pv ft A.C. Passer un cap

17 novembre 2045
vers 12h


ATTENTION, CE RP TRAITE DES PREMIÈRES RÈGLES DE MA PROTÉGÉE ; SI VOUS NÊTES PAS À L'AISE AVEC CE SUJET, VOUS ÊTES LIBRES DE NE PAS LIRE.



Maiy poussa la porte des toilettes, les entrailles entre les bras, et l'estomac au bord de la bouche. Depuis qu'elle s'était réveillée dans son lit ce matin, et jusqu'à cet instant précis, elle n'avait pas arrêté d'avoir des nausées et des maux de ventre atroces. Et ce n'était pas de maux de ventre ordinaires : c'était comme si on frappait sur ses entrailles à coup de marteau. Elle sentait qu'elle allait vomir à tout moment, si bien qu'elle se précipita dans une cabine. Mais rien ne vint. Elle sentait juste sa tête qui était lourde comme un chaudron. De grosses larmes se mirent à couler sur ses joues. Elle avait tellement mal qu'elle avait envie de se cacher sous terre, et d'y rester.

Elle s'écroula sur le sol gêlé. Elle avait besoin de sa mère : elle voulait se blottir dans ses bras. Elle ne voulait plus aller en cours de la journée, de toute la vie en faite. Ceux de ce matin avaient été une vraie torture, elle n'avait rien écouté, faute de pouvoir se concentrer et ses feuilles de parchemin étaient aussi blanches son propre visage.

Il faudra que je demande à Gianna de recopier ses notes.

Mais elle n'avait pas envie de penser à ça pour le moment. Elle n'avait envie de penser à rien en faite. Elle sentit qu'elle était mouillée dans sa culotte, que quelque chose coulait, mais ce n'était pas du pipi, c'était... nouveau. Elle commença à baisser sa jupe délicatement, et vit avec horreur qu'elle était tâchée de sang. Elle resta figée, abasourdie.

Oh non, par les caleçons de Merlin, faites que je fasse pas une infection.

Elle ne savait pas ce qui lui arrivait, elle était perdue. Enfin, si, au fond d'elle elle savait, mais elle était dans un état tel que son cerveau ne fit pas la connection. Elle avait besoin que quelqu'un la rassure, lui vienne en aide, lui dise qu'elle n'était pas en train de mourir...


@Alaska Cross
Dernière modification par Maiy Lewis le 16 déc. 2020, 17:32, modifié 1 fois.

5è année RP 48-49 - absence
Quelle plus belle addiction que Lexa Queen ? - Maiy Lewis, 2047

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Alaska avait passé sa matinée à parcourir le château de fond en comble à la recherche de Vladislav, les poings serrés, la démangeant. Elle était inquiète, presque en colère de ne pas l'avoir vu dans la Volière dès son réveil. Même s'il lui arrivait de s'offrir des moments de liberté par des escapades nocturnes, il finissait toujours par revenir, mais pas cette fois-ci. Pourtant, l'adolescente l'avait mis en garde plusieurs fois au sujet de certaines rumeurs, dont celle qui concerne plusieurs disparitions d'animaux de compagnie à Poudlard. Des personnes malveillantes organiseraient des captures, pour les revendre ensuite illégalement. Alaska ne connaissait pas la vérité, ni si cette rumeur avait été démenti, mais une chose était sûre : elle se méfiait beaucoup. Elle tenait aussi beaucoup à son hibou, autant qu'elle tenait à son propre frère. On lui avait d'ailleurs reproché d'être trop attaché à lui pour un animal, mais un animal qui avait aussi des sentiments, une conscience, et qui la rendait heureuse de par sa présence. Qu'est-ce que les gens ne comprenaient pas ? C'était le sien, son propre oiseau, dont elle avait la responsabilité, alors elle était encore plus émotive que d'habitude, ayant parfois des réactions incontrôlées le concernant.

