Moaning Enora
~RPG privé avec
@Kyana Lewis
~ 30 Juillet 2044 ~
Enora n'arrivait pas à croire qu'elle allait rater les fêtes de Lugnasad. Elle avait tant espéré que ses parents la ramènent à la maison avant ça mais non. La jeune fille semblait être bien partie pour passer l'été entier ici.
Ce matin, elle avait enfin reçu une lettre de ses parents.
Reducio
Petite Enora,
Nous sommes désolés de ne pas pouvoir t'écrire plus souvent mais nous voulons laisser le temps à Strix, notre fidèle hibou, de se reposer. Tu sais qu'il se fait vieux et voler sur une si grande distance par ce temps ne lui fait pas du bien. Ton père et moi tenions à te souhaiter un bon Lugnasad. Tu as également les meilleurs veux de grand mère et grand père. Les fêtes ne seront pas les mêmes sans toi. Nous t'avons envoyé un colis avec une couronne de fleur et tout le nécessaire pour que tu puisses faire ta propre célébration. J'ai enchanté les pétales pour qu'ils gardent leur fraîcheur. J'espère que le paquet arrivera à temps et que tout se passe bien pour toi. Dis nous si tu as besoin de quoi que ce soit.
Tu nous manques terriblement.
Ta mère et ton père qui t'aiment.
Nous sommes désolés de ne pas pouvoir t'écrire plus souvent mais nous voulons laisser le temps à Strix, notre fidèle hibou, de se reposer. Tu sais qu'il se fait vieux et voler sur une si grande distance par ce temps ne lui fait pas du bien. Ton père et moi tenions à te souhaiter un bon Lugnasad. Tu as également les meilleurs veux de grand mère et grand père. Les fêtes ne seront pas les mêmes sans toi. Nous t'avons envoyé un colis avec une couronne de fleur et tout le nécessaire pour que tu puisses faire ta propre célébration. J'ai enchanté les pétales pour qu'ils gardent leur fraîcheur. J'espère que le paquet arrivera à temps et que tout se passe bien pour toi. Dis nous si tu as besoin de quoi que ce soit.
Tu nous manques terriblement.
Ta mère et ton père qui t'aiment.
La correspondance s'était en effet faite rare et Enora craignait que les excuses données par ses parents ne soient que des faux prétextes. Elle ne savait pas si c'était seulement à cause du Conseil des Sorciers ou bien si elle avait fait quelque chose. Peut être qu'elle avait vraiment déçu son père en étant envoyée à Serdaigle ? Il aurait alors seulement fait un effort pour Noël. Et encore ! Il ne s'était pas donné la peine de rester toutes les vacances. C'était surement pour ça d'ailleurs. Et maintenant, il ne se sentait pas de la supporter pour un été entier alors il la laissait seule à Poudlard. Est ce que sa mère l'aurait vraiment laissé faire ? Elle avait beau ne pas être les mère fille les plus proches, elles s'aimaient et c'était indéniable.
La seule bonne nouvelle à laquelle Enora pouvait se raccrocher c'était que le colis était bel et bien arrivé à temps pour la fête de Lugnasad. Le carton avait même précédé la lettre et l'aiglonne s'était interrogée sur la raison derrière cette envoi. Seulement en lisant la missive de ses parents s'était elle rappelée que la célébration celtique des moissons devait avoir lieu aujourd'hui.
Retenant ses larmes, elle avait couru de la volière au premier endroit où elle savait qu'elle pourrait être un peu seule : les toilettes des filles. Elle s'était enfoncée dans l'un des box et s'était écroulée au sol. Des sanglots avaient aussitôt secoué son petit corps alors qu'elle serrait de toutes ses forces le parchemin parsemé de l'écriture de ses parents.
Dernière modification par Enora Horton le 3 sept. 2019, 12:23, modifié 1 fois.
~ 2 ème année RP ~
Moaning Enora
Tu en as marre.
Marre de quoi ? pourrait-on interroger.
Marre de ce château si vide. Marre de cette bibliothèque, dont tu as lu la moitié des rayonnages. Marre de ce dortoir, car tu ne connais personne. Marre de cette Salle Commune. Marre de tout, en fait.
Aujourd'hui, tu as décidé de tenter quelque chose de nouveau. Tu espères que ton idée permettra de rythmer tes après-midi longues et ennuyeuses, si vides.
Tu vas Apprendre.
Le premier fantôme que tu te décides à aller voir, c'est Mimi. Tu ne la connais pas, tu ne lui as jamais parlé. Tu as simplement entendu quelques vagues rumeurs la concernant. Tu as donc décidé de la rencontrer.
Munie d'un simple morceau de parchemin et de ta plus belle plume, tu franchis la porte au heurtoir d'argent d'un pas joyeux, d'ordinaire si pesant et fatigué. Tu n'accordes pas un regard aux quelques personnes que tu croises sur ta route, trop absorbée dans tes reflexions.
Tu descends les escaliers rapidement, sans faire attention au regard pesant des tableaux. Tu te surprends même à fredonner. Bien entendu, tu t'arrêtes aussitôt. Pas envie qu'on te remarque.
Arrivée au Quatrième étage, tu ralentis. Ombre parmi les Ombres, tu te glisses dans la pièce délabrée et sale que l'on ose nommer Toilettes et tu déroules ton parchemin. Tu cherches Mimi des yeux, tu ne la trouves pas.
En revanche, tu entends un bruit. Venant de l'une des cabines.
Tu fronces les sourcils, déconcertée. On t'avait bien dit que Mimi pleurait tout le temps, mais tu ne t'attendais pas à ça. Des sanglots rauques, entrecoupés de petit reniflements, comme si la personne qui se tenait dans le box tentait d'évacuer une tristesse effroyablement lourde à porter. Tu avances lentement, aussi silencieuse qu'un Rêve, ignorant le petit clapotement produit par un goutte d'eau tombant sur le sol, te rapprochant inexorablement de la Porte d'où s'échappe tant de bruit.
Ton pas se fait plus lent, plus mesuré. Tu te demandes ce qui rend Mimi si triste.
Arrivée devant la porte, tu t'arrêtes et tu Observes. La cabine n'est pas différente des autres. Petite, étroite. Incroyablement sale.
Après un instant d'hésitation, tu hausses les épaules et pousses la porte.
Rien ne t'avait préparée à la vue de l'Etrangère. Ta bouche s'entrouvre, ton regard se durcit.
Elle n'est pas dans son état normal. Elle ne va pas Bien. Elle Pleure.
Elle te fait un peu penser à toi même au début de l'année.
Tu sais qu'elle veut être Seule, pourtant tu ne parviens pas à détacher ton regard de glace de son petit corps secoué de Sanglots.
Tu ne veux pas qu'elle sache que tu es là. Tu sais que si tu avais été à sa place tu aurais tout fait pour qu'on te fiche la Paix.
