notre rp!
Pour résumer la situation, Antonn est debout devant la fontaine et regarde la statue l'air perdu.
Dernière modification par Antonn Clifford le 27 févr. 2023, 22:41, modifié 1 fois.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
Couleur de dialogue #134f5c
Amalgame
Il n'y a pas eu de séjour au manoir familial, cette année. Père n'a pas voulu me donner d'explication. J'ai seulement compris qu'il s'était passé quelque chose qui ne lui a pas plu, et qu'il ne voulait pas aller retrouver les autres Volts à Munich. Je n'ai pas cherché à en savoir plus : je n'avais pas revu Père depuis le mois de janvier, et je l'ai trouvé différent. En bien ou en mal, je ne saurais pas le dire. J'essaye de ne pas le contrarier : l'année a été difficile, et je n'ai pas envie que ces vacances le soient aussi. Alors, je fais profil bas, et quitte notre demeure dès que je le peux. En vérité, même si je n'avais pas ce souhait de ne pas l'agacer, je n'aurais pas la moindre envie de rester dans ma chambre. Mon nom est peut-être gravé sur la porte, mais je ne parviens pas à m'y sentir sentir chez moi. Tout semble incompatible avec ma personnalité et mes goûts. Je n'ai jamais demandé ce grand lit au cadre sculpté, ni l'immense lustre qui pend au plafond. Je ne veux rien d'autre qu'une vie banale, dans une famille qui ne ressent pas le besoin de graver ses armoiries sur tous les objets qu'elle aperçoit. Je n'ai même pas osé déballer les cartons contenant mes affaires. Le courage est censé être la principale caractéristique des Gryffondor. Pourtant, il m'abandonne dès que je pense à la réaction de Père si je mettais en évidence mes posters à l'effigie de groupes de musiciens moldus.
Malgré tous mes efforts pour détester cette ville, je ne peux pas m'empêcher de la trouver agréable à parcourir. Ainsi, c'est dans les rues de Godric's Hollow que je fais mon footing quotidien. Peut-on imaginer meilleure façon de se vider l'esprit ? Comment pourrais-je penser à ma peur de décevoir Père ? Seule la douleur qui enfle peu à peu dans mes poumons occupe mon esprit. Courir me donne une sensation de liberté totale que je ne parviens pas à trouver autrement. Malheureusement, elle est éphémère et, à l'instant où je m'arrête près de la place Armand Malefoy, tous mes soucis me retombent dessus. Tentant de ralentir mon rythme cardiaque je marche lentement vers la statue, où se trouve déjà l'un des habitants du quartier. Une idée me vient à l'esprit, et j'hésite à la repousser. Puisque je ne peux pas dire ce que je pense devant Père, pourquoi n'irais-je pas provoquer quelqu'un d'autre ? Je me dirige vers Clifford en observant avec dégoût la statue qu'il fixe. Je ne m'habituerai jamais au fait qu'un tel monument se trouve si près de ma maison. Est-il possible de parler d'un monument pour désigner une statue aussi répugnante ? Comment son constructeur a-t-il pu avoir l'idée de construire une fontaine représentant la gloire des sorciers ? Nous ne sommes pas si différents que les Moldus, et ils ne sont en aucun point inférieurs à nous.
Ayant repris mon souffle, et étant de nouveau capable de prononcer une phrase complète sans tousser, j'apostrophe le Serpentard.
"On peut difficilement faire une statue plus ridicule, n'est-ce pas, Clifford ?"
Malgré tous mes efforts pour détester cette ville, je ne peux pas m'empêcher de la trouver agréable à parcourir. Ainsi, c'est dans les rues de Godric's Hollow que je fais mon footing quotidien. Peut-on imaginer meilleure façon de se vider l'esprit ? Comment pourrais-je penser à ma peur de décevoir Père ? Seule la douleur qui enfle peu à peu dans mes poumons occupe mon esprit. Courir me donne une sensation de liberté totale que je ne parviens pas à trouver autrement. Malheureusement, elle est éphémère et, à l'instant où je m'arrête près de la place Armand Malefoy, tous mes soucis me retombent dessus. Tentant de ralentir mon rythme cardiaque je marche lentement vers la statue, où se trouve déjà l'un des habitants du quartier. Une idée me vient à l'esprit, et j'hésite à la repousser. Puisque je ne peux pas dire ce que je pense devant Père, pourquoi n'irais-je pas provoquer quelqu'un d'autre ? Je me dirige vers Clifford en observant avec dégoût la statue qu'il fixe. Je ne m'habituerai jamais au fait qu'un tel monument se trouve si près de ma maison. Est-il possible de parler d'un monument pour désigner une statue aussi répugnante ? Comment son constructeur a-t-il pu avoir l'idée de construire une fontaine représentant la gloire des sorciers ? Nous ne sommes pas si différents que les Moldus, et ils ne sont en aucun point inférieurs à nous.
Ayant repris mon souffle, et étant de nouveau capable de prononcer une phrase complète sans tousser, j'apostrophe le Serpentard.
"On peut difficilement faire une statue plus ridicule, n'est-ce pas, Clifford ?"