La quatrième année poussa la porte des sanitaires avec violence, elle avait le souffle saccadé - comme après un entraînement de Quidditch. En tornade, le corps changé par la puberté d'Alaska s’analysait dans le miroir. Ce visage rougeâtre pimentait sa colère, et sous ses ongles la peau de ses paumes étaient violettes. Vlady... répéta-telle à elle-même, ravalant ses larmes en soufflant bruyamment. Pour ne pas être la proie des regards curieux et indiscrets, Alaska s'enferma dans une toilette de libre, le temps de se calmer. Seule, elle garda le contrôle, faisant preuve de beaucoup de sagesses pour ne pas réagir dans la démesure. La brune finirait bien par retrouver son hibou, ou encore prendre la décision d'alerter la direction.

Une fois qu'elle était prête à ressortir, remise de ses larmes de crocodile, la Serpentard activa le système de chasse d'eau, même si elle n'avait pas utilisé les toilettes, ce sera plus naturel si quelqu'un rentrait dans les sanitaires au même moment. Elle se dirigea ensuite vers l'évier pour se laver les mains longuement, très maniaque, et pour finir, elle secoua ses poignées avec frénésie, avant de les essuyer sur sa jupe. Entre temps, une fille s'était réfugiée dans une toilette sans faire attention à Alaska, elle n'était même pas sûre qu'elle avait remarqué sa présence, tant elle semblait presser. En voilà une qui avait vraiment envie de soulager sa vessie... Mais l'écossaise ravala cette hypothèse lorsqu'elle entendit des sanglots à travers la porte. Soucieuse, elle entreprit de s'avancer doucement vers ladite toilette, elle ne savait pas si elle était la bienvenue, mais elle verrait sur l'instant. La jeune fille poussa la porte d'une main pour l'ouvrir, elle y allait très délicatement pour ne pas rentrer dans son intimité, mais c'était trop tard... Alaska remarqua à peine la tâche de sang sur le tissu, qu'elle relâcha immédiatement la porte qui claqua dans un bruit. Elle s'excusa dans la précipitation :

« Je suis vraiment désolé, vraiment, je ne pensais pas que... »

Confuse, elle resta derrière la porte par précaution, se maudissant de ne pas avoir directement posé les bonnes questions. Qui est-ce ? Pourquoi elle pleure ? Qu'est-ce qu'elle fait là ? Si seulement elle avait commencé par-là... Alaska essaya de comprendre par elle-même, mais elle ne voulait pas faire de conclusions hâtives. Encore une fois c'était trop tard pour se rattraper, mais elle était prête à entendre que ce n'était pas correct, prête à s'excuser de nouveau. Pour elle c'était naturel, il ne devait pas avoir de tabou sur ce sujet, mais elle ne connaissait pas les opinions de la personne en face.

« Tu as ce qu'il te faut ? » finit-elle par demander en fouillant dans son sac de cours, à la recherche de sa petite trousse de secours. Elle avait désormais deux protections hygiéniques différentes dans sa main.

Strangulot du lac noir. En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j'atteins !
20 ans - Présidente du club de débat au campus Magifac

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Dans tout ses états, Maiy n’avait même pas remarqué qu’une fille de quatrième année était déjà présente dans les toilettes, bien avant elle même. Il fallait dire que toutes ses pensées étaient focalisées sur ce maudit mal de ventre, et cet état fiévreux qui ne voulait pas cesser. Elle savait qu’elle devrait aller à l’infirmerie, on lui donnerait quelque chose qui la soulagerait de suite, mais... quelque chose la retenait. Aussi bizarre soit que ce soit. Même si on est tout d’accord je pense, pour dire que c’était une très mauvaise idée.

Le sol devenait de plus en plus froid, et mordait sa peau. Elle avait même déchiré son collant opaque en s’écroulant au sol. Elle tâta le tissage, encore plus démoralisée.

En plus de faire pipi du sang, je suis toute dépareillée. Super.