Tu voudrais partir, tu restes Figée. Tu ne sais pas quoi faire, mais ta bouche s'ouvre toute seule et demande stupidement :
Marre de quoi ? pourrait-on interroger.
Marre de ce château si vide. Marre de cette bibliothèque, dont tu as lu la moitié des rayonnages. Marre de ce dortoir, car tu ne connais personne. Marre de cette Salle Commune. Marre de tout, en fait.
Aujourd'hui, tu as décidé de tenter quelque chose de nouveau. Tu espères que ton idée permettra de rythmer tes après-midi longues et ennuyeuses, si vides.
Tu vas Apprendre.
Le premier fantôme que tu te décides à aller voir, c'est Mimi. Tu ne la connais pas, tu ne lui as jamais parlé. Tu as simplement entendu quelques vagues rumeurs la concernant. Tu as donc décidé de la rencontrer.
Munie d'un simple morceau de parchemin et de ta plus belle plume, tu franchis la porte au heurtoir d'argent d'un pas joyeux, d'ordinaire si pesant et fatigué. Tu n'accordes pas un regard aux quelques personnes que tu croises sur ta route, trop absorbée dans tes reflexions.
Tu descends les escaliers rapidement, sans faire attention au regard pesant des tableaux. Tu te surprends même à fredonner. Bien entendu, tu t'arrêtes aussitôt. Pas envie qu'on te remarque.
Arrivée au Quatrième étage, tu ralentis. Ombre parmi les Ombres, tu te glisses dans la pièce délabrée et sale que l'on ose nommer Toilettes et tu déroules ton parchemin. Tu cherches Mimi des yeux, tu ne la trouves pas.
En revanche, tu entends un bruit. Venant de l'une des cabines.
Tu fronces les sourcils, déconcertée. On t'avait bien dit que Mimi pleurait tout le temps, mais tu ne t'attendais pas à ça. Des sanglots rauques, entrecoupés de petit reniflements, comme si la personne qui se tenait dans le box tentait d'évacuer une tristesse effroyablement lourde à porter. Tu avances lentement, aussi silencieuse qu'un Rêve, ignorant le petit clapotement produit par un goutte d'eau tombant sur le sol, te rapprochant inexorablement de la Porte d'où s'échappe tant de bruit.
Ton pas se fait plus lent, plus mesuré. Tu te demandes ce qui rend Mimi si triste.
Arrivée devant la porte, tu t'arrêtes et tu Observes. La cabine n'est pas différente des autres. Petite, étroite. Incroyablement sale.
Après un instant d'hésitation, tu hausses les épaules et pousses la porte.
Rien ne t'avait préparée à la vue de l'Etrangère. Ta bouche s'entrouvre, ton regard se durcit.
Elle n'est pas dans son état normal. Elle ne va pas Bien. Elle Pleure.
Elle te fait un peu penser à toi même au début de l'année.
Tu sais qu'elle veut être Seule, pourtant tu ne parviens pas à détacher ton regard de glace de son petit corps secoué de Sanglots.
Tu ne veux pas qu'elle sache que tu es là. Tu sais que si tu avais été à sa place tu aurais tout fait pour qu'on te fiche la Paix.
Tu voudrais partir, tu restes Figée. Tu ne sais pas quoi faire, mais ta bouche s'ouvre toute seule et demande stupidement :
Mimi ?
Tu serres les dents. Quoi de mieux pour commencer une conversation qu'une parole déplacée, une note grinçante et fausse ? Tes paupières se ferment un instant, tu soupires doucement.
Ton regard, après s'être évadé sur les murs dont la peinture se détache et le plafond taché par l'humidité, revient se poser sur l'Autre. Elle doit certainement avoir ton âge, et elle aussi est restée au château pour les vacances, comme tu peux le voir.
Tu mets un petit moment à la reconnaître. Elle est à Serdaigle, elle aussi. Tu l'as déjà vue en Salle Commune.
• ‘til it seemed
that Sense was breaking through — •
ent‘r‘êvée
that Sense was breaking through — •
ent‘r‘êvée
Moaning Enora
Ecroulée sur le sol, Enora était beaucoup trop occupée à pleurer pour entendre la porte des toilettes s'ouvrir. Trop bruyante pour entendre les pas se rapprocher du box dans lequel elle était prostrée, la tête entre les mains. Sa vision trop embuée pour se rendre compte que le compartiment lui même venait de s'entrouvrir par une main étrangère. Ses yeux étaient tellement emplis de larme qu'elle ne discernait même plus les mots tracés par sa mère sur la lettre qu'elle tenait pourtant à quelques centimètres de son visage. La situation entière était trop pour elle et la jeune fille ne savait pas quoi faire à part pleurer toutes les larmes de son corps.
A peine lorsque le prénom de Mimi atteignit ses oreilles commença-t-elle à se redresser. Est-ce qu'une jeune fille cherchait à déloger le fantôme centenaire de sa cachette ou bien cherchait-on plus vraisemblablement à se moquer d'elle ? Dans le dernier cas, comment on pouvait, sans connaissance aucune de la cause de ses larmes, faire d'elle le dindon de la farce ? Quelque soit la raison, il était clair qu'elle attristait Enora au plus haut point.
La jeune Serdaigle ne pleurait pas souvent. Cette année, c'était seulement la deuxième fois. La précédente avait aussi été à la réception d'une lettre de la part de ses parents lorsqu'ils l'avaient avertie qu'elle devrait rester à Poudlard cet été. Le gouvernement venait d'être renversé et son père craignait des répercussions sur sa famille. Elle avait beau comprendre, il était bien plus dificile de faire accepter cette décision qui n'était pas de son ressort à son petit coeur d'enfant. Elle s'était seulement sentie abandonnée par sa famille. Sa première pensée avait alors été que ses parents avaient été trop déçus par la maison dans laquelle elle avait été envoyée : Serdaigle. Pas Serpentard comme son père. Encore moins Poufsouffle comme sa mère. Juste Serdaigle. Cette fois ci également elle avait été interrompue dans l'expression de son tourment. Par chance, le témoin avait été une amie qui avait su lui remonter le moral et l'écouter. Elle aussi en avait gros sur le coeur et Enora avait su lui renvoyer l'ascenseur.
A présent, elle avait pourtant l'impression que cette interruption n'était pas aussi amicale. Peut être était seulement parce qu'elle était dans la situation qui l'avait fait pleurer cette première fois et qu'elle semblait avoir trouvé le moyen de s'aggraver encore ? La jeune fille ne se posa pas plus de question et essuya d'un geste rageux les larmes qui coulaient encore sur ses joues :
- Tu te moques de moi ? demanda-t-elle sans se retourner.
Elle ne voulait pas donner satisfaction à son interlocutrice si elle pouvait en trouver à la vue de ses pleurs. Elle se redressa en faisant face au mur et après avoir pris une inspiration discrète, fit enfin demi tour pour regarder son étrangère dans les yeux. Qui en fait n'en était pas une. Il s'agissait de Kyana, une camarade Serdaigle qui avait également du rester à Poudlard pour les vacances.