#666666 | #MMG
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
Amalgame
@Maximilian Volts
La fierté est une armure de verre, fragile.
-INCONNU
La fierté est une armure de verre, fragile.
-INCONNU
Je suis interrompu dans ma contemplation par un parasite des plus dérangeant. Maximilian Volts. Ce clown est de ma promotion, à Poudlard. Il ne devrait pas être ici. Ce type est complètement amoureux des moldus, et manque cruellement de respect aux sorciers. Comment quelqu'un de sang-pur peut-il tomber si bas? Et encore, s'il n'adorait que les nés-moldus, je pourrais comprendre, après tout nous en fréquentons tout les jours. Mais lui fait partie du genre de personnes qui pensent que nous sommes égaux aux moldus, quelle idiotie. Je ricane en songeant que lui doit être la honte de sa famille, bien plus que je ne le serais jamais. Car si je tolère et apprécie certains nés-moldus, je ne vais pas jusqu'à aduler de ridicules groupes de musique de la race de leurs parents. J'ai entendu dire qu'il en avait de ridicules posters dans son dortoir, à Gryffondor. Je n'en ai pas la preuve bien sûr mais ça ne m'étonnerait pas, je visualise sans peine cette abominable décoration. Quel manque de goût.
L'entendre ainsi dénigrer la statue de l'ancêtre Malefoy m'agace fortement. Comment ose-t-il? Si il n'est pas content de ce que cette ville a a offrir, pourquoi ne part-il pas tout simplement? Il doit bien avoir de la famille ailleurs, alors que fait-il encore ici? «Ridicule», ce mot le qualifie bien d'avantage que le monument s'il veut vraiment mon avis. Voir des gens si ingrats me met hors de moi. Si des héros n'avaient pas œuvrés à nous éloigner des moldus et à nous protéger, peut-être que ces derniers tenteraient encore de nous mettre sur le bûcher aujourd'hui. Si ça ne tenait qu'à moi, je me serais emporté, mais aujourd'hui Papa m'a fait l'honneur de devenir un membre à part entière du clan Clifford, je dois donc m'en montrer digne. Cela implique d'être un minimum mature je suppose. Il me paraît évident que ce vulgaire Gryffondor cherche à me provoquer, je ne compte pas me laisser faire. Je peins un sourire forcé sur mon visage avant de lui répondre.
-Tiens donc, Volts, quel... plaisir de te croiser ici.
C'est faux, en réalité il me dérange. J'avais besoin de réfléchir à propos de ma famille, de Lumah, et de la société sorcière dans laquelle je vis et ce lieu était parfait pour ça avant qu'il n'arrive et insulte la source de ma fascination.
- Je ne suis malheureusement pas de ton avis. L'homme représenté par cette statue est une source d'admiration et de respect pour moi. C'est grâce à lui que nous pouvons aujourd'hui vivre dans une société sorcière épanouie, telle que nous la connaissons. Je ne comprends donc pas où est-ce que tu y vois quelque chose de ridicule.
Je me suis exprimé calmement. Sans perdre mon sang-froid. En articulant bien chacun de mes mots. Papa serait fier, et je veux qu'il me voit être quelqu'un dont il peut être fier avant qu'il ne parte. Je défie Maximilian du regard, ne baissant pas mes yeux lorsqu'ils rencontrent les siens. Je suis malgré moi curieux d'entendre sa réponse. En dehors de la simple provocation, je ne vois pas ce que l'on peut trouver de ridicule dans cette statue. Elle est pour nous une source de fierté, une trace de notre histoire, comme le sont tout nos monuments un peu partout dans le monde. Si elle l'est, en quoi les autres ne le sont pas? De plus, si je prend sa phrase au sens littéral, je suis persuadé qu'il existe bien plus ridicule en terme de statue.
Voilà qui confirme mon analyse: Volts est vraiment un imbécile en pleine crise d'adolescence. Il se cherchait une cause et voilà qu'il s'est retrouvé à défendre celle des moldus. Triste histoire si vous voulez mon avis. Ca me ferait presque de la peine. J'espère ne pas perdre trop de temps avec lui. Qui sait, peut-être la lettre de Lumah est arrivée! Je ne voudrais pas que ma mère tombe dessus, mon soleil n'est pas vraiment en odeur de sainteté chez moi. D'ailleurs, je crois qu'ils la pensent sortie de ma vie. Dommage pour eux, c'est loin d'être le cas. J'aimerais leur en parler, pour sortir de ces mensonges quotidiens mais je ne veux pas faire de peine à Papa, pas maintenant. Un instant, j'envie Maximilian. Ses parents sont sans doute moins extrêmes que les miens puisqu'il peut vivre son amour des moldus sans avoir à se cacher. C'est tellement injuste.
Bruh j'ai eu un peu de mal à écrire ce post, j'ai des difficultés à cerner Antonn en ce moment. J'espère que ça ne se voit pas trop et que mon texte n'a pas l'air trop répétitif.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
Couleur de dialogue #134f5c
Amalgame
Je ne peux m'empêcher d'être déçu par la réaction calme de Clifford : j'attendais plus de stupidité de sa part. J'ai entendu dire qu'il avait organisé une sorte de réunion anti-moldus, il y a quelques années. Quelle honte ! J'espère ne jamais avoir sympathisé avec l'un des élèves s'y étant rendu. Je peux comprendre qu'ils aient pu être effrayés : c'était une sombre époque. Mais est-ce une raison pour en vouloir à des individus qui sont en tous points semblables à eux, si l'on oublie quelques capacités magiques ?