Elle posa la main sur son front, et au même moment, la porte s’entrouvrit doucement. Maiy se releva précipitamment, ne voulant pas qu’on la dérange ou qu’on se moque d’elle. Et puis qui venait dans une cabine déjà occupée, sérieux ? Maiy essuya ses larmes : ah oui, la fille devait l’avoir entendue pleurer. Ladite porte se referma aussitôt, et une voix de fille plus âgée qu’elle se fit entendre. Elle était absolument confuse de l’avoir surprise ainsi, et Maiy se détendit : ce mal de tête lui faisait penser n’importe quoi. Pendant un moment, elle n’entendît plus rien. Est-ce que la fille était repartie ? Elle n’avait aucune idée : une partie d’elle le souhaitait pour qu’elle puisse être tranquille, dans sa souffrance. Mais une autre à l’inverse avait juste envie que la fille rouvre la porte et la prenne dans ses bras.

De grosses larmes se mirent à couler lorsqu’elle sentit que le sang continuait à couler le long de sa jambe. C’était vraiment une sensation horrible : elle se sentait comme sale, souillée. La voix de la jeune fille finit par retentir encore de l’autre côté de la porte. Tout ce qu’il lui fallait ? Mais de quoi lui parlait-elle ? Elle remonta très doucement sa jupe pour ne pas se montrer trop dépareillée devant la fille, et puis poussa doucement la porte de la cabine. La fille, une brune, tenant dans sa main des... Maiy fronça les sourcils : mais qu’est-ce que c’était que ça ? Un espace de tube et une pochette en plastique. Maiy prit peur, ne sachant pas du tout de quoi il s’agissait et articula, la voix encore pleine de pleurs.

« Tout ce qu’il me faut ? De quoi tu parles ? Et puis, c’est quoi ces trucs dans tes mains ? »

Le sang se remit à couler le long de sa jambe, venant couler sur le carrelage en fines gouttes. C’en était trop : quoi qu’il lui arrivait, ça la terrifiait et elle avait besoin de réponse. Malgré elle, elle se remit à pleurer, à bout de force.

« Et pourquoi je fais pipi du sang, hein ? S’il te plait, éclaire-moi, j’ai peur de faire une infection ou je sais pas quoi. »

Elle détestait pleurer en public : elle se sentait faible exposée. Surtout devant une « grande » comme elle.



@Alaska Cross

5è année RP 48-49 - absence
Quelle plus belle addiction que Lexa Queen ? - Maiy Lewis, 2047

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Ses joues rosies par la gêne de la situation lui donnaient un air inoffensif. D'un coup de baguette magique et d'une formulation simple, Alaska condamna l'accès aux sanitaires, afin de ne pas être dérangée par les allées et les venues d'autres personnes, en particulier synonymes de troubles auditifs. Vu l'état préoccupant de sa camarade verte, elles attendraient dehors, une bonne dose de tranquillité allait sûrement l'aider à se sentir plus à l'aise, à oser prendre la parole pour se confier.

« Collaporta. » venait-elle de prononcer avant de glisser le bout de bois dans sa robe de sorcière pour le ranger.

La quatrième année s'approcha de la jeune fille, ses billes vertes suivirent un chemin sinueux entre le bout de ses pieds et la pointe de ses cheveux. Elle reconnue finalement le portrait de Maiy Lewis, une première année qu'elle avait accueilli l'an dernier à Serpentard, lorsqu'elle était préfète. Elle se souvenait très bien de sa chevelure blonde, et de ses iris marrons. Elle avait tellement grandit en un an, le changement était marquant, autant par la taille, que par les traits qui dessinaient son visage. Alaska l'avait déjà croisé plusieurs fois en salle commune, notamment lors de la soirée organisée pour la victoire des Crochets d'Argent face aux Hel's, mais elle ne s'était jamais attardée sur son évolution physique. Elle fut étonnée par la question que lui posa sa camarade, ce n'était pas une réaction normale, pourquoi ne prenait-elle tout simplement pas les protections ?

« Comment ça ? Tu ne sais pas ce que c'est ? bafouilla-t-elle d’une voix aiguë. Bah c'est pour les règles. » dit-elle tout bêtement, avec dans le regard un semblant d'incompréhension.

Son sourcil s'arqua naturellement, c'était pourtant clair avec ce qu'elle tenait dans sa main, mais l'adolescente n'avait pas fini d'être surprise suite à sa remarque de faire pipi du sang.