Plus surprise qu'en colère cette fois, le prénom de la petite rousse lui échappa :
- Kyana ?
A peine lorsque le prénom de Mimi atteignit ses oreilles commença-t-elle à se redresser. Est-ce qu'une jeune fille cherchait à déloger le fantôme centenaire de sa cachette ou bien cherchait-on plus vraisemblablement à se moquer d'elle ? Dans le dernier cas, comment on pouvait, sans connaissance aucune de la cause de ses larmes, faire d'elle le dindon de la farce ? Quelque soit la raison, il était clair qu'elle attristait Enora au plus haut point.
La jeune Serdaigle ne pleurait pas souvent. Cette année, c'était seulement la deuxième fois. La précédente avait aussi été à la réception d'une lettre de la part de ses parents lorsqu'ils l'avaient avertie qu'elle devrait rester à Poudlard cet été. Le gouvernement venait d'être renversé et son père craignait des répercussions sur sa famille. Elle avait beau comprendre, il était bien plus dificile de faire accepter cette décision qui n'était pas de son ressort à son petit coeur d'enfant. Elle s'était seulement sentie abandonnée par sa famille. Sa première pensée avait alors été que ses parents avaient été trop déçus par la maison dans laquelle elle avait été envoyée : Serdaigle. Pas Serpentard comme son père. Encore moins Poufsouffle comme sa mère. Juste Serdaigle. Cette fois ci également elle avait été interrompue dans l'expression de son tourment. Par chance, le témoin avait été une amie qui avait su lui remonter le moral et l'écouter. Elle aussi en avait gros sur le coeur et Enora avait su lui renvoyer l'ascenseur.
A présent, elle avait pourtant l'impression que cette interruption n'était pas aussi amicale. Peut être était seulement parce qu'elle était dans la situation qui l'avait fait pleurer cette première fois et qu'elle semblait avoir trouvé le moyen de s'aggraver encore ? La jeune fille ne se posa pas plus de question et essuya d'un geste rageux les larmes qui coulaient encore sur ses joues :
- Tu te moques de moi ? demanda-t-elle sans se retourner.
Elle ne voulait pas donner satisfaction à son interlocutrice si elle pouvait en trouver à la vue de ses pleurs. Elle se redressa en faisant face au mur et après avoir pris une inspiration discrète, fit enfin demi tour pour regarder son étrangère dans les yeux. Qui en fait n'en était pas une. Il s'agissait de Kyana, une camarade Serdaigle qui avait également du rester à Poudlard pour les vacances.
Plus surprise qu'en colère cette fois, le prénom de la petite rousse lui échappa :
- Kyana ?
~ 2 ème année RP ~
Moaning Enora
Elle n'a pas réagi. Peut-être ne t'a-t-elle pas entendue. Ca se rassure. Faire face au Regard de ta camarade que tu viens de prendre pour un fantôme te fait peur. Oui, Peur.
Tu ne le soutiendrais pas. Tu te recroquevillerais à ton tour, tu Fuirais. D'autant qu'elle pleure. Tu ne parviendrais pas à lui adresser ton Soutien, et tout ce que tu parviendrais à faire, avec tes Mots écorchés et ton regard plein de Pitié, c'est ne rien dire. Sale Egoïste.
Elle te fait penser à toi, et ça, tu ne le supportes pas.
Un instant plus tard, alors que tu crois encore que tu vas pouvoir partir comme tu es venue, Silencieuse, et que tu pourras continuer ton interrogatoire comme si de rien n'était, la voix de la Fille résonne entre les légers clapotement des flaques d'eau et le sifflement du vent au travers d'un carreau fissuré.
Te... te moquer ? Ton coeur accélère, le sang bat jusque dans tes oreilles. Tu aimerais te révolter, contester vivement cette affirmation.
Tu te Tais. C'est tout ce que tu sais faire.
Comme d'habitude, tu attends que l'orage passe. Que la Serdaigle t'oublie.
Mais elle se redresse, avec quelque difficulté. Elle pose son Regard, que tu ne connais que de loin, pour avoir apperçu la Fille dans la Salle Commune, sur toi. Elle te dévisage, le regard surpris.
Elle semble savoir qui tu es, puisque qu'elle laisse échapper un Mot. Prononcé tel une Question, comme si elle n'était pas sûre d'elle. Elle te demande si c'est Toi. Elle te le dit. Elle veut savoir si c'est Toi, qui, comme d'habitude, interromps les disscussions, les périodes indispensables de Solitude, au pires moments. Si c'est toi qui la déranges maintenant, alors qu'à sa place tout ce que tu aurais voulu c'est être Seule, dans le Silence. Pour pouvoir entendre tes Pleurs résonner sur les murs de la pièce délabrée, pour comprendre à quel point ta famille te manque, à quel point tu aurais aimé être avec eux. Les soulager de la Douleur, du poids qu'ils portent sur leurs épaules. De leur Naissance impure et de tout ce que ça implique.
Tes épaules se baissent, tu courbes l'échine, mais ton regard reste fixé dans celui de l'Autre.
Oui, c'est toi.
Oui, il faut que tu parte. Non, tu ne le feras pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que tu en es incapable. Que feras-tu ? Aucune idée. Vas-tu l'aider ? Vas-tu l'accompagner, la réconforter, la remettre sur pieds afin qu'elle puisse à nouveau faire face à la Vie, à ses Sacrifices et à ses Déceptions ? Peut-être, mais comment ?
Tu avances d'un pas. La porte se referme, tu frémis lorsqu'elle claque. Vous vous retrouvez isolées, comme dans une bulle. Pour toi, plus rien d'autre n'existe que ton pauvre corps hérrissé par l'angoisse et l'appréhension et son propre corps à elle, secoué de sanglots.
Tu ne sais pas quoi dire. Tu ne dis rien.
Tu ne le soutiendrais pas. Tu te recroquevillerais à ton tour, tu Fuirais. D'autant qu'elle pleure. Tu ne parviendrais pas à lui adresser ton Soutien, et tout ce que tu parviendrais à faire, avec tes Mots écorchés et ton regard plein de Pitié, c'est ne rien dire. Sale Egoïste.
Elle te fait penser à toi, et ça, tu ne le supportes pas.
Un instant plus tard, alors que tu crois encore que tu vas pouvoir partir comme tu es venue, Silencieuse, et que tu pourras continuer ton interrogatoire comme si de rien n'était, la voix de la Fille résonne entre les légers clapotement des flaques d'eau et le sifflement du vent au travers d'un carreau fissuré.
Te... te moquer ? Ton coeur accélère, le sang bat jusque dans tes oreilles. Tu aimerais te révolter, contester vivement cette affirmation.
Tu te Tais. C'est tout ce que tu sais faire.
Comme d'habitude, tu attends que l'orage passe. Que la Serdaigle t'oublie.
