Pourquoi tu t'infliges ça ?
TW : troubles alimentaires, boulimie
Dans la semaine, Rhænys avait reçu un colis de la part de sa grand-mère paternelle. Une robe, une longue robe qui convenait parfaitement aux bals. Cette même-robe, c'est la robe qu'Adèle Hindellgards avait porté à son premier bal à Poudlard, en deuxième année. Et Adèle souhaitait qu'elle revienne à sa petite fille. Même Mère ou Hailey n'y ont jamais touchées. En parallèle selon ses dires, elle était parfaite pour les festivités de Noël. Pourtant, l'année avait à peine commencée et Noël était dans quatre mois. Y allait-il vraiment avoir un tel évènement d'organisé en cette occasion ? Pour le moment, il était trop tôt pour savoir. Néanmoins, Rhæ s'était vue sourire de toutes ses dents en ouvrant le paquet envoyé tout droit de Cardiff, et avait aussitôt passé la robe en revue, de haut en bas. Elle était d'un noir dont les paillettes assuraient une brillance toujours aussi intacte malgré les âges.
Et ce matin, elle était décidée à l'essayer dans les toilettes des filles, histoire d'avoir en prime le miroir mural pour s'admirer comme il le fallait. Tout le monde prenait son petit déjeuner dans la Grande Salle. C'était le moment pour en profiter. Le moment où elle aurait l'endroit pour elle toute seule. Aussi, tandis que tout le monde dévalait les marches, elle, elle les escaladait en courant, sa robe au creux de son bras, et son casse-croûte dans l'autre main.
Arrivée aux toilettes, elle constata ravie, que le champs était libre. Les yeux pétillants, Rhænys posa son muffin aux pépites de chocolat sur le rebord du lavabo pour avoir les mains libres en enfilant sa robe. Elle ne prit même pas la peine d'aller s'enfermer dans une cabine. De toute façon, il n'y avait que l'araignée du recoin du robinet en guise de spectatrice ici.
Déchaussée et désormais en sous-vêtements, elle entreprit donc de passer une jambe, puis une autre dans la robe, avant de la remonter, de passer les bretelles. Et oh... Elle se tordit le cou en se tournant un peu vers la glace. Son dos était à découvert. Il ne lui restait que le frêle fermeture à fermer. Rhænys s'investit donc dans la tâche, avant de grimacer de douleur. Elle s'était prise dans sa peau et la pinçait. Elle la tira aussitôt vers le bas. Elle s'était en fait bloquée. Impossible de monter plus haut. En s'observant dans le miroir, la jeune fille constata l'endroit avec un bourrelet dans son dos, en dessous de sa fermeture de soutien-gorge. En l'effleurant du doigt, elle fut saisie d'un élan de répulsion, les traits de son visage se déformant de dégoût. Puis, son regard fut attiré instinctivement vers le muffin qu'elle avait laissé posé.
Elle était une morfale. Son corps n'était pas aussi parfait que sa grand-mère à son âge, et son arrière grand-mère avant elle. Et même sa mère, sa cousine. Elle en était convaincue. Et si c'était moi la ratée des filles Hindellgards finalement ? L'espace d'un instant, cette pensée lui traversa l'esprit, pour la première fois de son existence. S'observant toujours dans le miroir, elle se tourna de profil et tenta de rentrer son ventre en retenant son souffle, une main posée dessus. Et tentant le tout pour le tout, elle revint à la charge avec cette fermeture de malheur. Mais elle ne pouvait pas retenir son souffle aussi longtemps, et manquant presque de s'asphyxier, elle relâcha tout.
Rhænys posa ses deux mains sur le lavabo, avec l'envie irrépressible de pleurer. De rage, elle balaya d'un coup de main son muffin qui vint s'écraser sur le sol. Elle ne pouvait supporter sa vue. Et là, une impulsion folle la prit. La Serpentard cherchait à se faire vomir, là, seule au monde, au-dessus du lavabo.