« Le plaisir n'est pas partagé ! Mais ça ne devrait pas m'étonner de te voir ici : quelqu'un comme toi ne pourrait pas supporter de vivre parmi des moldus. »
J'observe quelques instants l'objet de sa fascination. Cette statue est pour moi l'opposé d'un modèle. Même si je me suis peu à peu habitué à l'idée de ne pas pouvoir faire disparaître la magie qui se trouve en moi, je ferai tout pour ne pas devenir comme ce Malefoy. Cette fierté qu'il expose à tout spectateur me rappelle trop celle de Grand-père Eugen pour que je puisse y voir une source d'admiration. Je préfère me démarquer par mes actions, plutôt que par un statut de sang que je n'ai pas choisi.
« Ce qui est ridicule dans cette statue, c'est la fierté qu'il a l'air d'avoir à l'idée d'être sorcier. Je ne vois pas en quoi ça le rend supérieur aux moldus. »
Est-il véritablement en train de me défier du regard ? Heureusement, on m'a appris qu'un Volts ne baisse jamais les yeux. Jamais. Et il s'agit de l'un des seuls enseignements que j'ai retenu.
J'ai l'étrange impression d'être chanceux, quand je me retrouve face à des gens de mon âge comme Clifford. Si je n'avais pas eu un grand-frère comme Peter, j'aurais peut-être cru aux idioties que mes grands-parents tentaient de m'apprendre. Je n'ai pas échappé aux leçons destinées à m'inculquer toutes les manières aristocratiques, ni à celles qui m'expliquaient que tout individu ayant du sang moldu dans les veines ne mérite pas mon respect ; mais Peter m'a permis d'avoir un avis différent sur cette question, et je lui en serai éternellement reconnaissant.
« Tu trouves vraiment que notre société est épanouie ? Où étais-tu quand le Poudlard Express a été attaqué ? Tu étais trop occupé à harceler quelques nés-moldus ? »
Je ne sais absolument pas si Clifford a un jour eu ce genre de comportement odieux envers des sans-statut, mais ma colère parle à ma place. Après avoir dû supporter pendant un mois les remarques insultantes de Père et de Jacob, sans avoir l'occasion de répliquer, je me sens sur le point d'exploser. Une bombe à retardement : voilà ce que je suis selon mon jumeau. Il pourrait choisir une centaine d'autres sujets pour me provoquer, mais il préfère choisir celui contre lequel je n'ai pas de réplique à proposer : ma colère. Tous les Sang-Pur se comportent-ils de la même manière que mon frère ?
« Le plaisir n'est pas partagé ! Mais ça ne devrait pas m'étonner de te voir ici : quelqu'un comme toi ne pourrait pas supporter de vivre parmi des moldus. »
J'observe quelques instants l'objet de sa fascination. Cette statue est pour moi l'opposé d'un modèle. Même si je me suis peu à peu habitué à l'idée de ne pas pouvoir faire disparaître la magie qui se trouve en moi, je ferai tout pour ne pas devenir comme ce Malefoy. Cette fierté qu'il expose à tout spectateur me rappelle trop celle de Grand-père Eugen pour que je puisse y voir une source d'admiration. Je préfère me démarquer par mes actions, plutôt que par un statut de sang que je n'ai pas choisi.
« Ce qui est ridicule dans cette statue, c'est la fierté qu'il a l'air d'avoir à l'idée d'être sorcier. Je ne vois pas en quoi ça le rend supérieur aux moldus. »
Est-il véritablement en train de me défier du regard ? Heureusement, on m'a appris qu'un Volts ne baisse jamais les yeux. Jamais. Et il s'agit de l'un des seuls enseignements que j'ai retenu.
J'ai l'étrange impression d'être chanceux, quand je me retrouve face à des gens de mon âge comme Clifford. Si je n'avais pas eu un grand-frère comme Peter, j'aurais peut-être cru aux idioties que mes grands-parents tentaient de m'apprendre. Je n'ai pas échappé aux leçons destinées à m'inculquer toutes les manières aristocratiques, ni à celles qui m'expliquaient que tout individu ayant du sang moldu dans les veines ne mérite pas mon respect ; mais Peter m'a permis d'avoir un avis différent sur cette question, et je lui en serai éternellement reconnaissant.
« Tu trouves vraiment que notre société est épanouie ? Où étais-tu quand le Poudlard Express a été attaqué ? Tu étais trop occupé à harceler quelques nés-moldus ? »
Je ne sais absolument pas si Clifford a un jour eu ce genre de comportement odieux envers des sans-statut, mais ma colère parle à ma place. Après avoir dû supporter pendant un mois les remarques insultantes de Père et de Jacob, sans avoir l'occasion de répliquer, je me sens sur le point d'exploser. Une bombe à retardement : voilà ce que je suis selon mon jumeau. Il pourrait choisir une centaine d'autres sujets pour me provoquer, mais il préfère choisir celui contre lequel je n'ai pas de réplique à proposer : ma colère. Tous les Sang-Pur se comportent-ils de la même manière que mon frère ?