Mais elle se redresse, avec quelque difficulté. Elle pose son Regard, que tu ne connais que de loin, pour avoir apperçu la Fille dans la Salle Commune, sur toi. Elle te dévisage, le regard surpris.
Elle semble savoir qui tu es, puisque qu'elle laisse échapper un Mot. Prononcé tel une Question, comme si elle n'était pas sûre d'elle. Elle te demande si c'est Toi. Elle te le dit. Elle veut savoir si c'est Toi, qui, comme d'habitude, interromps les disscussions, les périodes indispensables de Solitude, au pires moments. Si c'est toi qui la déranges maintenant, alors qu'à sa place tout ce que tu aurais voulu c'est être Seule, dans le Silence. Pour pouvoir entendre tes Pleurs résonner sur les murs de la pièce délabrée, pour comprendre à quel point ta famille te manque, à quel point tu aurais aimé être avec eux. Les soulager de la Douleur, du poids qu'ils portent sur leurs épaules. De leur Naissance impure et de tout ce que ça implique.
Tes épaules se baissent, tu courbes l'échine, mais ton regard reste fixé dans celui de l'Autre.
Oui, c'est toi.
Oui, il faut que tu parte. Non, tu ne le feras pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que tu en es incapable. Que feras-tu ? Aucune idée. Vas-tu l'aider ? Vas-tu l'accompagner, la réconforter, la remettre sur pieds afin qu'elle puisse à nouveau faire face à la Vie, à ses Sacrifices et à ses Déceptions ? Peut-être, mais comment ?
Oui.
Tu avances d'un pas. La porte se referme, tu frémis lorsqu'elle claque. Vous vous retrouvez isolées, comme dans une bulle. Pour toi, plus rien d'autre n'existe que ton pauvre corps hérrissé par l'angoisse et l'appréhension et son propre corps à elle, secoué de sanglots.
Tu ne sais pas quoi dire. Tu ne dis rien.
• ‘til it seemed
that Sense was breaking through — •
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that Sense was breaking through — •
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Moaning Enora
Enora était confuse et, de toute évidence, sur le point de s'énerver. Ses yeux encore humides surmontaient des joues rougissantes tandis que le sang lui montait à la tête et ses petits poings se serraient, oubliant qu'ils détenaient encore la lettre reçue de ses parents. L'aiglonne en face d'elle ne bougeait pas d'un poil, n'émettait pas un son. C'était pourtant elle qui avait fait le choix de pousser la porte de son box et de l'interrompre dans ses pleurs. Que ce soit pour la moquer ou pour la consoler, il était normal de s'attendre à quelque réaction de sa part suite à sa découverte de la situation. Et pourtant, la petite rousse restait aussi immobile que silencieuse. Ses yeux verts se contentaient de fixer sa camarade Serdaigle comme si de rien était. Comme si rien était en fait car son regard ne transportait aucune émotion. Elle aurait aussi bien pu l'avoir poser sur un tableau. Et là encore, une quelconque forme d'art aurait pu lui provoquer plus de sentiment.
Finalement, un unique mot s'échappe de ses lèvres, à peine plus qu'une syllabe : "oui". Mais oui quoi ? Oui Kyana se moquait de sa camarade ou oui Kyana confirmait être Kyana ?
Il avait déjà été tellement facile pour Enora de passer de la tristesse à la colère. Facile parce qu'elle pouvait la porter sur l'objet du sentiment négatif. Pour ce qui était de son désarroi, il lui faudrait attendre la fin de l'été, dans le meilleur des cas, ou Noël ! Aucune chance que ses parents viennent la chercher demain. Encore moins que la première chose qu'elle leur exprime soit sa tristesse quant à l'exil qu'ils lui avaient fait enduré. Elle serait trop contente de les revoir et pas assez rancunière pour même repenser à ses semaines forcées au château. La scène jouait pourtant dans sa tête en boucle depuis le début des vacances. Elle avait tout essayé pour y échapper, même de se mettre en danger pour ressentir quelque chose de différent. Mais cette nouvelle lettre avait réussi à faire ce qu'elle n'avait pas pu malgré ses efforts : étouffer l'espoir fou que ses parents apparaissent un beau matin pour la ramener à la maison. Sans nul doute, le film qu'elle s'était fait et qu'elle connaissait sur le bout des doigts ne passerait plus dans son esprit. Il laissait place à une question qui prenait donc de plus en plus d'importance, plus d'importance qu'il n'en valait.
- Oui à quoi Kyana ? demanda-t-elle froidement.
Même si aucun sentiment ne transparaissait réellement dans sa voix, tout était dans son attitude hostile et elle ne doutait pas que l'aiglonne comprendrait. Leur proximité nouvelle due au pas en avant qu'avait fait son interlocutrice amplifiait encore cet effet. Enora se serait fait peur à elle même.
Finalement, un unique mot s'échappe de ses lèvres, à peine plus qu'une syllabe : "oui". Mais oui quoi ? Oui Kyana se moquait de sa camarade ou oui Kyana confirmait être Kyana ?
Il avait déjà été tellement facile pour Enora de passer de la tristesse à la colère. Facile parce qu'elle pouvait la porter sur l'objet du sentiment négatif. Pour ce qui était de son désarroi, il lui faudrait attendre la fin de l'été, dans le meilleur des cas, ou Noël ! Aucune chance que ses parents viennent la chercher demain. Encore moins que la première chose qu'elle leur exprime soit sa tristesse quant à l'exil qu'ils lui avaient fait enduré. Elle serait trop contente de les revoir et pas assez rancunière pour même repenser à ses semaines forcées au château. La scène jouait pourtant dans sa tête en boucle depuis le début des vacances. Elle avait tout essayé pour y échapper, même de se mettre en danger pour ressentir quelque chose de différent. Mais cette nouvelle lettre avait réussi à faire ce qu'elle n'avait pas pu malgré ses efforts : étouffer l'espoir fou que ses parents apparaissent un beau matin pour la ramener à la maison. Sans nul doute, le film qu'elle s'était fait et qu'elle connaissait sur le bout des doigts ne passerait plus dans son esprit. Il laissait place à une question qui prenait donc de plus en plus d'importance, plus d'importance qu'il n'en valait.
- Oui à quoi Kyana ? demanda-t-elle froidement.
Même si aucun sentiment ne transparaissait réellement dans sa voix, tout était dans son attitude hostile et elle ne doutait pas que l'aiglonne comprendrait. Leur proximité nouvelle due au pas en avant qu'avait fait son interlocutrice amplifiait encore cet effet. Enora se serait fait peur à elle même.
~ 2 ème année RP ~
Moaning Enora
La Fille est en colère. Son visage n'avait plus l'expression torturée que tu as pu apercevoir en entrant. Non, à présent elle est énervée. Et toi tu ne sais pas que faire de cette Colère. Vas-tu Fuir, comme tu le fais si bien ? Tu aimerais. Pourtant le regard de cette Autre qui te ressemble te cloue au sol. Et même si tu tentes, de toute la force de ta Volonté, de faire demi-tour, de partir en courant, et d'Oublier, tu ne parviens pas à esquisser un pas en arrière.
