T'en dis quoi toi ? PV LA.H

25 janvier 2045
@Lillian Amaryllys Hawks


Encore une fois je ne vais pas au banquet. C'est la cinquième fois que j'évite la Grande Salle, beaucoup trop anxieuse à l'idée de croiser mes amis. Et dire que l'on est que mercredi. Depuis la lettre de grand-mère je me suis transformée en véritable courant d'air, toujours à fuir et sans jamais rester plus de cinq minutes à la même place de peur de ne pouvoir éviter les discussions. Ainsi j'arrive étonnamment à me lever avec près d'une heure d'avance le matin, piquer une pomme alors que le château se éveille et file me cacher dans les couloirs. Je ne veux voir personne. Comment dire aux nés-moldus que je connais que je ne peux plus leur parler du jour aux lendemain ? Même mes amis Sang-mêlés je n'ose leur parler, de peur d'encore mal agir.

Hasardeuse, je déambule dans les couloirs de pierres, le ventre vide réclamant de la nourriture. Mais je tiendrais bon jusqu'à ce soir pour le diner où là je pourrais surement me glisser dans un coin libre histoire d'avaler quelques petits trucs. Si au début cela me semblait difficile de ne pas écouter les plaintes de mon estomac , il m'est maintenant beaucoup plus facile de ne pas manger. Cela m'en fait presque peur. Mais c'est le prix à payer pour un peu de tranquillité et trouver une solution à tout ce bazar. Totalement perdue je me tracasse et retourne mes idées dans tous les sens à la recherche d'une solution miracle. En vain.

Des bruits de pas se font entendre dans mon dos, le pas approchant. Moi qui pensais que personne n'allais rater le déjeuner pour se rendre dans cette partie du château. Paniquée à la pensée de croiser un ami ou pire professeur, je me précipite vers la première porte ouverte, les toilettes des filles. Étonnamment vides, comparé aux habituels troupeaux d'élèves toutes avides de ragots qui hantent ces lieux. Un silence de mort flotte dans l'air que s'en est presque pesant. Sans savoir pourquoi, je me glisse dans l'une des cabines et y ferment la porte à la recherche de répit et d'isolement. Enfin. Me voilà à me planquer ici, comme c'est ridicule. Je suis ridicule. Cela me rappelle ma première altercation avec le Piaf, elle m'avait dit de cacher ma tristesse entre ces murs. Je ne pensais pas le faire un jour. Prise de sanglots soudains, je plaque ma main sur la bouche afin de me faire taire. Non, je ne veux pas pleurer pas maintenant. Jamais. Je suis forte.

J'ai beau me répéter ces mots, une larme roule sur ma joue et vient s'éclater au sol. Désespérée, j'ouvre les vannes et laisse s'échapper ma peine mes deux mains plaquer contre la paroi et la tête baissée fixant les carreaux du sol.

Pourquoi ai-je si mal ?

Moond restera mon vilain bougre.

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Les rayons du soleil viennent a peine lécher le ras du sol que j'étais bien à la différence de la grande majorité d'élève, levée et habillée. Le silence du château fait de cet instant un des meilleurs de la journée. Je passe devant la grande salle sans faire trop attention aux rayons qui viennent me taper dans les yeux à travers les fenêtres environnantes. Je ne rentre pas dedans, je me nourrirait assez ce soir et je passerait par les cuisines vers midi quand il n'y aura plus personnes dans les couloirs. Avec un entrain que je ne me reconnait pas je sautille assez joyeusement vers le dédale de couloirs encore vident et silencieux, parfait donc.

En passant par les escaliers, je prends a peine connaissance de tous autour de moi, j'en ai bien trop l'habitude. Les portraits me regardent avec insistance, certains avec joie et fierté d'autres avec mépris et dégout. Je les regarde avec le regard vide en passant, je n'étais que trop habituée à ses regards méprisants qui venaient de partout sauf des autres, qui comme moi, soutenaient le côté des pro sang-pur. Le pire dans tout ça c'est que je ne sais même pas si je suis pour ou contre la conservation du sang-pur.....Après avoir vécue dans une famille pro sang-pur, être parmi des personnes qui ne partageaient pas se même sentiment me déroutais de plus d'une manières. C'est de cette façon que je suis retrouvée seule. Pas que ça me déranges la plupart du temps, mais en cette belle matinée d'hiver, je veux juste la partager avec quelqu'un.

