Les parlottes d'un miroir Celia-Awena Fournier

Fin novembre 2043
18H



En ce moment là, la plupart des élèves étaient dans la Grande Salle. Leslie n'avait vraiment pas faim. Les émotions qui se chamboulaient à l'intérieur d'elle , comme un violent ouragan.  La nourriture était la dernière chose qui venait à l'esprit de Leslie.  Ne voulant pas que personne ne voit pas ses larmes , elle s'était refugiée dans les toilettes des filles.

Dans les toilettes , il y régnait un calme olympique. Tous les étudiantes étaient sûrement entrain de se remplir l'estomac.  Les toilettes se composait d'une lignée de cabinets de toilette, peinturés en vert. De l'autre côté, il y avait une rangée de lavabo et au dessus d'eux, des petits miroirs étaient posés sur le mur de briques. Leslie s'avança vers le dernier lavabo. Ses grands yeux azurs fixaient leurs jumelles dans le miroir.  Elle essayait de calmer ses émotions avec de grandes respirations.


Ce matin, la jeune fille avait eu des nouvelles de sa petite sœur et de son grand frère. Dans cette lettre , ils racontaient leurs premiers mois scolaires. Ils parlaient aussi de son ancien école. Rien n'avait vraiment changé. Cependant, ce qui la chamboulait était les nouvelles que son grand frère lui avait transmises à la fin de la lettre. Ses deux anciennes amies avaient fait leur rentrée dans la même école que lui. Selon ses mots, les deux amies s'étaient séparées pour de nouvelles rencontres. Elle avait espéré que malgré tout, ses deux filles resteraient les meilleures amies au monde. La nostalgique l'avait frappé d'un coup.

Sa famille lui manquait. Son ancienne vie lui manquait aussi. Ici, même si elle faisait des découvertes merveilleuses, la magie était encore trop complexe pour elle.  Ici, c'était l'aventure à tous les jours. Ce n'était quelques jours qu'elle avait afin pu se repairer dans ce gigantesque château.  La solitude était un peu son quotidien. Avant, cela lui dérangeait pas. Elle aimait le calme qui l'entourait. Aujourd'hui, elle lui pesait plutôt sur ses épaules. En ce moment, elle aurait aimé avoir quelqu'un a qui parler.


Ce n'était pas les rencontres lui faisait peur, mais sa maladresse et son manque de confiance en soi, l'empêchait de s'ouvrir aux autres. À chaque fois qu'elle essayait de parler à une autre camarade, sa maladresse , ou plutôt sa malchance,  l'embarquait dans des situations impossibles et gênantes.  Son souvenir le plus récent était qu'elle avait tombé dans une flaque de boue, après avoir saluer un élève. Les paroles de sa mère lui revenait en tête.  Elle les prononça à haut voix, en espérant que ses mots lui donneraient du courage. Ses paroles qui l'avaient bercer durant son tendre enfance.

- Leslie, tu sais …. la vie est vaste et faite d'ostacles…. Ce sont nos choix qui déterminent qui nous sommes…. Tu peux laisser ta peur t'envahir et te terrer dans ton petit trou…. ou….. Tu peux prendre ton courage en main et foncer dans l'inconnue et faire des merveilleuses  rencontres …… Leslie, tu es jolie et tu es futée…..  N'aie pas peur ….. Maman est fière de toi….., disait-t-elle, à voix haute , son regard dévisageait son portrait.

Soudain, elle entendit le bruit d'une porte qui s'ouvre. À travers le miroir, elle aperçut une des portes de cabinet s'ouvrit. Une jeune fille, aux longs cheveux marrons, en sortit. Les joues de Leslie s'enflammèrent, quand la jeune fille l'a fixait d'un long regard. La seule chose qu'elle fit fut de bégayer:

- Euh…….Salut.

une vie de merveille s'ouvre devant soi. Il ne faut qu'y mettre un pied pour apercevoir tous les trésors de ce monde. https://gph.is/12XFOkp

Les parlottes d'un miroir Celia-Awena Fournier
Décembre approche, et donc, les congés de Noël aussi. Je ne sais pas si j'en suis heureuse ou si, au contraire je dois en avoir peur. J'espère que Granny ne pourra pas passer toute la durée des congés avec nous, ou alors cela deviendra rapidement ingérable. Et puis avec cette fameuse conversation que je dois avoir avec Teddy et Ellya au sujet de mon entêtement à patiner. Je suis déjà fatiguée, je n'ai pas vraimenet envie de savoir comment ce sera dans quelques semaines.
Juste avant d'aller manger avec Arthur, je décide passer aux toilettes. Je lui explique alors où je vais en sortant de la bibliothèque et lui demande de me garder mon sac et une place, ce qu'il accepte.
J'arrive donc devant les toilettes des filles après avoir, pour une fois, effectué un trajet court et rapide. C'est donc très satisfaite de moi que je pousse la porte de la salle, puis celle d'une cabine.
Au moment où j'avais fini et où j'allais sortir de la cabine sensée nous donner un peu d'intimité, j'entends une voix parler, essayer de rassurer quelqu'un.
J'ouvre la porte doucement pour ne pas deranger les filles qui parlent. Cepandant, à ma surprise, c'est une fille qui se parlait, et je l'ai dérangée.
Je lui souris d'un air un peu désolé pour m'excuser avant de le retournet son salut.
«Bonsoir. » Avant de me diriger vers les lavabos pour me laver les mains. Je lève mes yeux vairons vers elle, enfin, vers son reflet un court instant avant de me passer un peu d'eau sur le visage que j'essuie avec un mouchoir en coton que j'ai tiré de ma poche.
«Je m'appelle Celia-Awena. Tu peux m'appeler Celia, si tu veux. » je tourne dos au miroirs en m'adossant aux lavabos et en rejetant une mèche de mes cheveux noirs derrière mon dos.
«Si tu as envie de parler,
je suis là. Tu vas bien ?
»

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Fehu




Petite rune perdue au milieux d'Enfants Resistants et Libres.