Des Tremblements agitent ton corps entier. Tu te forces à ne pas détourner le regard, à faire face à la Fille. Tu empêches ton menton de se baisser, tu refuses de te perdre dans la contemplation du sol de carrelage, clignes une fois des yeux, pour te donner du courage, et tu replonges dans les yeux de l'Autre.
Elle n'a pas compris. Tu n'as pas Parlé comme il faut. Alors quoi ? Comment faire ? Faire un Discours de dix minutes, continuer à parler par monosyllabes ? Tu ne sais pas. Tu ne sais plus Rien.
Alors tu essaies une sorte d'entre-deux. Ne plus répondre Oui, ou Non. Construire des phrases complètes et logiques. Intelligibles et compréhensibles. Mais ne jamais, au grand jamais, parler longtemps. Tu ne sais pas faire. Tu t'Embrouillerais. Deviendrais plus Ridicule que ce que tu n'es déjà. Perdrais le peu de dignité qu'il te reste.
Il n'en est pas question.
Oui, c'est moi. Non, j'me moque pas.
Ton visage est fermé. Tu ne laisseras pas tes Émotions franchir la barrière, inonder ton Regard, tes lèvres. Tu ne laisses rien Passer, c'est mieux ainsi.
On t'a souvent dit qu'il était inexpressif, ton visage. Ça te plaisait, vraiment. De savoir qu'on ne pouvait percer à jour tes Secrets, qu'on ne pouvait deviner ce que tu Pensais.
Tu continues donc à exercer cette méthode. A faire semblant de ne rien ressentir. Pour mieux laisser éclater tes émotions au grand jour quand tu es seule, ou bien quand tu joues. Le Violon t'aide beaucoup pour ça.
Mais là... Tu es Incapable de faire comme d'habitude. Incapable de garder la bouche pincée, les sourcils à moitié froncés et le nez un peu plissé.
Parce que tu ne sais pas, cette fille, elle... elle ne va pas bien et ça te perturbe. La raison de son malaise vient sûrement de la lettre qu'elle serre dans ses mains. Tu ne veux pas la lire. Mais elle t'Intrigue. Tu veux lui demander si il y a quelque chose qui ne va pas. Tu aimerais pouvoir l'Aider. Mais tu ne sais pas comment faire.
Ça va pas ?
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Moaning Enora
Kyana se fit aussi froide que l'Enora d'il y a quelques secondes et elle ne put s'empêcher de se sentir coupable. Sa camarade semblait se préoccuper assez pour ouvrir la porte de son box alors qu'elle n'entendait que des sanglots et elle lui répondait mal.
Il fallait dire que la petite brune était loin d'être dans le bon état d'esprit pour une conversation avec une semi-inconnue. Elle voulait qu'on la laisse pleurer toute seule. Ou qu'on la rassure, qu'on lui dise que rien n'était de sa faute et qu'elle en vivrait d'autres des Lugnasad. C'était deux voeux diamétralement opposés qu'elle faisait et elle n'était pas sure qu'un seul des deux soit exaucé dans ces toilettes. Kyana n'esquissait plus de s'éloigner, que ce soit en jetant un regard par dessus son épaule ou en piétinant, et malgré ses preuves d'intérêt certain, elle ne semblait pas capable de la rassurer.
Qui pouvait lui en vouloir ? Elle avait le même age qu'Enora et si elle avait passé l'été à Poudlard, c'était sans doute que le Conseil des Sorciers avaient aussi eu un impact quelconque sur sa famille. Elle aussi devait en avoir des raisons de pleurer, et ce ne serait sans doute pas pour une stupide fête.
L'enfant savait bien que ce n'était qu'un prétexte en réalité. Elle avait beau adorer Lugnasad, elle ne pleurait pas toutes les larmes de son corps pour cela. Ses parents lui manquaient, ils refusaient de la voir et tout ce qu'ils écrivaient, les rares fois où cela arrivait, sonnait faux à ses oreilles. Comme s'il y avait quelque chose qu'ils refusaient de lui dire. Elle avait peut-être douze ans seulement mais elle n'était pas stupide. Elle ressentait ce genre de chose. C'était une erreur que beaucoup de parents faisaient aux dépens de leur progéniture et aux leurs. Être jeune ne veut pas dire être aveugle.
Enora redressa la tête à la question de sa camarade. La larme qu'elle avait tenté de cacher derrière ses longs cheveux apparaissant au grand jour. Après tout ce que Kyana avait vu, et entendu car ses sanglots avaient été bruyants, elle ne fit aucun geste pour l'essuyer. Elle coulait donc librement le long de sa joue pâle, semblant donner plus de poids à sa réflexion.
Allait-elle bien ? La réponse était évidente. Pourtant, si elle le disait à voix haute, ça rendrait toute l'affaire vrai et sans doute aurait elle à expliqué le pourquoi du comment à son interlocutrice. D'un autre côté, mentir ici serait ridicule. On ne pleurait pas ainsi par joie. D'aussi loin que l'aiglonne se souvenait, ça ne lui était jamais arrivé, de pleurer de joie. Peut-être de rire mais pas de joie.
- Non et toi ? se décida-t-elle finalement à répondre.
La fin n'était pas là par pure habitude. Il est vrai que de le prononcer comme ça lui donnait un semblant de normalité mais elle pensait aussi réellement à sa camarade. Elle voulait savoir en plus de quoi la jeune fille était elle prête à prendre le malheur d'une autre.
Il fallait dire que la petite brune était loin d'être dans le bon état d'esprit pour une conversation avec une semi-inconnue. Elle voulait qu'on la laisse pleurer toute seule. Ou qu'on la rassure, qu'on lui dise que rien n'était de sa faute et qu'elle en vivrait d'autres des Lugnasad. C'était deux voeux diamétralement opposés qu'elle faisait et elle n'était pas sure qu'un seul des deux soit exaucé dans ces toilettes. Kyana n'esquissait plus de s'éloigner, que ce soit en jetant un regard par dessus son épaule ou en piétinant, et malgré ses preuves d'intérêt certain, elle ne semblait pas capable de la rassurer.
Qui pouvait lui en vouloir ? Elle avait le même age qu'Enora et si elle avait passé l'été à Poudlard, c'était sans doute que le Conseil des Sorciers avaient aussi eu un impact quelconque sur sa famille. Elle aussi devait en avoir des raisons de pleurer, et ce ne serait sans doute pas pour une stupide fête.
L'enfant savait bien que ce n'était qu'un prétexte en réalité. Elle avait beau adorer Lugnasad, elle ne pleurait pas toutes les larmes de son corps pour cela. Ses parents lui manquaient, ils refusaient de la voir et tout ce qu'ils écrivaient, les rares fois où cela arrivait, sonnait faux à ses oreilles. Comme s'il y avait quelque chose qu'ils refusaient de lui dire. Elle avait peut-être douze ans seulement mais elle n'était pas stupide. Elle ressentait ce genre de chose. C'était une erreur que beaucoup de parents faisaient aux dépens de leur progéniture et aux leurs. Être jeune ne veut pas dire être aveugle.