La solitude me connaît, en tant que "supporteur" de l'idée du sang supérieur. Le silence est un vieil ami qui me suit partout. Alors que je marche dans les couloirs déserts vers mon endroit préféré un vent frais vient me forcer à resserrer ma cape autour de moi. Je marche avec le plus d'entrain possible et lorsque j'arrive enfin au seul couloir qui me sépare du bonheur du soleil levant, je voit une jeune Serpentard qui me tourne le dos. Elle n'a pas l'air de bien aller. j'essaye de faire le moins de bruit pour ne pas la déranger, mais.... elle s'enfuit dans les toilettes qui se trouvent au coin du couloir. Je me sens un peu mal, j'entre dans les toilettes à mon tour en essayant de ne pas un seul pieds dans les flaques d'eaux qui recouvrent par endroits le vieux sol.

J'entends des pleurs venant d'une des cabines, je n'ai jamais eu a m'occuper de cas comme ça, dans ma famille on priorise la force de caractère et l'absence d'émotions en tout genre. On ne peut pas pleurer, cela montrerait que nous sommes faibles. Je me rapproche encore un peu plus de la cabine et toque deux fois sur la porte doucement. Je me paraît bête, qu'est-ce que je fait maintenant?

«Ça ne vas pas?»

Oh, vraiment?! Bravo, pour ton sens de l'empathie. C'est tout ce que tu as à lui dire? Non mais franchement, tu crois qu'elle pleure parce qu'elle est joyeuse là? Alors que je m'incendie mentalement je me sens encore plus stupide...

« Euh... enfin... je vois bien que tu ne vas pas bien mais... je voudrais savoir si je peux faire quoi que ce soit qui puisse de faire aller mieux?»

Et voilà, maintenant en plus tu t'est fait passée pour une idiote finie mais en plus elle va te prendre pour une folle. Pendant que j'entends a voix de ma mère détruire le peu de courage que j'avais eu pour parler à cette jeune fille, je n'entends plus rien de se qui se passe autour de moi et m'écarte de la porte pour me plaquer au mur opposé.

Qu'est ce qui m'a pris? Je ne la connaît même pas. Et si elle se faisait des idées mais qu'elle n'est pas du tout comme moi? Qu'est ce que je vais bien pouvoir lui dire après? Quel calvaire.....Je ne sais plus quoi faire.

L.A.Hawks
~"les histoires au fond ne sont pas importantes, se sont ceux qui les disent et lisent qui le sont, pas l'inverse"~

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- Ça ne vas pas?

Cette question, si bête soit-elle, est pourtant si pleine de sens à mes yeux. Bien sûr que non cela ne va pas, c'est évident. Après tout qui pleure par simple envie d'être bouffé par cette culpabilité et écrasé la tristesse à en avoir le souffle coupé ? Je pense pouvoir répondre au nom de tous et dire personne. Et pourtant.. là est tout le problème. Ce n'est pas tant mes idées ou émotions qui me font si mal mais plutôt l'idée de ne pas aller bien. Je n'ai pas le droit, je dois être forte, toujours. Grand-mère Lewis me l'a toujours dit, les larmes sont pour les faibles elles ne feront rien changer et n'enlèveront jamais tes soucis. Ce sont les actions qui priment, il faut trouver des solutions et se battre au lieu de se laisser aller aux sentiments.

Mais qu'est ce que je raconte. Je mélange tout. Je n'arrive plus à penser correctement. Je tape du poing rageusement contre la porte à m'en faire mal aux phalanges. Abrutie. Je dois vraiment avoir du sang de troll.