« Sérieusement ? laissa échapper Alaska, stupéfaite d'avoir pensé trop fort. C'est pas une infection Lewis, c'est tes premières menstruations. »

La Serpentard n'y croyait pas, elle avait l'impression de lui apprendre quelque chose, mais ce n'était pas le rôle d'une mère normalement ? De quel genre était la sienne pour ne pas l'avoir prévenu que son corps allait radicalement changer pendant la puberté ? Alaska se souvenait très bien de la discussion qu'elle avait eu avec sa maternelle, c'était il n'y a pas si longtemps, lorsqu'elle avait remarqué qu'elle passait d'une enfant à une adolescente, avec tous les changements physiques et psychologiques qui l'accompagne. L'écossaise était un peu embarrassée, elle essaya de trouver ses mots, mais elle ne voyait pas d'autres options que de reformuler ceux de sa mère.

« C'est rien Lewis, calme toi. commença-t-elle par dire d'une voix douce, pour tenter une approche rassurante. Alaska s'approcha de la Serpentard pour ne pas mettre de barrière, puis elle posa sa main sur son dos en faisant des mouvements circulaires pour la consoler. C'est une étape importante dans la vie d'une jeune fille, on finit toutes par y passer il n'y a rien de plus normal, même si au début c'est bizarre. Je suis bien d'accord, ce n'est pas une partie de plaisir, surtout que ça va t'arriver tous les mois, mais c'est comme ça qu'on a été créées. »

Alaska avait d'autres explications à donner car ce n'était pas un sujet facile, mais elle laissa le temps à Maiy de les assimiler, elle était à son écoute. La brune n'avait pas arrêté son massage au dos, qui l'aidait souvent à la calmer lorsqu'on lui faisait, elle pouvait réguler sa respiration par dessus les mouvements.

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« Les... les règles ah oui. » dit-elle d’une petite voix.

Elle ne savait pas si c’était dû à son mal de tête à cause de ses douleurs vaginales, bien que les massages de son aînée dans son dos lui fasse un bien fou, ou au trop plein d’informations, mais Maiy eut du mal à assimiler complètement ce qui lui racontait la quatrième année. C’était si... inattendu et logique à la fois. Elle savait ce que c’était les règles, sa mère lui en avait parlé, plein de fois, mais ça restait encore vague dans sa tête, comme une utopie inatteignable. Jamais elle n’aurait pensé que ça lui arriverait alors qu’elle avait à peine treize ans, et au château qui plus est ! Sa mère les avait eu à seize ans il lui semblait. Était-elle précoce ?

« Oui, ma mère m’en a déjà parlé, je crois... » continua-t-elle, la voix toujours un peu dans le vague. « Mais c’est pas un peu, euh, tôt ? Fin’, j’ai encore que treize ans et ma mère les a eu à seize... »

Elle prit les protections qu’Alaska lui tendait. Elle opta pour utiliser celle qui était plate, le petit tube ne lui inspirait pas confiance pour le moment.

« Je vais le... mettre » annonça-t-elle avant de se renfermer dans la cabine.

Une fois le loquet abaissé, elle resta penaude devant la petite pochette en plastique. Curieuse, elle l’ouvrit et vit a l’intérieur, trois petits dessins qui indiquaient qu'il fallait le coller sur la culotte. Maiy s’exécuta, essayant de coller l’espèce de couche bien droite et puis sortit de la cabine, un sourire un peu idiot sur le le visage.

« C’est marrant, ça fait comme un coussin » dit-elle nerveusement.

Elle tripota la bas de sa jupe et se souvint qu’elle était atrocement tachée. Elle ne pouvait pas aller en cours comme ça, ce serait la honte, pas pratique et en plus, pas sûr que les profs l’acceptent.