Enora redressa la tête à la question de sa camarade. La larme qu'elle avait tenté de cacher derrière ses longs cheveux apparaissant au grand jour. Après tout ce que Kyana avait vu, et entendu car ses sanglots avaient été bruyants, elle ne fit aucun geste pour l'essuyer. Elle coulait donc librement le long de sa joue pâle, semblant donner plus de poids à sa réflexion.
Allait-elle bien ? La réponse était évidente. Pourtant, si elle le disait à voix haute, ça rendrait toute l'affaire vrai et sans doute aurait elle à expliqué le pourquoi du comment à son interlocutrice. D'un autre côté, mentir ici serait ridicule. On ne pleurait pas ainsi par joie. D'aussi loin que l'aiglonne se souvenait, ça ne lui était jamais arrivé, de pleurer de joie. Peut-être de rire mais pas de joie.
- Non et toi ? se décida-t-elle finalement à répondre.
La fin n'était pas là par pure habitude. Il est vrai que de le prononcer comme ça lui donnait un semblant de normalité mais elle pensait aussi réellement à sa camarade. Elle voulait savoir en plus de quoi la jeune fille était elle prête à prendre le malheur d'une autre.
~ 2 ème année RP ~
Moaning Enora
Ta question était stupide. Absolument, totalement stupide. La réponse est évidente. L’Autre va certainement te dire qu’elle va parfaitement bien, et ça ne t’étonnerait pas le moins du monde. Cacher tes émotions est pesant, mais te donne une impression de contrôle agréable qui te soulage.
Tu ferais la même chose à sa place.
Que diras-tu, si elle te répond « Non » ? Vas-tu la soutenir ? Ou fuir, comme une lâche ?
Ne le nie pas, tu en es parfaitement capable. Tourner les talons, pousser brutalement la porte et partir, en courant, le regard plein de larmes, pour aller te réfugier dans ton lit ?
Et si, après avoir fait cela, tu la recroisais dans les Dortoirs, dans la Salle Commune, au détour d’un couloir ? Soutiendrais-tu son regard ? Baisserais-tu la tête, ferais-tu semblant de ne pas la connaître ?
Attitude aussi lâche qu’indigne, et tu le sais.
Non, ne pars pas. Restes, et aide-la. Elle t’en sera peut-être redevable, qui sait ?
A sa place, tu ne voudrais dépendre de personne, mais elle n’est pas comme toi, et a peut-être besoin de quelqu’un sur qui s’appuyer. Ou d’une épaule sur laquelle pleurer – simple expression, évidemment, tu ne laisserais personne te pleurer dessus.
Es-tu prête à assumer la lourde tâche de la soutenir jusqu’à ce qu’elle se sente prête à redevenir forte ?
Je n’en doute pas. Fais-le, tu seras fière de toi ensuite.
Lorsque sa voix retentit dans le box, tu soupires. Tu ne souhaitais pas, en réalité, qu’elle te réponde. Tu aurais préféré que ta voix se perde dans le clapotis de l’eau sur les dalles de pierre, mais ce n’est pas le cas. A toi maintenant de lui répondre quelque chose qui lui remontera le moral.
Tu t’éclaircis la gorge. On pourrait croire que c’est pour te donner du courage, mais en réalité c’est pour retarder l’instant où tu prendras la parole. Les discours, tu ne sais pas les prononcer. Ils te fichent une peur bleue.
Tu es violente, bien trop violente ! Non, cesses cela tout de suite. Ce n’est pas pour la réveiller qu’il fallait parler. C’est pour la réconforter. Kyana, parles-lui, mais gentiment ! Cesses d’être aussi brusque.
*J’m’en fous.*
Tu te mets presque à trembler. Parce que, brusquement, tu te rends compte que la faiblesse de la fille te met hors de toi. Te fait sortir de tes gonds.
Tu as pleuré, souvent, pourtant. Mais tu n’acceptes pas qu’elle se laisse tomber ainsi. Qu’elle ne trouve pas de quoi se remonter le moral seule. Tu ne veux pas qu’elle commette les mêmes erreurs que toi. Parce qu’elle risque de regretter longtemps, comme toi.
Certes, pleurer fait du bien. Mais elle est sans doute triste parce qu’elle ne rentre pas chez ses parents. Alors que dans ton cas, c’est toi qui as décidé de ne pas y retourner.
Ta maturité est impressionnante, Kyana. Tu n’as jamais réfléchi comme une enfant de ton âge. Tu n’es pas passée par la case « bébé pleurnichard ». Tu as été confrontée, depuis ton plus jeune âge, aux horreurs de la vie. Ta mère est morte alors que tu n’avais que quatre ans.
Alors tu reproche aux Autres leur naïveté. Leurs faux espoirs. Tu veux leur montrer la réalité, mais tu ne sais pas vraiment faire. Ton esprit est adulte, mais ton corps, et tes Mots surtout, sont ceux d’une enfant de onze ans.
Tu ferais la même chose à sa place.
Que diras-tu, si elle te répond « Non » ? Vas-tu la soutenir ? Ou fuir, comme une lâche ?
Ne le nie pas, tu en es parfaitement capable. Tourner les talons, pousser brutalement la porte et partir, en courant, le regard plein de larmes, pour aller te réfugier dans ton lit ?
Et si, après avoir fait cela, tu la recroisais dans les Dortoirs, dans la Salle Commune, au détour d’un couloir ? Soutiendrais-tu son regard ? Baisserais-tu la tête, ferais-tu semblant de ne pas la connaître ?
Attitude aussi lâche qu’indigne, et tu le sais.
Non, ne pars pas. Restes, et aide-la. Elle t’en sera peut-être redevable, qui sait ?
A sa place, tu ne voudrais dépendre de personne, mais elle n’est pas comme toi, et a peut-être besoin de quelqu’un sur qui s’appuyer. Ou d’une épaule sur laquelle pleurer – simple expression, évidemment, tu ne laisserais personne te pleurer dessus.
Es-tu prête à assumer la lourde tâche de la soutenir jusqu’à ce qu’elle se sente prête à redevenir forte ?
Je n’en doute pas. Fais-le, tu seras fière de toi ensuite.
Lorsque sa voix retentit dans le box, tu soupires. Tu ne souhaitais pas, en réalité, qu’elle te réponde. Tu aurais préféré que ta voix se perde dans le clapotis de l’eau sur les dalles de pierre, mais ce n’est pas le cas. A toi maintenant de lui répondre quelque chose qui lui remontera le moral.
Tu t’éclaircis la gorge. On pourrait croire que c’est pour te donner du courage, mais en réalité c’est pour retarder l’instant où tu prendras la parole. Les discours, tu ne sais pas les prononcer. Ils te fichent une peur bleue.