- Euh... enfin... je vois bien que tu ne vas pas bien mais... je voudrais savoir si je peux faire quoi que ce soit qui puisse de faire aller mieux ?

La meilleure, comme si quelqu'un pouvait faire quoique ce soit. Et puis je ne sais même pas qui est derrière cette porte, cela peut très bien être n'importe qui. N'importe qui. La voilà la solution. Tout ce que je sais de cette personne est que sa voix semble être celle d'une fille. Du moins je crois. Elle m'a l'air jeune. Et c'est tout. Nom d'une gargouille, à moins qu'elle m'est suivie depuis la Salle commune elle n'a pas vu mon visage et peut-être même pas le blason de ma robe. Je suis autant une étrangère pour elle qu'elle est une inconnue pour moi. Peut-être que... après tout personne n'en saura jamais rien et puis mes larmes ont déjà cessée de couler.

- Ce que je vais te dire devra rester entre ces murs on est bien d'accord ?

Puis sans attendre une réponse de sa part, trop certaine d'obtenir son accord je continue la voix encore chevrotante, chargée d'émotions.

- Je n'ai plus le droit d'être amie avec ceux que j'aime, enfin la plupart.. et ça me fait mal et je ne sais pas quoi faire..

@Lillian Amaryllys Hawks

Moond restera mon vilain bougre.

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J'attends avec une certaine maladresse dos au mur pour sa réponse malgré le fait que les coups de poings sur la porte me donnent toute envie de partir. Le mur un peu mouillé de je ne sais quelle manière commence à me tremper le dos alors je m'écarte et prends appuis contre une porte avoisinante.

- Ce que je vais te dire devra rester entre ces murs on est bien d'accord ?

J'attendis qu'elle continue, parler ne ferait qu'aggraver les choses de mon point de vue, vu que je ne suis qu'une parfaite inconnue qui devra prendre sur elle après avoir tout entendu.

- Je n'ai plus le droit d'être amie avec ceux que j'aime, enfin la plupart.. et ça me fait mal et je ne sais pas quoi faire..

Sa réponse me semble si profonde, comme si elle avait mis tout son cœur dans cette unique phrase. Je ne peut rien dire vraiment, je ne suis pas mieux placée qu'elle en terme d'amitié. Je laisse planer un silence qui devient de plus en plus pesant pour nous deux. Je dois rapidement trouver quelque chose à dire. Je sourie tristement en pensant que finalement je pouvait peut-être lui dire quelque chose...

- Ne t'inquiètes pas, je ne dirais rien. Je n'ai aucune raison de le faire après tout.Je ne suis pas vraiment une a donner des leçons mais si je devait deviner, se sont des né-moldus et des sang-mêlés, non? Je ne sais pas se que tu pourrais faire, vu que je n'ai que très peu d'information. Mais tes amis sont-ils au courant du fait que tu ne peut plus les fréquenter?

Je ne sais pas ce que j'attends, là planté comme une guigne au milieu des toilettes des filles à faire face à une porte fermée. Je sais très bien que je ne pourrais jamais l'aider vraiment, je n'arrive même pas à m'aider toute seule alors aider quelqu'un d'autre..Cependant je ne peut m'empêcher de me demander pourquoi. Pourquoi est-ce que je l'ai suivie? Pourquoi j'essaye d'aider une parfaite inconnue qui ne ma probablement jamais vue en sachant parfaitement que je ne suis pas mieux logée qu'elle en terme d'amitié.

Au fond, moi aussi j'ai besoin d'aide. Je m'adosser une nouvelle fois contre le mur humide en silence enlevant ma cape qui me fait suffoquer et en la pliant contre ma poitrine.

@Charlotte Lewis

L.A.Hawks
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Pour cette fille c'est donc évident. Je ne dois plus leur parler. Après tout elle n'a pas tord, tout serait bien plus simple, mes soucis envolés, si je décide de simplement obéir et suivre le pas. Cependant j'en éprouve beaucoup de mal, j'ai déjà toutes les peines du monde à obéir aux ordres en temps normal. Mais l'enjeux n'est pas le même, il ne s'agit pas d'une heure de retenue ou des points en moins pour me punir d’une innocente escapade nocturnes. Je ne peux pas réfléchir de la même manière que d'habitude..

