Prise la main dans les larmes
PRISE LA MAIN DANS LES LARMES
@Julie Jing
RPG+
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10 mars 2045
16h45 environ
Emma marchait dans un couloir du quatrième étage.
Seule.
Emma pensait cette phrase en boucle depuis qu'elle avait quitté la Grande Salle.
Seule.
Emma pleurait aussi. Chaque nuit, elle se laissait aller et déversait toute sa tristesse, toute sa solitude sur son oreiller, qui supportait d'être trempé pendant 12 heures, puis de se sécher pendant les 12 prochaines heures pour être prêt à se refaire pleurer dessus.
La fille aux cheveux roses, que tout le monde décrivait joyeuse et extravagante, sa couleur de cheveux disant tout sur elle, était triste.
Incroyable.
Emma se détesta immédiatement après avoir pensé ça.
Quel prétention. De penser que tout le monde pense que vous êtes joyeuse tout le temps.
Emma continua de marcher, regardant ses pieds, comme s'ils étaient ses seuls amis. Elle avait Lumah, bien entendu. Elle aurait put lui en parler, pendant tous ces après-midis qu'elle passait avec elle. Car ça lui aurait fait du bien, d'en parler, et le pire dans tout ça c'est qu'elle le savait. Mais elle n'avait pas envie. Pas envie car Lumah avait de gros problèmes, bien plus gros que ses puériles problèmes d'être seule.
Emma tourna dans un angle, manquant de se prendre maladroitement le mur. Elle entendit un rire moqueur.
Emma se remit à penser, car c'était pour elle la seule façon de parler et de s'évader.
Qui avait-elle ?
Elle avait Lumah.
Elle avait sa famille.
Elle avait... elle avait Kahan.
Mais tous, tous n'étaient pas là, pour l'aider à surmonter cette envie constante de pleurer et d'enrager.
Son père n'était pas là pour la serrer dans ses bras, et lui dire qu'elle vaut cent fois mieux que cette personne qui avait rit d'elle il y a une minute.
Sa mère n'était pas là pour la gronder de penser des choses pareilles, et de la prendre dans ses bras pour lui dire qu'elle vaut mille fois mieux que cette personne qui avait rit d'elle il y a une minute.
Lucy, sa tendre Lucy, n'était pas là pour ne pas comprendre, car la vie est bien trop simple, en primaire.
Lumah était là, mais Emma refusait catégoriquement à ses problèmes de frôler ne serait-ce qu'une des cheveux argentés de son amie.
Emma ne pouvait plus tenir. La boule dans sa gorge, celle qu'elle s'était habituée à sentir, se défit tout simplement. Et les larmes arrivèrent, ravageant tout sur leur passage.
Emma les sentit couler. Couler sans s'arrêter, perlant le long de ses joues comme la rosée du matin perle le long d'une feuille.
Poc, fit-elle en s'écrasant sur le sol.
Emma se mit à courir le plus vite possible vers la porte la plus proche d'elle : celle des toilettes des filles, qui par chance était déserte. Dans sa précipitation, elle ne ferma pas bien la porte. Elle laissa tomber son sac à bandoulière par terre, comme elle avait laissé tombé sa larme, et courut aux lavabos, s'accrochant à l'un d'eux comme si ça vie en dépendait.
Emma se regarda dans le miroir ; elle y aperçu ses yeux rouges et bouffis par les pleurs ; sa peau pâle, bien plus que d'habitude comparée à la rougeur de ses yeux ; ses joues mouillées comme des fenêtres par jour de pluie ; sa bouche entrouverte, qui laissait s'échapper sa respiration saccadée.
Emma éclata en sanglots, ne laissant sortir de sa bouche qu'un soufflement bien plus fort qu'une respiration. Elle se laissa tomber par terre, et se retrouva, jambes pliées et collées sur sa droite, ses mains sur son visage, et les pleurs le long de ses joues.
la fille aux cheveux roses
Prise la main dans les larmes

Bonne humeur.
Pépite de Joie.
Lueur.
Dans ces jours tristes.
La Tristesse ne fait que ça.
Chaque jours... Chaque minutes... Chaque secondes...
Elle est toujours là.
En toi.
Prête à ressurgir n'importe quand.
La nuit, cette Tristesse mélangée de Peur se transforme en Cauchemar.
Mais aujourd'hui, c'est différent.
Tristesse est toujours là mais elle s'est tapis dans un coin profond de ton esprit.
Loin.
Tu ne veux pas la voir.
Pas lui parler.
