Robe noire, rose fanée et hallucinations
Le ciel était gris et les corbeaux étaient de sortie. Une foule de personnes se rassemblaient au même endroit, en ce jour sombre et froid, toutes vêtues de noir accompagnées de leur parapluie. Leur mine affligée, sombre, réservée, triste, désespérée, au bord de l'effondrement, ou encore sans montrer la moindre émotion semblait en plus être accompagnée de cernes creuses comme des poches.
Tout le monde se rassemblait, ce jour-là, dans le petit cimetière de Godric's Hollow, non sans la foule de journalistes voulant interroger la mère du défunt petit garçon qui vivrait désormais avec une unique fille. La mère du jeune petit, joueuse de Quidditch reconnue, tentait de rester posée et stable alors qu'elle supportait les flashs des appareils tandis qu'elle arrivait à son tour dans le cimetière en tirant la main de sa fille, son mari sur les talons. Toutes ces questions...
"Ne réponds pas Jean."
Des tas de gens étaient venus, même des inconnus. Tous voulaient voir l'enterrement du fils cadet de la célèbre joueuse de Quidditch. Jean voulait qu'ils s'en aillent. Jean voulait qu'ils disparaissent et que seuls les véritables proches de George soient présents. Toute cette hypocrisie...Ils n'en avaient rien à faire de son frère, ils ne le connaissaient même pas ! Tout cela énervait Jean au plus au point...
"Toutes nos condoléances."
"C'était ton petit frère c'est ça ? Vraiment désolés."
"Il était si jeune...Le monde est parfois si cruel."
"La vie est mal faite ce gamin n'a même pas 10 ans. Quelle horreur...Il ne méritait pas ça..."
Oui. Il ne le méritait pas. Personne ne le mérite. Pas même son assassin lui-même. Mais les gens plaignaient encore et encore George, remettant tous ses problèmes sur table, sa malchance. Cela dévastait Jean. George ne souffre plus ! George est loin. Ce sont ces proches toujours vivants que ces inconnus devraient plaindre, ceux qui vivent et qui doivent accepter de vivre sans lui, sa présence, son sourire, son rire, sa gentillesse...
De grosses larmes coulèrent sur les joues de Jean. George ne souffre plus désormais. C'est elle, maintenant, qui souffre, qui a l'impression que son cœur est brisé en milles morceaux et que son monde s'est effondré.
La cérémonie a commencée. Puis vint l'heure du discours et du dépôt des fleurs sur le cercueil avant que l'on ne remette la terre. Jean colla sa main contre sa bouche, comme si elle allait vomir. Elle ne pouvait pas, elle en était incapable...Elle ne pouvait pas le voir se faire enterrer, ni faire un maudit discours ou déposer cette fichue rose...Elle refusait tout simplement de croire que c'était...fini. Il était parti et jamais il ne reviendra.
Jean fit tomber sa rose. Elle secoua son visage plein de larmes et s'enfuit en courant loin de toute cette agitation.
Jean se posa sur le muret sur lequel elle s'était assise lorsqu'elle s'était enfuie de la cérémonie d'enterrement il y a quelques années. Le temps passait vite mais étrangement lentement. Le lierre poussait à sa vitesse sur le muret, et la maison d'en face avait été victime d'un incendie il y a 1 an. Jean se rappelait aussi que ce fut la première fois qu'elle entendit George. Le début d'une série d'hallucinations et de folies ? Elle ne l'entend que lorsqu'elle est à Godric's Hollow.
Une fois le déménagement, Jean n'a plus jamais entendue son frère. Et ce n'est que lorsque des années plus tard, lors de vacances scolaires, le passé refit surface lorsqu'elle traversa cette ville mémorable. Oui, la vie était vraiment mal fichue.
Tout le monde se rassemblait, ce jour-là, dans le petit cimetière de Godric's Hollow, non sans la foule de journalistes voulant interroger la mère du défunt petit garçon qui vivrait désormais avec une unique fille. La mère du jeune petit, joueuse de Quidditch reconnue, tentait de rester posée et stable alors qu'elle supportait les flashs des appareils tandis qu'elle arrivait à son tour dans le cimetière en tirant la main de sa fille, son mari sur les talons. Toutes ces questions...
"Ne réponds pas Jean."
Des tas de gens étaient venus, même des inconnus. Tous voulaient voir l'enterrement du fils cadet de la célèbre joueuse de Quidditch. Jean voulait qu'ils s'en aillent. Jean voulait qu'ils disparaissent et que seuls les véritables proches de George soient présents. Toute cette hypocrisie...Ils n'en avaient rien à faire de son frère, ils ne le connaissaient même pas ! Tout cela énervait Jean au plus au point...
"Toutes nos condoléances."
"C'était ton petit frère c'est ça ? Vraiment désolés."
"Il était si jeune...Le monde est parfois si cruel."
"La vie est mal faite ce gamin n'a même pas 10 ans. Quelle horreur...Il ne méritait pas ça..."
Oui. Il ne le méritait pas. Personne ne le mérite. Pas même son assassin lui-même. Mais les gens plaignaient encore et encore George, remettant tous ses problèmes sur table, sa malchance. Cela dévastait Jean. George ne souffre plus ! George est loin. Ce sont ces proches toujours vivants que ces inconnus devraient plaindre, ceux qui vivent et qui doivent accepter de vivre sans lui, sa présence, son sourire, son rire, sa gentillesse...
De grosses larmes coulèrent sur les joues de Jean. George ne souffre plus désormais. C'est elle, maintenant, qui souffre, qui a l'impression que son cœur est brisé en milles morceaux et que son monde s'est effondré.
La cérémonie a commencée. Puis vint l'heure du discours et du dépôt des fleurs sur le cercueil avant que l'on ne remette la terre. Jean colla sa main contre sa bouche, comme si elle allait vomir. Elle ne pouvait pas, elle en était incapable...Elle ne pouvait pas le voir se faire enterrer, ni faire un maudit discours ou déposer cette fichue rose...Elle refusait tout simplement de croire que c'était...fini. Il était parti et jamais il ne reviendra.
Jean fit tomber sa rose. Elle secoua son visage plein de larmes et s'enfuit en courant loin de toute cette agitation.
Jean se posa sur le muret sur lequel elle s'était assise lorsqu'elle s'était enfuie de la cérémonie d'enterrement il y a quelques années. Le temps passait vite mais étrangement lentement. Le lierre poussait à sa vitesse sur le muret, et la maison d'en face avait été victime d'un incendie il y a 1 an. Jean se rappelait aussi que ce fut la première fois qu'elle entendit George. Le début d'une série d'hallucinations et de folies ? Elle ne l'entend que lorsqu'elle est à Godric's Hollow.
Une fois le déménagement, Jean n'a plus jamais entendue son frère. Et ce n'est que lorsque des années plus tard, lors de vacances scolaires, le passé refit surface lorsqu'elle traversa cette ville mémorable. Oui, la vie était vraiment mal fichue.
N'aie pas pitié des morts, aie plutôt pitié des vivants et par-dessus tout de ceux qui vivent sans amour...