Désolé, mon texte est un peu brouillon...
#666666 | #MMG
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
Amalgame
@Maximilian Volts
Une seule certitude suffit à celui qui cherche.
-Albert Camus
Une seule certitude suffit à celui qui cherche.
-Albert Camus
Comment ose-t-il dire que le plaisir n'est pas partagé? Il n'a vraiment aucune manière, c'est scandaleux. Moi non plus je ne suis pas particulièrement satisfait de le voir ici, mais enfin, ne lui a-t-on donc jamais appris que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire? Enfin, je ne relève pas puisqu'il dit vrai. Je n'aurais pas supporté de vivre plus longtemps au milieu de moldus. A Londres ces derniers étaient complètement incivilisés et bruyants, notre déménagement à la Citadelle m'avait été agréable. Cependant, à l'entendre, on dirait que c'est parce que je suis un hautain personnage que je ne supportais pas leur présence. C'est totalement faux, ils ont seulement des codes sociaux et un savoir-vivre inférieurs aux nôtres qui rendaient leur présence désagréable. Si ils avaient été aussi éduqués que nous je n'aurais pas vu de mal à vivre près d'eux. D'ailleurs tout le problème réside dans leur manque d'éducation, ils ne savent pas rester à leur place.
Si je ne relève pas cette première intervention, la seconde fait siffler mes oreilles, il est vraiment bête. Un instant je me dis qu'il ne peut que le faire exprès. Impossible d'avoir une capacité de réflexion si faible. Mais en entendant la suite de ses paroles, je vois vraiment rouge. Un vulgaire harceleur de nés-moldus, c'est vraiment ainsi que me voient les autres élèves de Poudlard? Lumah aussi me perçoit ainsi? Je ne peux supporter cette idée. Tout comme je ne peux supporter plus longtemps cet idiot. Je m'efforce de ne pas hausser le ton, ce qui serait un signe de faiblesse et sans baisser le ton j'entreprend de répondre à toutes ces insinuations, les unes après les autres. Ma voix est agacée, je ne peux m'en empêcher. Il soulève trop de points problématiques.
- Réfléchis cinq minutes Volts, enfin si tu en es capable. Il y a des tonnes de raisons d'être fier de son sang sorcier. Mais je n'en citerais qu'une pour que ton cerveau ne surchauffe pas. Nous savons faire des tonnes de choses que les moldus ne sauront jamais faire, même avec tout les efforts et la bonne volonté du monde, ils en resteront incapables. La magie est un don du ciel, et le ciel ne récompense pas n'importe qui. D'ailleurs l'inverse n'est pas vrai, concernant les moldus. Tout ce que eux sont capables de faire, on le peut également. Voilà bien la preuve que nous sommes supérieurs. Ce n'est pas méchant, juste un fait. Alors, oui, je pense qu'on peut être fier de notre sang sorcier. En tout cas moi je suis reconnaissant d'être né dans une famille à laquelle le ciel attribue cette magnifique faculté génération après génération. Pas un seul Cracmol, c'est bien la preuve que nous sommes dignes de ce privilège. Et tu ne me feras pas changer d'avis.
J'espère que je me suis bien exprimé. Même si je suis fortement contrarié par ses propos, j'aimerais réussir à lui ouvrir les yeux. Vouer un culte aux moldus ne sert à rien, scientifiquement nous sommes meilleurs qu'eux, c'est tout. C'est presque comme si on disait que les moldus et les singes sont de la même espèce, c'est totalement tiré par les cheveux, leurs capacités ne sont pas du tout les mêmes bien qu'il y ait des similitudes. Penser l'inverse c'est se mentir à soi-même. Cependant je n'oublie pas ses derniers mots tranchants, je n'en ai pas fini avec lui. Je reprends la parole d'un ton légèrement plus agressive, ayant toujours mes yeux rivés sur les siens.
-Pour ta gouverne, sache que je ne harcèle plus de nés-moldus depuis bien longtemps. La plupart ne valent pas la peine que je leur accorde la moindre seconde de mon temps. Pour les autres, tu apprendras que je ne suis pas si borné que j'en ai visiblement l'air, je pense que certains d'entre eux ont mérité le don qui leur a été accordé et sont très talentueux. Je pense que si ils sont patients et qu'ils s'adaptent bien à notre monde, ils pourront devenir de grands sorciers et à leur tour faire honneur à notre société. Il faut juste qu'ils apprennent à se détacher de cet autre monde qui les entrave. Enfin bon, le second cas est tout de même bien plus rare. Ah et aussi, j'aimerais ajouter, cracher sur notre société ne la changera pas. D'ailleurs tu es bien mal placé pour en parler, toi qui vit ici, dans cette ville protégée et qui est de sang-pur, tu es l'exemple type du produit de notre monde, exactement comme moi. Que tu le veuilles ou non.
Je poursuis sur ma lancée, un peu insatisfait par mes paroles. J'aurais aimé le formuler autrement, mais ce qui est dit est dit.