Tu veux une chose.
Profiter de cette fin d'après-midi de tranquillité.
Il n'y a pas grand monde dans les couloirs.
Pourtant, ton regard s'accroche à une fille.
Fine, élancée. Pourtant fatiguée, triste...
Cheveux rose, long, ondulés.
Comment s'appelle-t-elle déjà ?
Eva ? Ella ? Emma ?
Oui, Emma !
Elle tourne à l'angle d'un couloir.
Maladresse.
Rire moqueur.
Tristesse.
Tu imagine sans mal la jeune fille être blessée par ce rire.
Qu'est-ce qu'ils sont con ces gens ?!
Tu pourrais intervenir.
Pourtant, tu en as pas la force.
Pas l'énergie nécessaire face à cette fille bien plus grande.
Alors, tu décides de suivre Emma.
Tristesse lui a prit la main.
Ou peut-être pas...
Pourtant, tout semble le montrer.
Elle, éclosion de Joie, de Bonheur.
Aujourd'hui différente, lasse...
Tout le monde à le droit d'avoir des moments différents...
Triste. Seul.
La jeune Poufsouffle se met alors à courir.
Vite. Rapidement.
Que lui arrive-t-il ?
Tu ne sais pas.
Tu es qu'impuissante fasse à cette situation.
Tu n'en connais même pas l'origine. La teneur.
Elle s'engouffre alors dans la première pièce arrivant sur son chemin.
Les toilettes des filles.
Tu accélères doucement la pas.
Et, tu arrives près de ladite porte.
Hésitation.
Entrer ?
Ne pas entrer ?
La porte est entrebâillée.
Du coin de l’œil, tu aperçois Emma.
Le peu que tu entrevoies te permet de prendre une décision.
Rester là.
En dehors
La laisser seule.
Un peu.
Et lui laisser de l'intimité.
Alors tu attends.
Les secondes s'écoulent.
Une...
Deux..
Trois...
J'rentre ou j'rentre pas ?
Cinq...
Six...
Sept...
Finalement, au bout de la trentième seconde, tu te décides à entrer.
Elle est là, par terre.
Souffle de Vent bruyant. Fort. Saccadé.
Yeux rougeoyant. Brulant.
Peau pâle. Blême.
Joue recouverte d'un torrent de larmes. Cascade de gouttes.
Après, une seconde d'hésitation, tu approches.
Tant de tristesse émane de ce corps. Frêle. Sanglotant.
Finalement, tu t'assois par terre à côté d'elle.
Tu ne sais pas quoi faire.
Qu'aurais-je voulu à sa place ?
Cette simple question te plonge un peu plus dans la Tristesse.
Elle, tapis dans un coin profond de ton esprit.
Elle ressort. Là.
Jamais j'arriverais à passer une après-midi sans Elle...
Toujours présente.
Ne sachant que faire avec Emma, tu poses simplement ta main sur son épaule.
Un geste si simple.
Si banal.
Pourtant, tu y passes tout ton soutiens.
Tout le peu de Joie qu'il te reste.
Ta compassion.
Compassion de quoi ?
Qu'importe sa tristesse, j'veux être là...
Plume d'@Emma Lockses, vraiment navré pour ce retard...
J'avais oublié que je devais répondre à cette Danse et c'est, ce matin seulement, que je m'en suis souvenu en triant mes hibou...
Si quelque chose ne va pas dans ce pas, n'hésites pas à me prévenir...
J'avais oublié que je devais répondre à cette Danse et c'est, ce matin seulement, que je m'en suis souvenu en triant mes hibou...
Si quelque chose ne va pas dans ce pas, n'hésites pas à me prévenir...
Prise la main dans les larmes
Ça y est, c'est fait. Emma pleure. En fait, elle pleurait. Pleurait depuis une dizaine, une vingtaine plutôt de secondes.
Elle était dans les toilettes, assise, pour ne pas dire récemment écroulée, ses jambes à la fois noyées dans sa jupe et ses larmes, qui tombaient, une à une, imperturbables. Elles se laissaient aller, tout comme Emma, et descendaient le long des joues blafardes de Emma, pour finalement rencontrer le sol, après une longue chute.
Emma avait des larmes partout : sur le nez, sur les lèvres, sur les joues, bien heureusement pas sur le front.
Elle songea que la vie n'était pas comme dans les films.
Et alors qu'elle allait énumérer mentalement tous ses malheurs, tous ses malheurs à elle qui n'arrivaient qu'à elle et pas dans les films, quelqu'un couina.