@Amaia Brown
18 Septembre 2046
Dans la semaine, Rhænys avait reçu un colis de la part de sa grand-mère paternelle. Une robe, une longue robe qui convenait parfaitement aux bals. Cette même-robe, c'est la robe qu'Adèle Hindellgards avait porté à son premier bal à Poudlard, en deuxième année. Et Adèle souhaitait qu'elle revienne à sa petite fille. Même Mère ou Hailey n'y ont jamais touchées. En parallèle selon ses dires, elle était parfaite pour les festivités de Noël. Pourtant, l'année avait à peine commencée et Noël était dans quatre mois. Y allait-il vraiment avoir un tel évènement d'organisé en cette occasion ? Pour le moment, il était trop tôt pour savoir. Néanmoins, Rhæ s'était vue sourire de toutes ses dents en ouvrant le paquet envoyé tout droit de Cardiff, et avait aussitôt passé la robe en revue, de haut en bas. Elle était d'un noir dont les paillettes assuraient une brillance toujours aussi intacte malgré les âges.
Et ce matin, elle était décidée à l'essayer dans les toilettes des filles, histoire d'avoir en prime le miroir mural pour s'admirer comme il le fallait. Tout le monde prenait son petit déjeuner dans la Grande Salle. C'était le moment pour en profiter. Le moment où elle aurait l'endroit pour elle toute seule. Aussi, tandis que tout le monde dévalait les marches, elle, elle les escaladait en courant, sa robe au creux de son bras, et son casse-croûte dans l'autre main.
Arrivée aux toilettes, elle constata ravie, que le champs était libre. Les yeux pétillants, Rhænys posa son muffin aux pépites de chocolat sur le rebord du lavabo pour avoir les mains libres en enfilant sa robe. Elle ne prit même pas la peine d'aller s'enfermer dans une cabine. De toute façon, il n'y avait que l'araignée du recoin du robinet en guise de spectatrice ici.
Déchaussée et désormais en sous-vêtements, elle entreprit donc de passer une jambe, puis une autre dans la robe, avant de la remonter, de passer les bretelles. Et oh... Elle se tordit le cou en se tournant un peu vers la glace. Son dos était à découvert. Il ne lui restait que le frêle fermeture à fermer. Rhænys s'investit donc dans la tâche, avant de grimacer de douleur. Elle s'était prise dans sa peau et la pinçait. Elle la tira aussitôt vers le bas. Elle s'était en fait bloquée. Impossible de monter plus haut. En s'observant dans le miroir, la jeune fille constata l'endroit avec un bourrelet dans son dos, en dessous de sa fermeture de soutien-gorge. En l'effleurant du doigt, elle fut saisie d'un élan de répulsion, les traits de son visage se déformant de dégoût. Puis, son regard fut attiré instinctivement vers le muffin qu'elle avait laissé posé.
Elle était une morfale. Son corps n'était pas aussi parfait que sa grand-mère à son âge, et son arrière grand-mère avant elle. Et même sa mère, sa cousine. Elle en était convaincue. Et si c'était moi la ratée des filles Hindellgards finalement ? L'espace d'un instant, cette pensée lui traversa l'esprit, pour la première fois de son existence. S'observant toujours dans le miroir, elle se tourna de profil et tenta de rentrer son ventre en retenant son souffle, une main posée dessus. Et tentant le tout pour le tout, elle revint à la charge avec cette fermeture de malheur. Mais elle ne pouvait pas retenir son souffle aussi longtemps, et manquant presque de s'asphyxier, elle relâcha tout.
Rhænys posa ses deux mains sur le lavabo, avec l'envie irrépressible de pleurer. De rage, elle balaya d'un coup de main son muffin qui vint s'écraser sur le sol. Elle ne pouvait supporter sa vue. Et là, une impulsion folle la prit. La Serpentard cherchait à se faire vomir, là, seule au monde, au-dessus du lavabo.