Et puis les mettre au courant, comment veut-elle que je fasse ça ? "Oh salut, écoute on ne peut plus être amis. Pourquoi ? Parce que tes parents ne sont pas sorciers, d'ailleurs je vais même souhaiter ta mort. Allez, salut." C'est tout aussi débile qu'une dispute pour sa couleur préférée ou celle du ciel. Mais qu'est ce que je raconte encore ? On s'en fiche de mon avis, je ne suis qu'une idiote de gamine qui n'est pas capable d'obéir à sa famille.

Agacée et frustrée, j'ai le sentiment d'être dans une impasse, et rageusement cette fois-ci c'est ma tête qui vient heurter la surface de la paroi des toilettes. Après tout peut-être qu'à force une idée de génie viendra me réveiller et apporter toutes les solutions à mes problèmes. Si seulement.

- Donc d'après toi je devrais suivre les ordres familiaux ?

Mais avant même qu'elle ne me réponde je rajoute, le crâne toujours plaqué contre le métal de la cabine, les yeux fixant le carrelage fissuré.

- Le truc c'est que je me demande si je pense vraiment comme eux au bout du compte.

@Lillian Amaryllys Hawks
Dernière modification par Charlotte Lewis le 11 juin 2020, 13:48, modifié 1 fois.

Moond restera mon vilain bougre.

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Elle prends un certain temps avant de me répondre et je ne trouves pas ça agaçant vu la situation. Je comprends un peut son problème. Elle est dans une impasse dans laquelle je ne me suit jamais trouvée, et je ne compte pas m'y trouver vraiment non-plus. Enfin, j'ai jamais essayé de m'y trouver de n'importe quelle manière.

C'est après un silence assez frustrant pour nous deux, j'ai entendu un son sourd comme si quelque chose avait était projeté contre la paroi des toilettes. Elle se décida de me répondre.

- Donc d'après toi je devrais suivre les ordres familiaux ?

J'ouvris la bouche pour répondre quand elle me coupa rapidement.

- Le truc c'est que je me demande si je pense vraiment comme eux au bout du compte.

Sa remarque me fit sourire et rire un peu. On se ressemble un peu. Elle se pose d'une certaine façon la même question que moi. Est-ce que au final, je pense comme eux? Cette fois je savais quoi répondre même si je ne pense pas que l'aidera vraiment. Je ne peut que lui offrir des conseils aussi piteux soit-ils.

-" Suivre sa famille c'est une chose, penser par soit-même s'en est une autre, tout comme faire semblant sans le savoir. Pour l'instant si j'étais à ta place je pense que je suivrai se qu'ils te disent pour pouvoir mettre au clair tes idées. Sans complètement ignorer tes amis. Tu peut leur dire que tu as besoin d'être seule pendant un certain temps à cause d'affaires familiales. Je ne pense pas qu'ils iront chercher plus loin si ils savent à quoi s'attendre avec ta famille. Mais c'est mon opinion, ce qui va compter à la fin c'est se que toi tu vas penser de la situation."

Après quelques secondes d’hésitations, je décide de toquer doucement contre la porte après avoir remis ma cape et mon écharpe. Je sais pertinemment bien qu'elle ne voudra peut-être pas sortir mais rester dans les toilettes n'est pas particulièrement attrayant. De plus, elle va bien devoir connaître à un moment au moins de nom la personne à qui elle à parlé non ?