Non, plutôt grinça.
Emma tourna d'un geste minime la tête, et constata que ce n'était pas une personne qui avait couiné ou grincé, mais bel et bien la porte des toilettes.
« La honte. »
Ce fut la première pensée qu'Emma eut. Elle tourna la tête, lentement, mais n'interrompis pas le flot de larmes, de hoquets et de soupirs qu'elle déversait continuellement depuis une bonne minute.
Une bonne minute ?
Pourquoi aurait-elle plutôt dit une bonne heure ?
La jeune fille s'agenouilla aux côtés de Emma, et se tut. Emma lui enfut infiniment reconnaissante : le moindre mot, le moindre bruit qu'aurait put émettre la fille l'aurait mise dans une gêne incroyable, elle ne supportait pas qu'on la voit pleurer, et ça depuis toute petite.
Soudain, des milliers de frissons parcoururent le corps de Emma. Ou plutôt l'épaule de Emma : la jeune fille, que Emma connaissait de vue depuis la Salle Commune, avait posé sa main sur l'épaule de Emma.
Chaleureusement.
Emma tourna lentement, lentement, très lentement la tête vers la jeune fille, et elle voulu lui dire.
Lui dire qu'elle se sentait si seule.
Lui dire qu'elle ne pourrai jamais assez la remercier pour sa présence.
Lui dire qu'elle n'allait pas bien depuis qu'elle était à Poudlard, même si elle réalisait un de ses rêves, et qu'elle ne l'avait découvert qu'il n'y a quelques mois.
Mais elle n'y parvint pas. Les larmes l'avait rendue muette, incapable d'émettre plus qu'un discret souffle.
Elle sourit. Ou plutôt grimaça.
Grimaça du plus fort de son coeur, car c'était la chose la plus chaleureuse qu'elle pouvait réaliser.
Mais elle sentit un noeud, qui, sans qu'elle ne le sente, s'était défait dans sa gorge, se renouer, et elle sentit les larmes lui remonter aux yeux.
Pourquoi ?
Elle n'en savait rien.
Toujours est-il que ce fut, les larmes coulant sur ses joues et le souffle coupé, qu'elle prit dans ses bras la jeune Poufsouffle, en soufflant :
Pas de problème Julie, prends ton temps
Elle était dans les toilettes, assise, pour ne pas dire récemment écroulée, ses jambes à la fois noyées dans sa jupe et ses larmes, qui tombaient, une à une, imperturbables. Elles se laissaient aller, tout comme Emma, et descendaient le long des joues blafardes de Emma, pour finalement rencontrer le sol, après une longue chute.
Emma avait des larmes partout : sur le nez, sur les lèvres, sur les joues, bien heureusement pas sur le front.
Elle songea que la vie n'était pas comme dans les films.
Et alors qu'elle allait énumérer mentalement tous ses malheurs, tous ses malheurs à elle qui n'arrivaient qu'à elle et pas dans les films, quelqu'un couina.
Non, plutôt grinça.
Emma tourna d'un geste minime la tête, et constata que ce n'était pas une personne qui avait couiné ou grincé, mais bel et bien la porte des toilettes.
« La honte. »
Ce fut la première pensée qu'Emma eut. Elle tourna la tête, lentement, mais n'interrompis pas le flot de larmes, de hoquets et de soupirs qu'elle déversait continuellement depuis une bonne minute.
Une bonne minute ?
Pourquoi aurait-elle plutôt dit une bonne heure ?
La jeune fille s'agenouilla aux côtés de Emma, et se tut. Emma lui enfut infiniment reconnaissante : le moindre mot, le moindre bruit qu'aurait put émettre la fille l'aurait mise dans une gêne incroyable, elle ne supportait pas qu'on la voit pleurer, et ça depuis toute petite.
Soudain, des milliers de frissons parcoururent le corps de Emma. Ou plutôt l'épaule de Emma : la jeune fille, que Emma connaissait de vue depuis la Salle Commune, avait posé sa main sur l'épaule de Emma.
Chaleureusement.
Emma tourna lentement, lentement, très lentement la tête vers la jeune fille, et elle voulu lui dire.
Lui dire qu'elle se sentait si seule.
Lui dire qu'elle ne pourrai jamais assez la remercier pour sa présence.
Lui dire qu'elle n'allait pas bien depuis qu'elle était à Poudlard, même si elle réalisait un de ses rêves, et qu'elle ne l'avait découvert qu'il n'y a quelques mois.