Non. Ça va pas. J’suis toute seule, paumée dans ce foutu château vide. Ça va jamais, en fait, mais j’fais face à la vie. Parce qu’elle vaut la peine d’être vécue. A quoi bon rester comme ça, à pleurer, sérieusement ?
Tu es violente, bien trop violente ! Non, cesses cela tout de suite. Ce n’est pas pour la réveiller qu’il fallait parler. C’est pour la réconforter. Kyana, parles-lui, mais gentiment ! Cesses d’être aussi brusque.
*J’m’en fous.*
Tu te mets presque à trembler. Parce que, brusquement, tu te rends compte que la faiblesse de la fille te met hors de toi. Te fait sortir de tes gonds.
Tu as pleuré, souvent, pourtant. Mais tu n’acceptes pas qu’elle se laisse tomber ainsi. Qu’elle ne trouve pas de quoi se remonter le moral seule. Tu ne veux pas qu’elle commette les mêmes erreurs que toi. Parce qu’elle risque de regretter longtemps, comme toi.
Certes, pleurer fait du bien. Mais elle est sans doute triste parce qu’elle ne rentre pas chez ses parents. Alors que dans ton cas, c’est toi qui as décidé de ne pas y retourner.
Ta maturité est impressionnante, Kyana. Tu n’as jamais réfléchi comme une enfant de ton âge. Tu n’es pas passée par la case « bébé pleurnichard ». Tu as été confrontée, depuis ton plus jeune âge, aux horreurs de la vie. Ta mère est morte alors que tu n’avais que quatre ans.
Alors tu reproche aux Autres leur naïveté. Leurs faux espoirs. Tu veux leur montrer la réalité, mais tu ne sais pas vraiment faire. Ton esprit est adulte, mais ton corps, et tes Mots surtout, sont ceux d’une enfant de onze ans.
Eh ! Réveille-toi. T’es plus un bébé. Tu dois être forte, parce que pleurer comme ça ça sert à rien. C’est nul, et ça te fait perdre ton temps. Alors que tu pourrais faire des trucs chouettes. Mais au lieu de ça, tu reste enfermée dans… c’truc, et tu t’plains. Non, fais pas ça. C’est trop bête de te gâcher la vie comme ça.
• ‘til it seemed
that Sense was breaking through — •
ent‘r‘êvée
that Sense was breaking through — •
ent‘r‘êvée
Moaning Enora
La soudaine animosité de son interlocutrice la surprit. Enora n'était clairement pas en l'état de se faire crier dessus. Elle qui voulait simplement ne pas trop incomoder Kyana si jamais elle aussi avait des soucis regrettait bien l'intérêt qu'elle avait éprouvé pour elle. Qui pouvait être assez méchant pour réprimander une fillette en pleurs ? Si elle ne voulait pas en savoir plus, elle n'avait qu'à ne pas lui poser de question sur son état et retourner à sa quête de Mimi Geignarde. Elle était seule ? Ils l'étaient tous. Et ce n'était pas en se moquant des humeurs des autres ou en leur criant dessus quand ils les exprimaient que ça allait arranger le sentiment de solitude. Personne ne voudrait d'une quelconque relation avec une personne comme ça.
Non, Enora n'avait pas besoin de cette remise à l'ordre désagréable. Depuis qu'elle avait reçue la mauvaise nouvelle, c'était seulement la deuxième fois qu'elle échappait quelques larmes. On ne pouvait pas dire qu'elle s'apitoyait sur son sort. L'aiglonne avait été forte. Elle avait passé ses examens de première année avec briot et n'avait jamais exprimer sa tristesse dans ses lettres à ses parents, seulement son manque d'eux. Elle trouvait Kyana injuste avec elle.
- Tant mieux pour toi. Je ne m'excuserai pas d'avoir besoin d'extérioriser momentanément ce que je ressens et je n'ai certainement pas à me justifier devant toi. Si c'est pour me crier dessus, tu peux partir. Je ne t'ai jamais demander de rester, grinça-t-elle.
Elle se rapprocha, apposant sa main sur la porte. Enora se tenait prête à fermer l'ouverture du box même si elle n'était pas sure de vraiment le vouloir. Cette dispute était comme une distraction pour elle. Elle ne pensait plus à sa fête préférée qu'elle ratait et que ses parents allaient célébrer sans elle. Elle ne pensait plus à eux qui l'avait abandonnée à Poudlard pour l'été. D'ailleurs elle ne pleurait plus. Presque. Elle porta une main à son visage et essuya une larme.
Elle ne quitta pas des yeux sa camarade, attendant sa prochaine réaction. Celle ci fut offensive à nouveau. Enora agrippa la porte, cherchant à se retenir de faire quelque chose de stupide. Kyana ne comprenait décidément rien.
- Tout le monde a besoin de se lacher de temps en temps, même les adultes. Si tu ne t'en rends pas compte, c'est à toi qu'il manque quelque chose, pas à moi de la maturité ! Et je te ferai d'ailleurs remarquer que jusqu'à présent, il n'y a que toi qui t'es plaint. Va donc faire tes trucs tellement chouettes dans ce foutu chateau vide, cria-t-elle presque en mimant des guillemets à chaque fois qu'elle la citait, mais surtout, laisse moi tranquille !
Cette fois, la porte était fermée. Enora espérait que ça serait un indice suffisament évident pour que la sorcière quitte les lieux.
Non, Enora n'avait pas besoin de cette remise à l'ordre désagréable. Depuis qu'elle avait reçue la mauvaise nouvelle, c'était seulement la deuxième fois qu'elle échappait quelques larmes. On ne pouvait pas dire qu'elle s'apitoyait sur son sort. L'aiglonne avait été forte. Elle avait passé ses examens de première année avec briot et n'avait jamais exprimer sa tristesse dans ses lettres à ses parents, seulement son manque d'eux. Elle trouvait Kyana injuste avec elle.
- Tant mieux pour toi. Je ne m'excuserai pas d'avoir besoin d'extérioriser momentanément ce que je ressens et je n'ai certainement pas à me justifier devant toi. Si c'est pour me crier dessus, tu peux partir. Je ne t'ai jamais demander de rester, grinça-t-elle.
Elle se rapprocha, apposant sa main sur la porte. Enora se tenait prête à fermer l'ouverture du box même si elle n'était pas sure de vraiment le vouloir. Cette dispute était comme une distraction pour elle. Elle ne pensait plus à sa fête préférée qu'elle ratait et que ses parents allaient célébrer sans elle. Elle ne pensait plus à eux qui l'avait abandonnée à Poudlard pour l'été. D'ailleurs elle ne pleurait plus. Presque. Elle porta une main à son visage et essuya une larme.
Elle ne quitta pas des yeux sa camarade, attendant sa prochaine réaction. Celle ci fut offensive à nouveau. Enora agrippa la porte, cherchant à se retenir de faire quelque chose de stupide. Kyana ne comprenait décidément rien.