@Charlotte Lewis

L.A.Hawks
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T'en dis quoi toi ? PV LA.H
Cette fille a raison. Je ne dois pas me précipiter et encore moins prendre des décisions catégoriques qui pourraient avoir de graves conséquences sans m'assurer que c'est bien ce que je pense. Mettre mes idées au clair, voilà quelque chose de bien compliqué pour moi et qui va nécessiter du temps. Ce n'est pas comme si j'ai envie de finir comme mon père, reniée de la famille, ou pire reprendre l'affaire familiale et finir sur le Chemin de Traverse toute ma vie. Je peux toute à fait choisir de m'éloigner un peu d'eux sans entrer dans l'extrême et me rapprocher de ceux pour qui leur situation correspond d'avantage à la mienne Après tout, je partagerais d'autant plus de choses avec eux et surtout il n'y aura plus cette petite voix suffisante qui me soufflera que ce que je fais est mal. Argh si seulement ces maudits nés-moldus pouvaient porter un signe distinctifs, mais au lieu de ça ils se mêlent à la foule et viennent même rejoindre les rangs des Serpentard, comme c'es ironique. Le grand Salazar doit s'en manger les chaussettes.

L'étrangère a marqué juste, je me demande alors... après tout, elle ne connait pas les mêmes soucis que moi, ou au moins le même schémas familial. Une part de moi a envie de sortir pour la remercier, les yeux dans les yeux, de m'avoir écouté et conseillé sans jugement. Mais une autre appréhende de faire face à une fille d'une autre maison, nom d'une gargouille pas une Serdaigle, et que à ma vue la jeune élève en profite pour aller crier haut et fort mes pensées.

On frappe à la porte. C'était prévisible. Mais je ne veux pas. Hantée à l'idée de croiser un regard satisfait ou moqueur. Je soupire bruyamment prise dans un tourbillon indécis avant. de secouer la tête en guise de négation. C'est trop dur. Si seulement j'avais une cape d'invisibilité.

- Je suis désolée je ne peux pas.. je ne sais pas qui tu es... je n'aurais jamais parlé sinon. C'est mieux si tu pars devant.

J'inspire une grande bouffée d'air me donnant du courage.

- Mais merci pour tout, qui que tu sois.

@Lillian Amaryllys Hawks

Moond restera mon vilain bougre.

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A vrai dire, je m'y attendais. C'était prévisible qu'elle ne voudrais pas sortir de si tôt. Après tout elle viens quand même de débiter tout ce qu'elle avait sur le cœur à une parfaite étrangère. Je dois avouer que je la comprends un peu, si je n'avais pas été chez Serpentard qu'est-ce que j'aurai bien pu faire avec ces informations bien trop compromettantes pour n'importe quel Serpy, pur-sang. Je fit alors se qu'elle espérait et partit des toilettes avec mes talons claquants aux sol.

Je me libéra de toute cette tension et me dirigea vers les couloirs du fond après avoir regardée si il n'y avait personne dans les couloirs. Je me précipita vers le couloir aux arches qui surplombent d'un côté le lac et de l'autre la forêt. Quand je me rendit compte que j'avais oublié de prendre de quoi dessiner. Je me retourna et courue le plus rapidement possible vers les cachots. Au coin d'un couloir je faillis me faire prendre par Rusard, et j'ai eue chaud. Une fois arrivé aux cachots je murmura le mot de passe et rentra dans mon dortoir où mes colocataires, dormaient encore. Ne voulant pas les réveiller je prit mes affaires et décampais le plus rapidement possible.

Je me retrouva rapidement à refaire le même chemin qu'en venant il y à quelques dizaines de minutes. Cette fois je ne fit pas de mouvement pour regarder les portraits et je marchais en empruntant un chemin qui malgré plus long me permettrait de ne pas recroiser cette Serpentard. Je me hissa sur une des arches une fois arrivé et commença à dessiner. C'était vraiment un de mes endroits préférés. Il n'y avait pas photo.

Le soleil était bas dans le ciel mais les ombres orangées firent se lever les oiseaux et ils commencèrent à chanter. Malgré le froid hivernal, une petite brize chaude et chaleureuse m'enveloppa et je me cala plus dans le creux de l'arche.Je me sentie bien depuis bien longtemps et pour la première fois depuis que j'étais à Poudlard, je ne pensais pas à mes frères ou mes parents.

@Charlotte Lewis

L.A.Hawks
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