- D'ailleurs je te trouve bien ingrat. Certes le monde n'est pas parfait, il ne le sera jamais. Mais nos dirigeants font de leur mieux pour garantir notre sécurité et pour nous construire un avenir correct. Je trouve dur avec eux, j'aimerais bien t'y voir. A part tout reprocher à la Terre entière, tu fais quoi concrètement pour changer les choses, Monsieur le justicier?
Il m'énerve vraiment. Je sais, je m'étais promis de ne plus me lancer dans des débats stériles, mais je ne peux laisser passer ces insolences de sa part. Moi qui pensais douter à propos de mes opinions, les exprimer ainsi me permet d'y voir plus clair.
Je prends beaucoup de plaisir à écrire avec toi!
Antonn et moi sommes assez confus sur ses opinions politiques/sociales exactes, il est au fond plein de doutes derrière son assurance sur la pureté de sang, j'espère que ça ne se ressent pas trop dans son discours et qu'il ne paraît pas incohérent.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
Couleur de dialogue #134f5c
Amalgame
Je sens mon sang bouillir dans mes veines. Est-il réellement en train d'insinuer que je suis trop stupide pour comprendre ses paroles ? Je lui adresse un regard noir. Et après ça, il ose se croire mieux éduqué que moi ? S'il était véritablement poli, Clifford n'aurait jamais eu ce genre de propos.
« Va te faire cuire une bouse de dragon, Clifford ! Je suis au moins aussi intelligent que toi. »
Un "don du ciel" ? Pour ma part, j'aurais plutôt utilisé le terme "malédiction" pour décrire la magie, mais je suppose que chacun a une vision différente de notre situation. Toujours est-il que les paroles du Serpentant me paraissent honteuses, en plus d'être terriblement choquantes.
« Tu devrais aller en cours d'études des moldus, de temps en temps. Ça rabaisserait ton ego qui m'a l'air un peu trop surdimensionné... Sais-tu que les moldus ont des connaissances que les sorciers ne sauraient même pas imaginer ? Est-ce que tu as la moindre idée de comment fonctionne un téléphone portable, par exemple ? Est-ce que tu as déjà écouté la musique qu'ils sont capables de produire ? Tu devrais aller écouter un album de Metallica, ça te ferait changer d'avis sur les moldus. Donc non, nous ne sommes pas supérieurs à eux. »
Pourquoi se sent-il obligé d'ajouter d'autres raisonnements absurdes ? Je lève les yeux au ciel. Ses paroles au sujet des Cracmols m'agacent. Cela fait plusieurs années que je vois Antony subir les moqueries de Père à cause de son statut, et je déteste le silence que je m'impose face à lui : je meurs d'envie de lui dire qu'il se comporte comme un troll sans cervelle.
« Wow, ta famille a vraiment l'air d'avoir un sang extrêmement pur, félicitations ! » dis-je ironiquement.
Je ricane. Ses propos me paraissent si dépourvus de sens que j'ai des difficultés à croire qu'il les pense vraiment.
« Est-ce que les nés-moldus en question savent ce que tu penses de leurs parents ? Est-ce qu'ils savent que, selon toi, ils sont obligés de renier une grande partie de leur vie pour devenir tes égaux ? J'en doute, sinon, ils ne voudraient probablement pas t'adresser la parole. »
En tout cas, c'est ce que je ferais si j'étais à leur place. Pourquoi rester auprès de quelqu'un qui me méprise ?
« Tout le monde n'a pas la chance d'avoir une vie parfaite comme la tienne, Clifford. Tes parents sont peut-être plus sympathiques que les miens, et acceptent que tu ailles où tu veux, mais ce n'est pas mon cas. Si j'avais le choix, tu peux être sûr que je ne serais pas ici. Je n'ai pas besoin d'être protégé contre les moldus. »
Je ne cache même plus le mépris que ses paroles m'inspirent. Répugnant : tel est le mot qui les qualifient le mieux à mes yeux.
« Le monde n'est pas parfait, mais il ferait déjà un grand pas en avant si l'on cessait de juger les individus en fonction de leur sang. Je ne prétends pas que je ferais un meilleur dirigeant ; je ne vois pas pourquoi je m'ennuyerais à m'asseoir derrière un bureau pour parler de politique. Mais si j'étais au pouvoir, je n'aurais jamais parlé de sang "pur", parce qu'aucun sang ne l'est. Et tu n'arriveras jamais à trouver d'arguments pour me prouver le contraire. »
« Va te faire cuire une bouse de dragon, Clifford ! Je suis au moins aussi intelligent que toi. »
Un "don du ciel" ? Pour ma part, j'aurais plutôt utilisé le terme "malédiction" pour décrire la magie, mais je suppose que chacun a une vision différente de notre situation. Toujours est-il que les paroles du Serpentant me paraissent honteuses, en plus d'être terriblement choquantes.