« Il va me falloir une jupe propre... » dit-elle tristement. Mais elle ne voulait pas trop s’attarder sur le sujet. « Tu les as eu quand toi ? Enfin, si c’est pas indiscret... » ajouta-t-elle soudainement rougissante.


c’est qui qui est en retard, c’est bibi :wry:

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La pression de ses mains contre le dos de sa camarade est plus forte, sa gestuelle est thérapeutique, elle essaie de faire résister Maiy au stress, qui peut se déclencher à n'importe quel moment. Alaska ne sous-estime pas le pouvoir d'un contact, d'un sourire réconfortant, d'un mot gentil, ni d'une oreille attentive. Elle sait à quel point ils ont du sens, qu'ils conviennent parfaitement à la situation, et qu'ils pourront l'aider à se sentir mieux.

« Tôt, tard, franchement peu importe car au bout du compte, on finit toutes par les avoir. » explique-t-elle en haussant les épaules, pour bien montrer son indifférence.

La brune marque une pause, le temps de trier ses pensées et de réfléchir à la construction de sa prochaine phrase.

« Il y a une moyenne d'âge, mais il ne faut pas y accorder de l'importance : si on est en-dessous ou au-dessus, ça ne veut pas dire que c'est anormal, car chaque corps est différent, et réagit différemment. Certaines filles ont leurs règles plus tôt à cause d'un choc émotionnel, ou parce que leur corps est assez développé, elles se forment vite et grandissent vite. Mais il y en a d'autres pour qui ça arrive plus tard, mais ça ne s'explique pas toujours, c'est simplement la nature. Il n'y a pas de "bon moment". » finit-elle par dire en mettant l'accent sur ses derniers mots.

Alaska ignore totalement si elle s'y prend bien ou pas, et si c'est la bonne façon de faire. Elle ne connaît pas Maiy intimement, alors elle ne peut pas s'adapter à son caractère pour savoir quel mot utiliser, quelle posture avoir... elle marche sur des œufs. Pour essayer de détecter un signe de sa part, la Serpentard analyse le comportement de sa camarade, mais elle n'apprend rien de lui, l'esprit de la jeune fille est plus préoccupée par ce qui coule entre ses jambes, et elle se décide enfin à prendre une protection. La quatrième année range le tube dans la petite pochette prévue à cet effet, puis la remet au fond de son sac en même temps de la rassurer :

« Je reste ici, derrière la porte. Si tu as besoin d'indications je suis là. »

De l'autre côté, Alaska entend le plastique se décoller, puis le silence. Elle esquisse un petit sourire, en imaginant la tête de la blonde face à cette découverte, se rappelant la première fois qu'elle avait utilisé une serviette, qu'elle avait mis à l'envers. Elle ajoute donc :

« Il y a un sens. Le côté arrondi et légèrement plus gros vers le bas. »

Elle entend encore le bruit d'instinctif de l'emballage, celui du tissu, et enfin du mécanisme de la porte des toilettes. L'adolescente laisse échapper un petit rire entre ses lèvres à la remarque de Maiy, et répond à celle-ci :

« Un coussin ou une petite couche c'est vrai. D'ailleurs ça s'appelle une serviette. »

Alaska regarde la jupe et constate également qu'elle a besoin de se changer. Si elle attend trop, les tâches seront irréversibles.

« Maintenant que tu as tes règles, il faut bannir les robes et les jupes pendant cette période. Et pareil les pantalons blancs ! Enfin, rien ne t'empêche d'en mettre, mais moi je ne me sens pas du tout à l'aise avec, j'ai toujours besoin de vérifier si je ne suis pas tâchée. Tu as ce qu'il faut dans tes affaires ? Tu peux prendre dans les miennes si tu veux. lui propose-t-elle. Pas de tabou sur ce sujet avec moi ! Tu peux m'en parler librement, et me poser les questions que tu veux, surtout si ça t'aide. Moi je les ai eu cette année, fin juin 45, juste avant les vacances d'été. A l'âge de 14 ans donc. »

Les deux jeunes filles se font interrompre par des bruits dans le couloir. La porte d'accès aux toilettes a été condamnée par un sortilège lancé par Alaska, et certains élèves s'impatientent de l'autre côté : ils tapent à la porte, chahutent entre eux... Mais ça ne lui empêche pas de rire de la situation, ni de la déverrouiller.

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