- Tout le monde a besoin de se lacher de temps en temps, même les adultes. Si tu ne t'en rends pas compte, c'est à toi qu'il manque quelque chose, pas à moi de la maturité ! Et je te ferai d'ailleurs remarquer que jusqu'à présent, il n'y a que toi qui t'es plaint. Va donc faire tes trucs tellement chouettes dans ce foutu chateau vide, cria-t-elle presque en mimant des guillemets à chaque fois qu'elle la citait, mais surtout, laisse moi tranquille !
Cette fois, la porte était fermée. Enora espérait que ça serait un indice suffisament évident pour que la sorcière quitte les lieux.
Fin du rp pour Enora
Dernière modification par Enora Horton le 21 nov. 2019, 10:30, modifié 3 fois.
~ 2 ème année RP ~
Moaning Enora
Elle est vexée, en colère. Tu l'as bien davantage énervée. Je t'avais dit que de telles paroles pouvaient être mal interprétées.
Toi tu ne voulais pas leur donner cette violence, tu souhaitais juste... réveiller l'Autre. Juste faire en sorte qu'elle se rende compte que pleurer ne servait à rien. Juste lui faire comprendre qu'aller profiter du soleil était une bien meilleure chose à faire que se morfondre dans cette cabine délabrée.
Mais elle prend mal tes conseils. Après tout, qui es-tu pour te permettre de dicter ainsi leur conduite aux Autres ? Normalement, tu n'en as rien à faire des Autres. Tu les méprises, les ignores. Les fuis.
Mais là, tu ne peux pas abandonner cette jeune Serdaigle. Tu voudrais lui ouvrir les yeux, mais ce n'est pas à toi de le faire.
Tu ne la connais pas, ce n'est pas ton amie. Juste une fille croisée au détour d'un couloir. En salle commune.
Tu ne vas pas l'aider, parce qu'elle n'a pas besoin de ton aide. Tu ne vas lui imposer ta présence. Tu ne vas pas la forcer à te supporter alors qu'elle n'a pas besoin de toi.
Tes yeux se font insensibles. Inexpressifs. Une flamme dure s'y allume, et tu serres les lèvres.
Tu fais un pas dans la direction de la fille, la fixe un instant.
La culpabilité te crève le coeur, mais tu l'ignores et tu prononces durement :
Tu tournes des talons, empêchant ainsi l'Autre de voir la petite larme qui se forme au coin de ton oeil. Tu te sens égoïste comme jamais tu n'as ressenti un tel sentiment, mais la rage qui bouillonne en toi t'empêche de réfléchir clairement.
Tu avances lentement, puis, lorsque tu parviens en face de la porte, tu la pousses.
Tu la ferme derrière toi violemment, et tu profites du claquement qui retentit quelques secondes pour renifler. Elle t'a mis mal à l'aise. Un tel comportement ne t'est pas familier, bien au contraire.
Tu ignores les potentiels pleurs de la Serdaigle, ne pensant qu'à courir te réfugier à la bibliothèque.
Les larmes, peu nombreuses heureusement, coulent sur ton visage, mais tu ne fais rien pour les stopper.
Lorsque, quelques étages plus bas, tu parviens devant cette salle qui t'apporte tant de réconfort, tu passes tes mains devant tes yeux, les essuyant, et tu inspires profondément.
Tu voulais aider la fille à faire à nouveau face à la vie, mais c'est toi qui a besoin d'aide.
C'est toi que l'on doit conseiller, en réalité. C'est à toi que l'on doit dire de se réveiller.
Au lieu de cela, tu vas te réfugier dans la lecture. Tu Oublies, pour un instant seulement, que ta vie est loin d'être parfaite. Parce que c'est ce que tu sais le mieux faire, Oublier.
Fin du RP pour moi. J'ai beaucoup apprécié RPer avec toi, merci beaucoup !
Toi tu ne voulais pas leur donner cette violence, tu souhaitais juste... réveiller l'Autre. Juste faire en sorte qu'elle se rende compte que pleurer ne servait à rien. Juste lui faire comprendre qu'aller profiter du soleil était une bien meilleure chose à faire que se morfondre dans cette cabine délabrée.
Mais elle prend mal tes conseils. Après tout, qui es-tu pour te permettre de dicter ainsi leur conduite aux Autres ? Normalement, tu n'en as rien à faire des Autres. Tu les méprises, les ignores. Les fuis.
Mais là, tu ne peux pas abandonner cette jeune Serdaigle. Tu voudrais lui ouvrir les yeux, mais ce n'est pas à toi de le faire.
Tu ne la connais pas, ce n'est pas ton amie. Juste une fille croisée au détour d'un couloir. En salle commune.
Tu ne vas pas l'aider, parce qu'elle n'a pas besoin de ton aide. Tu ne vas lui imposer ta présence. Tu ne vas pas la forcer à te supporter alors qu'elle n'a pas besoin de toi.
Tes yeux se font insensibles. Inexpressifs. Une flamme dure s'y allume, et tu serres les lèvres.
Tu fais un pas dans la direction de la fille, la fixe un instant.
La culpabilité te crève le coeur, mais tu l'ignores et tu prononces durement :
« D'accord, t'as pas besoin de moi. J'voulais t'aider, mais si tu t'en fous c'est ton problème. Reste ici, déprime, moi j'vais profiter de la vie. »
Tu tournes des talons, empêchant ainsi l'Autre de voir la petite larme qui se forme au coin de ton oeil. Tu te sens égoïste comme jamais tu n'as ressenti un tel sentiment, mais la rage qui bouillonne en toi t'empêche de réfléchir clairement.
Tu avances lentement, puis, lorsque tu parviens en face de la porte, tu la pousses.
Tu la ferme derrière toi violemment, et tu profites du claquement qui retentit quelques secondes pour renifler. Elle t'a mis mal à l'aise. Un tel comportement ne t'est pas familier, bien au contraire.
Tu ignores les potentiels pleurs de la Serdaigle, ne pensant qu'à courir te réfugier à la bibliothèque.
Les larmes, peu nombreuses heureusement, coulent sur ton visage, mais tu ne fais rien pour les stopper.
Lorsque, quelques étages plus bas, tu parviens devant cette salle qui t'apporte tant de réconfort, tu passes tes mains devant tes yeux, les essuyant, et tu inspires profondément.
Tu voulais aider la fille à faire à nouveau face à la vie, mais c'est toi qui a besoin d'aide.
C'est toi que l'on doit conseiller, en réalité. C'est à toi que l'on doit dire de se réveiller.
Au lieu de cela, tu vas te réfugier dans la lecture. Tu Oublies, pour un instant seulement, que ta vie est loin d'être parfaite. Parce que c'est ce que tu sais le mieux faire, Oublier.
Fin du RP pour moi. J'ai beaucoup apprécié RPer avec toi, merci beaucoup !
• ‘til it seemed
that Sense was breaking through — •
ent‘r‘êvée
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ent‘r‘êvée