« Tu devrais aller en cours d'études des moldus, de temps en temps. Ça rabaisserait ton ego qui m'a l'air un peu trop surdimensionné... Sais-tu que les moldus ont des connaissances que les sorciers ne sauraient même pas imaginer ? Est-ce que tu as la moindre idée de comment fonctionne un téléphone portable, par exemple ? Est-ce que tu as déjà écouté la musique qu'ils sont capables de produire ? Tu devrais aller écouter un album de Metallica, ça te ferait changer d'avis sur les moldus. Donc non, nous ne sommes pas supérieurs à eux. »
Pourquoi se sent-il obligé d'ajouter d'autres raisonnements absurdes ? Je lève les yeux au ciel. Ses paroles au sujet des Cracmols m'agacent. Cela fait plusieurs années que je vois Antony subir les moqueries de Père à cause de son statut, et je déteste le silence que je m'impose face à lui : je meurs d'envie de lui dire qu'il se comporte comme un troll sans cervelle.
« Wow, ta famille a vraiment l'air d'avoir un sang extrêmement pur, félicitations ! » dis-je ironiquement.
Je ricane. Ses propos me paraissent si dépourvus de sens que j'ai des difficultés à croire qu'il les pense vraiment.
« Est-ce que les nés-moldus en question savent ce que tu penses de leurs parents ? Est-ce qu'ils savent que, selon toi, ils sont obligés de renier une grande partie de leur vie pour devenir tes égaux ? J'en doute, sinon, ils ne voudraient probablement pas t'adresser la parole. »
En tout cas, c'est ce que je ferais si j'étais à leur place. Pourquoi rester auprès de quelqu'un qui me méprise ?
« Tout le monde n'a pas la chance d'avoir une vie parfaite comme la tienne, Clifford. Tes parents sont peut-être plus sympathiques que les miens, et acceptent que tu ailles où tu veux, mais ce n'est pas mon cas. Si j'avais le choix, tu peux être sûr que je ne serais pas ici. Je n'ai pas besoin d'être protégé contre les moldus. »
Je ne cache même plus le mépris que ses paroles m'inspirent. Répugnant : tel est le mot qui les qualifient le mieux à mes yeux.
« Le monde n'est pas parfait, mais il ferait déjà un grand pas en avant si l'on cessait de juger les individus en fonction de leur sang. Je ne prétends pas que je ferais un meilleur dirigeant ; je ne vois pas pourquoi je m'ennuyerais à m'asseoir derrière un bureau pour parler de politique. Mais si j'étais au pouvoir, je n'aurais jamais parlé de sang "pur", parce qu'aucun sang ne l'est. Et tu n'arriveras jamais à trouver d'arguments pour me prouver le contraire. »
De même !
#666666 | #MMG
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
Amalgame
@Maximilian Volts
I got lost in the darkness of my mind.
-Anonyme
I got lost in the darkness of my mind.
-Anonyme
Aussi intelligent? J'en doute. Il suffit de voir la piètre qualité de ses réflexions pour se rendre compte que son potentiel actuel n'est pas bien élevé. Si on prend les paris, je jurerais qu'il se rapproche de celui de la palourde. Mais peut-être suis-je trop généreux? Enfin bon, toujours est-il que oui, je me sens supérieur à lui. Ce qui n'est pas compliqué, vous me l'accorderez. Je sens que son ton commence à monter et cela m'ennuie profondément. Nous sommes sur une place publique, je n'ai pas envie de faire une scène. Et surtout j'aimerais ne pas être associé à lui. Qu'il garde sa vulgarité, je préfère préserver ma dignité.
Malgré mon mépris, je prends soin d'écouter tout ce qu'il me dit. On ne peut débattre convenablement si on refuse d'entendre les arguments de son adversaire. Mais sommes-nous encore dans un débat réglementaire? J'en doute. En un sens il a raison. Je n'ai jamais mis les pieds en étude des moldus. Pour être sincère, j'ai même choisi ma filière en prenant cette donnée en compte, pour être sûr de ne pas avoir à le faire. Je considère ne pas avoir de temps à perdre là-bas. En l'écoutant je me rend compte qu'il m'a assez mal compris. En effet, certaines de leurs sciences sont très évoluées. Je ne le nie pas. Mais si nous le voulions, que nous y passions du temps, nous serions capables de faire exactement la même chose. Nous avons les aptitudes pour le faire. Seulement ce n'est pas le centre de nos préoccupations. La preuve en est que les élèves nés-moldus maîtrisent ces technologies et ont reçu le don. Cela montre bien que nous les sorciers sommes capables d'allier les deux domaines de compétences si nous le voulons, ce que les moldus ne peuvent pas faire. De plus cet imbécile a choisi de vraiment très mauvais exemples en parlant de la musique, je trouve celle des moldus particulièrement désagréable. Bien trop agressive pour moi, trop retravaillée. Rien ne vaut le son brut d'un instrument traditionnel. Sans tous ces abominables effets de son.
Je ne relève pas son commentaire sur ma famille bien que je perçoive aisément l'ironie présente dans son ton. Je suis fier des origines de ma famille, on m'a appris à l'être. Un simple commentaire un peu aigri ne suffira pas à me faire changer d'avis. En effet ma famille a un sang extrêmement pur comme il l'a si bien dit. Certains pâlirait sans doute de jalousie en voyant notre arbre généalogique.