Mais elle n'y parvint pas. Les larmes l'avait rendue muette, incapable d'émettre plus qu'un discret souffle.
Elle sourit. Ou plutôt grimaça.
Grimaça du plus fort de son coeur, car c'était la chose la plus chaleureuse qu'elle pouvait réaliser.
Mais elle sentit un noeud, qui, sans qu'elle ne le sente, s'était défait dans sa gorge, se renouer, et elle sentit les larmes lui remonter aux yeux.
Pourquoi ?
Elle n'en savait rien.
Toujours est-il que ce fut, les larmes coulant sur ses joues et le souffle coupé, qu'elle prit dans ses bras la jeune Poufsouffle, en soufflant :
« Merci. »
Pas de problème Julie, prends ton temps
la fille aux cheveux roses
Prise la main dans les larmes

Attendre.
Simplement. En Silence.
Ne pas parler.
Juste lui laisser le temps.
Le temps de pleurer. Et de vider les larmes de son Corps.
Que toutes Tristesse partent. Doucement. Ou pas ?
Peut-être n'est-ce pas une douleur impossible à partir ?
Cette Tristesse toujours présente au fond de soi ?
Toujours là.
Tu ne sais pas. Rien.
Alors, tu attends juste.
Les sanglots irrégulier d'Emma retentissent à tes oreilles.
Ta main bouge.
Par spasmes. Irrégulier.
Les secouement de la Poufsouffle.
Transmis de son épaule à ta main. A travers tout ton corps.
Tu pourrais bouger. Enlever ta main. T'éloigner de la jeune fille.
Mais tu n'en fais rien.
Tu attends. Juste.
Son visage bouge alors.
Un déformement de la basse partie.
Ses lèvres se mouvent. Bougeant.
Une grimace ? Un sourire ?
Un mélange.
Et puis. Là.
Le Corps de la Jaune. Contre toi.
Torse contre torse.
Habits contre habits.
Et ses bras. Autour de ton corps.
Tu pourrais partir. Bouger. T'éloigner.
Mais tu n'en fais rien.
Elle a besoin de se soutien.
Et tu veux le lui apporter.
L'aider.
Alors, tu décides d'accompagner son mouvement.
Tu glisses tes bras autour de son Corps. Frêle. Délicat.
Et il y a ce Mot.
Merci.
Pourquoi ?
Je... j'ai rien fais d'particulier.
Est-ce seulement cette présence ?
Mais elle peut en trouver ailleurs ? Non ?
Ou alors a-t-elle apprécier que tu respectes son Silence ?
Peut-être...
Tant de possibilité. Trop.
- De rien.
Par moment, tu te ressens à sa place.
Tu te voies en cette petite fille fragile.
Toi. Tristesse.
Ces moments de détresse.
D'une Solitude rejeter. Pour l'accepter que mieux après.
Plus Grande. Plus Forte. Plus présente.
Amie Solitude.
Ami Silence.
Deux amis inoubliable.
Toujours avec Eux.
J'les aime.
Ils ont toujours était là. Pour toi.
Où que tu sois Ils t'aidaient. Ils t'accompagnaient.
De tes premiers pas. Tes premiers mots. A ta première magie.
Tes premières Tristesses. Tes premières Joies. Tes premières Colères.
Toujours. Presque.
Ce sentiment que tu apprécies tant.
D'être libre avec le Silence.
Danser avec Lui.
Seule à seul.
Corps à Corps.
Âme à Âme.
Ensemble.
Pour toujours. L'éternité.
Mais il y a une autre réalité.
Parfois tu as besoin du monde. Des Autres.
Serais-tu capable de toujours vivre seule ? Juste avec Silence? Et Solitude ?
Pas sûr.
Il n'y a pas de Blanc sans Noir.
Il n'y a pas de Lumière sans Obscurité.
Il n'y a pas Bonheur sans Malheur.
Il n'y a pas de Silence sans Brouhaha.
Il n'y a pas de Solitude sans Monde.
Il faut une chose. Une seule. Selon toi.
Un juste équilibre.
Équilibre de chaque éléments.
Tes pensées revienne alors à la réalité.
Au moment présent.
Le Corps délicat d'Emma entre tes bras.
Elle contre Toi.
Tu ne sais pas quoi faire.
Jamais tu n'as su que faire dans cette situation.
C'est compliqué.
Tu ne veux pas la brusquer. La blesser.
Il faut un peu de temps. Parfois. Souvent.
Finalement, tu optes pour la meilleure solution à tes yeux.
Juste attendre.