Cependant, c'est moi qui pâlit lorsqu'il parle de vie parfaite et de parents sympathiques. J'ai d'un coup tellement mal au coeur que ma tête se met à tourner. Oh, oui, une vie parfaite. C'est vrai que la mienne est idyllique. Qui ne rêverait pas d'aimer quelqu'un qu'il n'a en théorie même pas le droit d'approcher, d'avoir une mère complétement folle au point de lui brûler l'avant-bras en guise d'avertissement et un père aux portes de la mort. C'est vrai que je suis bien ingrat de ne pas prendre conscience d'à quel point ma vie est parfaite. Volts vit sûrement bien pire chez lui, pour qui est-ce que je me prend à me plaindre? Je serre les poings, me concentrant pour ne pas exploser. Je n'entends même pas les derniers mots que prononce Maximilian.
Je suis aveuglé par ma colère. Moi qui tente depuis le début de la conversation de rester calme, je commence à voir rouge. Soudain, comme chaque fois que la situation m'échappe. Je la sens derrière moi. Encore une apparition. Je sais que Volts ne peut pas la voir alors je m'efforce de ne pas me retourner. Mais je commence à paniquer lorsqu'elle se met encore une fois à me parler, faisant ressortir tout ce qu'il y a de pire en moi, comme d'habitude. Cette ombre est comme le diable sur mon épaule, mais alors, où est passé l'ange.
-Il te ffffait du mal pas vrai? Cetttt idiot ne sait pas mesurer l'impact de ssses mots. Tu ne vas tout de même pas ressster sans rien faire, Antonn. Je t'ai connu plus combatiffff. Toi aussi ffait lui du mal, inffflige lui la même souffrance.
Je crie.
-Non!
Je ne veux pas, je ne veux pas, je ne veux pas. J'ai si mal, personne ne mérite de ressentir ça. Je ne veux pas que quelqu'un d'autre ressente ça. Même Maximilian. Pourquoi l'Ombre cherche-t-elle à me pousser au mal? Je ne suis pas une mauvaise personne. Pas vrai? Pitié faites que je ne sois pas une mauvaise personne. Un éclair de panique passe rapidement dans mes yeux, qui sont toujours fixés sur ceux de Maximilian. Malgré tout ce qui tourbillonne dans ma tête et en dehors, je n'ai pas baissé le regard. Je fais de mon mieux pour me ressaisir au plus vite, cachant cette éclair au plus profond de moi. Reconstruisant mon masque tout en priant que Volts n'ait pas eu le temps d'entre-apercevoir ma confusion. Je serre les dents.
-Tais-toi Volts, tu ne sais pas de quoi tu parles, alors je t'en prie tais-toi. Tout ce que tu as dit depuis tout à l'heure, je ne suis pas d'accord. D'ailleurs je ne sais pas pourquoi on parle ensemble, on a rien en commun tous les deux. Je n'aime pas les moldus, ils te fascinent, tu sais quoi? C'est comme ça. On ne peut rien y faire. Nos mots sont vains, nous parlons tous deux à un mur. Mais s'il-te-plaît, ne parle pas de ma famille ni de ma vie. Tu ne connais rien de moi, tu ne sais que ce que je t'ai laissé voir. La pureté de Sang est importante pour moi puisque c'est grâce elle que je trouve ma place. Grâce à elle que je me sens en sécurité. Si ce n'est pas le cas de ton côté, j'ai envie de te dire, tant pis pour toi.
Je cherche désespérément l'Ange. J'ai besoin de son aide. Je ne veux plus de conflit, j'ai l'impression que je tiendrais plus longtemps. Après chaque apparition de l'Ombre, je me sens faible. Mes jambes commencent à trembler et ma tête à tourner. Je ne réussis plus à réfléchir. Je déteste ça, me sentir faible face à la personne qui me provoque.
-Je suis désolé, Maximilian. J'veux dire, d'incarner tout ce que tu détestes.
J'ignore pourquoi je me suis excusé, une partie moi en avait besoin. Je sens que la présence derrière moi s'agite, je la sens qui m'entoure. Elle n'est visiblement pas contente de mon choix, je crois que je ne dormirais pas bien cette nuit. Mais je m'en moque, je veux juste me sentir bien. Comme je me sentais avec Papa, quand il m'a donné le médaillon. Comme je me sens lorsque je rigole avec Lexa. Comme je me sens lorsque j'échange avec Lumah. Pourquoi n'ai-je le droit de me sentir bien que lors de ses moments? Pourquoi le reste du temps mon coeur est si vide? Je crois au Destin, pourtant je ne sais vraiment pas ce que je fais ici.
1170 mots
J'espère que tu aimeras même si le ton est très différent de celui adopté précédemment je trouve!
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
Couleur de dialogue #134f5c
Amalgame
Je sursaute lorsque Clifford hausse le ton, et me reproche immédiatement cet instant de faiblesse. Cet idiot va croire que j’ai peur de lui. Je sens l’esquisse d’un sourire narquois se dessiner sur mon visage lorsqu’un éclair de panique illumine son regard. A-t-il pris conscience que j’ai raison ? Ai-je réussi à lui faire comprendre qu’il prononce des propos à la fois invraisemblables et horriblement choquants ? J’en doute, mais j’ai l’espoir qu’il n’ait aucun argument à opposer aux miens.
Je vois rouge quand Clifford m’ordonne de me taire. Pour qui se prend-il ? Croit-il avoir la moindre autorité sur moi ? Pense-t-il que son arbre généalogique parfaitement « pur », dénué de tout Cracmol, fait de lui un être supérieur à moi ? Je peine à garder mon calme. Mon esprit s’égare vers les quelques conseils que ma cousine, psychomage, m’avait donné lorsque Mère lui avait parlé de mes « petits problèmes de colère ». Pourquoi s’effacent-ils de ma mémoire quand j’en ai le plus besoin ? Je ne peux pas permettre de provoquer une bagarre de plus. Je n’ose pas imaginer la réaction de Père si je me battais avec le fils des Clifford. Je ne veux plus jamais faire face à sa colère. Plus jamais. Alors je réprime mon instinct, qui me dit qu’un coup est une réaction adaptée au « tais-toi » d’Antonn.
Je secoue la tête en signe de dédain lorsqu’il affirme l’importance de son statut de sang à ses yeux. Pitoyable. Je ne parviens pas à comprendre comment, en 2047, ce genre de mentalité existe toujours. Nous sommes une nouvelle génération de sorciers ; n’est-ce pas le moment opportun pour oublier tous les préjugés, toutes les hiérarchies, pour former une société unie et égalitaire ? Je n’ai rien contre les sorciers : j’en suis un. Mais pourquoi se détester mutuellement, alors que nous avons tous les mêmes capacités ? Pourquoi juger un individu comme inférieur à nous, juste parce que son père ou sa mère est un Moldu ?
« Tu es pathétique, Clifford. Si ta seule fierté est d’avoir un arbre généalogique rempli de sorciers, ta vie doit être vraiment misérable. Tu devrais chercher à faire quelque chose qui te rend fier, plutôt que de te vanter du statut de sang de tes ancêtres. »
Mes sourcils se froncent lorsque Clifford s’excuse. Quoi ? Je ne comprends pas. Si je n’étais pas aussi agacé, j’aurais presque pitié de lui.
« T’as pas l’air très désolé des propos honteux que tu tiens. Et tu ne sembles pas comprendre que tout ce qu’on t’a appris, c’est des bêtises. Tu n’es pas supérieur aux autres. Tout le monde se fiche de savoir que tes parents sont des sorciers. Crois-moi, c’est pas ça qui fera de toi une bonne personne. »
Je vois rouge quand Clifford m’ordonne de me taire. Pour qui se prend-il ? Croit-il avoir la moindre autorité sur moi ? Pense-t-il que son arbre généalogique parfaitement « pur », dénué de tout Cracmol, fait de lui un être supérieur à moi ? Je peine à garder mon calme. Mon esprit s’égare vers les quelques conseils que ma cousine, psychomage, m’avait donné lorsque Mère lui avait parlé de mes « petits problèmes de colère ». Pourquoi s’effacent-ils de ma mémoire quand j’en ai le plus besoin ? Je ne peux pas permettre de provoquer une bagarre de plus. Je n’ose pas imaginer la réaction de Père si je me battais avec le fils des Clifford. Je ne veux plus jamais faire face à sa colère. Plus jamais. Alors je réprime mon instinct, qui me dit qu’un coup est une réaction adaptée au « tais-toi » d’Antonn.
Je secoue la tête en signe de dédain lorsqu’il affirme l’importance de son statut de sang à ses yeux. Pitoyable. Je ne parviens pas à comprendre comment, en 2047, ce genre de mentalité existe toujours. Nous sommes une nouvelle génération de sorciers ; n’est-ce pas le moment opportun pour oublier tous les préjugés, toutes les hiérarchies, pour former une société unie et égalitaire ? Je n’ai rien contre les sorciers : j’en suis un. Mais pourquoi se détester mutuellement, alors que nous avons tous les mêmes capacités ? Pourquoi juger un individu comme inférieur à nous, juste parce que son père ou sa mère est un Moldu ?
« Tu es pathétique, Clifford. Si ta seule fierté est d’avoir un arbre généalogique rempli de sorciers, ta vie doit être vraiment misérable. Tu devrais chercher à faire quelque chose qui te rend fier, plutôt que de te vanter du statut de sang de tes ancêtres. »
Mes sourcils se froncent lorsque Clifford s’excuse. Quoi ? Je ne comprends pas. Si je n’étais pas aussi agacé, j’aurais presque pitié de lui.
« T’as pas l’air très désolé des propos honteux que tu tiens. Et tu ne sembles pas comprendre que tout ce qu’on t’a appris, c’est des bêtises. Tu n’es pas supérieur aux autres. Tout le monde se fiche de savoir que tes parents sont des sorciers. Crois-moi, c’est pas ça qui fera de toi une bonne personne. »
Toutes mes excuses pour ce retard…
Désolée pour ce texte très confus, je n’avais plus rien écrit depuis longtemps !
Désolée pour ce texte très confus, je n’avais plus rien écrit depuis longtemps !
#666666 | #MMG
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins