3 oct. 2019, 19:59
Glou glou
14 septembre 2044
Entre 2h et 3h du matin.
Amy eut bien du mal à chatouiller la petite poire qui lui permettait d’accéder aux cuisines. Ses doigts étaient tremblants et sa vision comme floue. Pourtant, elle n’avait pas bu beaucoup cette fois, et avait régurgité au moins la moitié de sa consommation de vin. Mais étrangement, elle avait faim. Alors, réunissant le peu de dignité qu’il lui restait, elle avait enfilé ses chaussons et avait entrepris de descendre les quelques escaliers qui la mèneraient aux cuisines, tout en priant pour ne croiser personne et encore moins la Direction. Si elles découvraient qu’elle buvait le soir et surtout qu’elle sortait de ses appartements pas très sobre, c’était le renvoi immédiat.
Les petites gratouilles tremblantes finirent par avoir raison de la poire du tableau, et l’entrée de la cuisine apparut enfin devant ses yeux fatigués. La professeure de Défense contre les Forces du Mal avança dans cette cuisine entièrement vide. Seul le feu crépitant de la cheminée laissait un bruit doux et relaxant dans la pièce. Amy s’assied sur un banc, la table face à elle, et mit sa tête dans ses mains. Qu’allait-elle manger ? Elle n’avait même plus faim en arrivant, mais puisqu’elle avait réussi à faire le chemin, elle allait bien se forcer un peu. La rousse sortit sa baguette, et lança un « Accio Tarte », en espérant que par miracle, un elfe en ait laissé une à proximité. Rien. « Accio sandwich ». Rien non plus. « Accio pommes de terre ? » Toujours pas. Son ouïe perçante entendit alors que quelqu’un entrait aussi dans la cuisine.
« Merde ».
pilier, fossile, vieux mur, Amy Holloway
6 oct. 2019, 00:21
Glou glou
Du sang coulait le long de sa joue. Un rire tonitruant se joignit aux plaintes du vieil homme noir, agenouillé au milieu de la pièce. Quelques secondes auparavant, le silence était assourdissant. L'homme avait été torturé chaque jour depuis son arrivée. Enfin c'est ce que son corps et son esprit pensaient. Un autre sort s'abattit sur lui. Un gémissement sortir malgré lui, de sa gorge. Les yeux bruns profonds suppliaient d'arrêter mais sa bouche refusait de faire ce plaisir à ses geôliers.
Rhys se réveilla en sueur. Il toucha sa joue mais bien sûr il n'y avait que ses propres cicatrices. Ce n'était pas lui la victime mais bel et bien son père. Rhys faisait le même type de cauchemar depuis plusieurs semaines, maintenant. Il pouvait un peu différer: des fois la personne qui torturait était un homme, des fois une femme; des fois son père criait, d'autres fois non; les attaques pouvaient être au visage, à la jambe, au flanc... Le résultat était toujours le même. Rhys se réveillait avec l'image des yeux de son père le fixant.
Il tenta de se lever pour se rafraîchir le visage et passer un peu d'eau dessus. A peine le pied posé, qu'il s'écroula. Sa hanche ne le supportait plus. Et lui se fit la réflexion qu'il ne supportait plus cette maudite hanche.
Après plusieurs essais infructueux, couplés par des grimages et plaintes étouffées, il parvint jusqu'à son lavabo. Il s'aspergea le visage et chercha désespérément une potion dans son armoire. Il ne lui en restait plus que trois. Il but une gorgée d'une et eut aussitôt un haut-le-cœur. Elle était infecte. Il retenta une deuxième fois mais y renonça et regretta dès qu'il déglutit. Il appela un elfe de maison mais après quelques minutes d'attente, il dût se rendre à l'évidence, ils étaient tous occupés et il fallait qu'il aille de lui même aux cuisines.
Il s'habilla, cacha la fiole dans une de ses poches intérieures et essaya de rejoindre le château puis les cuisines, le plus discrètement possible. Il mit de longues minutes pour les atteindre et faillit abandonner au moins quatre fois en cours de route, tant la douleur le lançait. Sa vision en devenait même trouble.
Lorsqu'il atteignit enfin le tableau et chatouilla la poire, il était sur le point de s'écrouler. Il s'adossa au chambranle de la porte et souffla bruyamment. Il entendit alors un juron qui ne pouvait être prononcé par les occupants habituels de cette pièce. Un élève? Rhys n'avait aucune envie de croiser un adolescent, ni quiconque d'ailleurs. Il s'approcha et reconnut la silhouette.
- C'est bien ce qu'il me semblait.
Il avait deviné à qui appartenait la voix.
- Une fringale nocturne?
Rhys observa les alentours mais il n'y avait aucune trace de nourriture autour de sa collègue. La rencontrer ici n'arrangeait pas ses affaires.
Comment allait-il boire sa potion avec un autre breuvage , sans que la professeure s'en aperçoive -et surtout- très rapidement?
Rhys se réveilla en sueur. Il toucha sa joue mais bien sûr il n'y avait que ses propres cicatrices. Ce n'était pas lui la victime mais bel et bien son père. Rhys faisait le même type de cauchemar depuis plusieurs semaines, maintenant. Il pouvait un peu différer: des fois la personne qui torturait était un homme, des fois une femme; des fois son père criait, d'autres fois non; les attaques pouvaient être au visage, à la jambe, au flanc... Le résultat était toujours le même. Rhys se réveillait avec l'image des yeux de son père le fixant.
Il tenta de se lever pour se rafraîchir le visage et passer un peu d'eau dessus. A peine le pied posé, qu'il s'écroula. Sa hanche ne le supportait plus. Et lui se fit la réflexion qu'il ne supportait plus cette maudite hanche.
Après plusieurs essais infructueux, couplés par des grimages et plaintes étouffées, il parvint jusqu'à son lavabo. Il s'aspergea le visage et chercha désespérément une potion dans son armoire. Il ne lui en restait plus que trois. Il but une gorgée d'une et eut aussitôt un haut-le-cœur. Elle était infecte. Il retenta une deuxième fois mais y renonça et regretta dès qu'il déglutit. Il appela un elfe de maison mais après quelques minutes d'attente, il dût se rendre à l'évidence, ils étaient tous occupés et il fallait qu'il aille de lui même aux cuisines.
Il s'habilla, cacha la fiole dans une de ses poches intérieures et essaya de rejoindre le château puis les cuisines, le plus discrètement possible. Il mit de longues minutes pour les atteindre et faillit abandonner au moins quatre fois en cours de route, tant la douleur le lançait. Sa vision en devenait même trouble.
Lorsqu'il atteignit enfin le tableau et chatouilla la poire, il était sur le point de s'écrouler. Il s'adossa au chambranle de la porte et souffla bruyamment. Il entendit alors un juron qui ne pouvait être prononcé par les occupants habituels de cette pièce. Un élève? Rhys n'avait aucune envie de croiser un adolescent, ni quiconque d'ailleurs. Il s'approcha et reconnut la silhouette.
- C'est bien ce qu'il me semblait.
Il avait deviné à qui appartenait la voix.
- Une fringale nocturne?
Rhys observa les alentours mais il n'y avait aucune trace de nourriture autour de sa collègue. La rencontrer ici n'arrangeait pas ses affaires.
Comment allait-il boire sa potion avec un autre breuvage , sans que la professeure s'en aperçoive -et surtout- très rapidement?
En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.
"Si le mal brille dans toute sa splendeur, c'est devant le pire que le bien prend toute sa valeur." Oxmo Puccino
9 oct. 2019, 19:06
Glou glou
Il lui fallut quelques secondes pour reconnaître la voix qui venait d’entrer dans la cuisine. Rhys Saunders, professeur de Vol. La professeure de Défense contre les Forces du Mal se contenta de tourner sa tête vers la source de la voix alors encore dans son dos, puis lui sourit faiblement.
« Oui, j’ai un peu faim, donc je me suis dit que venir dans les cuisines était une bonne idée ».
Pourquoi faire des phrases aussi longues alors que son cerveau peinait à suivre ? Pompette ou non, elle était toujours aussi stupide. Pour se donner une contenance, elle reprit la parole, espérant que son ton était plus assuré que pour la phrase d’avant.
« Tu veux t’asseoir ? Il est tard, mais si tu veux manger un bout ou boire un jus avec moi, pas de problème ».
Amy reprit sa baguette entre ses doigts et redressa la tête. Il lui fallait le plus d’assurance possible mais surtout, il ne fallait pas que son collègue comprenne qu’elle n’était pas dans son état normal. Elle plaqua un sourire satisfait sur ses lèvres alors qu’elle prononçait d’une voix claire « Accio jus de citrouille ». A son plus grand étonnement, une bouteille et deux verres arrivèrent en flottant et se posèrent sur la table, juste devant la directrice de Serdaigle. Elle prit un verre et ne manqua pas de se servir, posant la bouteille près du deuxième verre. Elle ne savait pas vraiment si son collègue avait soif ou s’il allait rester.
« Tu veux manger quelque chose ? Je n’ai pas réussi à faire venir de sandwichs, ils ne doivent pas être prêts, ou alors il n’y en a plus, et je n’ai pas d’autre idée ».
« Oui, j’ai un peu faim, donc je me suis dit que venir dans les cuisines était une bonne idée ».
Pourquoi faire des phrases aussi longues alors que son cerveau peinait à suivre ? Pompette ou non, elle était toujours aussi stupide. Pour se donner une contenance, elle reprit la parole, espérant que son ton était plus assuré que pour la phrase d’avant.
« Tu veux t’asseoir ? Il est tard, mais si tu veux manger un bout ou boire un jus avec moi, pas de problème ».
Amy reprit sa baguette entre ses doigts et redressa la tête. Il lui fallait le plus d’assurance possible mais surtout, il ne fallait pas que son collègue comprenne qu’elle n’était pas dans son état normal. Elle plaqua un sourire satisfait sur ses lèvres alors qu’elle prononçait d’une voix claire « Accio jus de citrouille ». A son plus grand étonnement, une bouteille et deux verres arrivèrent en flottant et se posèrent sur la table, juste devant la directrice de Serdaigle. Elle prit un verre et ne manqua pas de se servir, posant la bouteille près du deuxième verre. Elle ne savait pas vraiment si son collègue avait soif ou s’il allait rester.
« Tu veux manger quelque chose ? Je n’ai pas réussi à faire venir de sandwichs, ils ne doivent pas être prêts, ou alors il n’y en a plus, et je n’ai pas d’autre idée ».
pilier, fossile, vieux mur, Amy Holloway
14 oct. 2019, 19:30
Glou glou
Rhys se tenait au milieu de la pièce, vacillant. Lorsque sa collègue détourna son visage pour lui sourire, il ne le vit même pas. La douleur (ou le goût des gorgées de la potion) lui donnait la nausée. Il était en train de payer son escapade et tout le chemin parcouru pour arriver jusqu'aux cuisines. Sa position statique n'aidait en rien l'atténuation du mal. Son poids portait un peu trop sur sa hanche meurtrie. Il aurait pu faire un mouvement pour soulager mais cela aurait été plus qu'étrange. Un peu comme des chanteurs moldus du siècle dernier, un déhanché digne des plus grands danseurs de rock'n'roll ou de twist.
Fort heureusement, la professeure de Défense Contre les Forces du Mal l'invita à s'asseoir. Il se mouva dans un grognement à peine dissimulé et une grimace plus que visible. Il rejoignit la femme comme il le put et se laissa tomber sur l'assise.
Il reprit peu à peu ses esprits et son souffle. Il put enfin se consacrer à la femme non loin de lui. Il l'observa à la dérobée quand il prit le verre et la bouteille de jus. Elle aussi avait l'air mal en point.
Il déclina d'un mouvement de tête les propositions de nourriture. Il était toujours nauséeux, aussi il n'était pas sûr que ce soit réellement la bonne solution.
- Non je te remercie. Il regarda autour de lui. Effectivement c'est bien calme et vide par ici. Peut-être qu'il reste du pain quelque part.
Evidemment, Rhys ne se proposa pas pour aider à chercher. Mais lui donner l'envie de chercher par elle-même et donc de se lever, pouvait détourner son attention quelques secondes, juste le temps pour lui de prendre sa fiole et de verser son contenu dans le verre devant lui.
Il était inquiet que s'il le versait directement en prétendant que cela soit une potion quelconque, cela n'éveille les soupçons. Il ne connaissait pas suffisamment la rousse pour savoir si elle avait des savoirs en matière de potion ou non. Il ne voulait pas prendre le risque.
Fort heureusement, la professeure de Défense Contre les Forces du Mal l'invita à s'asseoir. Il se mouva dans un grognement à peine dissimulé et une grimace plus que visible. Il rejoignit la femme comme il le put et se laissa tomber sur l'assise.
Il reprit peu à peu ses esprits et son souffle. Il put enfin se consacrer à la femme non loin de lui. Il l'observa à la dérobée quand il prit le verre et la bouteille de jus. Elle aussi avait l'air mal en point.
Il déclina d'un mouvement de tête les propositions de nourriture. Il était toujours nauséeux, aussi il n'était pas sûr que ce soit réellement la bonne solution.
- Non je te remercie. Il regarda autour de lui. Effectivement c'est bien calme et vide par ici. Peut-être qu'il reste du pain quelque part.
Evidemment, Rhys ne se proposa pas pour aider à chercher. Mais lui donner l'envie de chercher par elle-même et donc de se lever, pouvait détourner son attention quelques secondes, juste le temps pour lui de prendre sa fiole et de verser son contenu dans le verre devant lui.
Il était inquiet que s'il le versait directement en prétendant que cela soit une potion quelconque, cela n'éveille les soupçons. Il ne connaissait pas suffisamment la rousse pour savoir si elle avait des savoirs en matière de potion ou non. Il ne voulait pas prendre le risque.
En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.
"Si le mal brille dans toute sa splendeur, c'est devant le pire que le bien prend toute sa valeur." Oxmo Puccino
16 oct. 2019, 17:42
Glou glou
Rhys finit par s’asseoir juste en face d’Amy, poussa un léger grognement qui lui fit lever un sourcil. Est-ce qu’il avait bu aussi ? Non, il ne sentait pas l’alcool, ses yeux étaient normaux. Il avait peut-être une crampe. Il déclina l’offre de nourriture mais émit l’idée que du pain pouvait se trouver quelque part. Bonne idée ! Mais du pain tout seul, ça n’allait pas forcément être bon. Peut-être qu’il y avait du chocolat ici ?
« Bonne idée pour le pain ! Je vais voir s’il peut venir jusqu’à moi ».
La rousse leva de nouveau sa baguette « Accio… Pain ! » Il y eut deux secondes de silence seulement perturbé par les crépitements de la cheminée, avant que deux petits michons de pain n’arrivent vers les deux professeurs. La rousse poussa un petit cri de satisfaction avant de lancer un regard satisfait à son collègue de Vol. « Merci ! Je vais avoir quelque chose dans l’estomac comme ça. ». Puis, pour elle-même « mais du pain tout seul, ce n’est pas terrible… Accio chocolat ». Tout comme pour le pain, les barres de chocolat mirent quelques secondes à arriver. Une petite pyramide de six barres se posa juste devant Amy, qui en prit deux pour les mettre dans son morceau de pain. Non sans mal, car le michon n’était pas coupé. Il lui fallut bien trente secondes avant de réussir à enfoncer suffisamment les deux barres de chocolat.
« Et voilà, du pain avec du chocolat ! »
Elle était ridicule. Pauvre Rhys qui devait s’infliger sa présence. Un détail précédent retint alors son attention.
« Mais si tu n’as pas faim, qu’est-ce que tu viens faire dans les cuisines à une heure pareille ? »
« Bonne idée pour le pain ! Je vais voir s’il peut venir jusqu’à moi ».
La rousse leva de nouveau sa baguette « Accio… Pain ! » Il y eut deux secondes de silence seulement perturbé par les crépitements de la cheminée, avant que deux petits michons de pain n’arrivent vers les deux professeurs. La rousse poussa un petit cri de satisfaction avant de lancer un regard satisfait à son collègue de Vol. « Merci ! Je vais avoir quelque chose dans l’estomac comme ça. ». Puis, pour elle-même « mais du pain tout seul, ce n’est pas terrible… Accio chocolat ». Tout comme pour le pain, les barres de chocolat mirent quelques secondes à arriver. Une petite pyramide de six barres se posa juste devant Amy, qui en prit deux pour les mettre dans son morceau de pain. Non sans mal, car le michon n’était pas coupé. Il lui fallut bien trente secondes avant de réussir à enfoncer suffisamment les deux barres de chocolat.
« Et voilà, du pain avec du chocolat ! »
Elle était ridicule. Pauvre Rhys qui devait s’infliger sa présence. Un détail précédent retint alors son attention.
« Mais si tu n’as pas faim, qu’est-ce que tu viens faire dans les cuisines à une heure pareille ? »
pilier, fossile, vieux mur, Amy Holloway
21 oct. 2019, 20:03
Glou glou
"[...] s'il peut venir jusqu'à moi". Par Merlin! Mais ne va t-elle donc pas se lever? Sa collègue fait elle partie de la catégorie des sorciers qui ne peuvent pas vivre sans leur baguette?
Rhys était un peu de mauvaise foi, mais à cet instant précis , il n'avait qu'une seule envie c'était qu'elle se lève , que son attention soit détournée pour qu'enfin il puisse prendre cette satanée potion.
Il ne vit toujours pas le regard de sa collègue vers lui. Il regardait autour d'eux , aussi nettement qu'il le pouvait , afin de trouver quelque chose n'importe quoi pour la distraire. Il fallait qu'elle arrête de le regarder pendant le laps de temps nécessaire. Mais où étaient ces elfes, bon sang!
La femme fit venir jusqu'à elle du chocolat. En temps normal il aurait été bien tenté mais Rhys refusa intérieurement de se laisser aller. Le chocolat avait certes, certains effets thérapeutiques reconnus mais pas ceux de soulager les nausées, bien au contraire. D'ailleurs, pouvait-elle arrêter de parler de nourriture pour le moment? Rhys plaça sa tête entre ses pouces, les coudes sur la table. Il se massa la tête comme si ce geste pouvait faire disparaitre la douleur (située beaucoup plus bas).
La voix un peu lointaine de la femme lui parvint.
- Je n'arrivais plus à dormir et j'avais soif. Je voulais une boisson sucrée mais ceci fera l'affaire.
Il prit le verre de jus de citrouille , le leva en direction de la rousse pour illustrer ses dires.
- Mais si tu me trouves un autre jus , je suis preneur!
Peut-être qu'elle se sentirait d'humeur charitable et voudrait bien aider le sorcier. Ou bien alors, trop absorbée par son pain et chocolat , elle en oublierait la présence de l'homme et arrêterait enfin de lui faire la conversation et de porter attention à lui.
Rhys était un peu de mauvaise foi, mais à cet instant précis , il n'avait qu'une seule envie c'était qu'elle se lève , que son attention soit détournée pour qu'enfin il puisse prendre cette satanée potion.
Il ne vit toujours pas le regard de sa collègue vers lui. Il regardait autour d'eux , aussi nettement qu'il le pouvait , afin de trouver quelque chose n'importe quoi pour la distraire. Il fallait qu'elle arrête de le regarder pendant le laps de temps nécessaire. Mais où étaient ces elfes, bon sang!
La femme fit venir jusqu'à elle du chocolat. En temps normal il aurait été bien tenté mais Rhys refusa intérieurement de se laisser aller. Le chocolat avait certes, certains effets thérapeutiques reconnus mais pas ceux de soulager les nausées, bien au contraire. D'ailleurs, pouvait-elle arrêter de parler de nourriture pour le moment? Rhys plaça sa tête entre ses pouces, les coudes sur la table. Il se massa la tête comme si ce geste pouvait faire disparaitre la douleur (située beaucoup plus bas).
La voix un peu lointaine de la femme lui parvint.
- Je n'arrivais plus à dormir et j'avais soif. Je voulais une boisson sucrée mais ceci fera l'affaire.
Il prit le verre de jus de citrouille , le leva en direction de la rousse pour illustrer ses dires.
- Mais si tu me trouves un autre jus , je suis preneur!
Peut-être qu'elle se sentirait d'humeur charitable et voudrait bien aider le sorcier. Ou bien alors, trop absorbée par son pain et chocolat , elle en oublierait la présence de l'homme et arrêterait enfin de lui faire la conversation et de porter attention à lui.
En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.
"Si le mal brille dans toute sa splendeur, c'est devant le pire que le bien prend toute sa valeur." Oxmo Puccino
5 nov. 2019, 11:56
Glou glou
Alors que Rhys posait sa tête entre ses doigts, Amy croqua joyeusement dans son morceau de pain avec du chocolat. Un soupir de satisfaction sortit d’entre ses lèvres alors qu’elle mastiquait ce qui était sa fringale nocturne. Allait-il répondre à sa question, ou se contentait-il de l’ignorer jusqu’à ce qu’elle quitte les cuisines ? Finalement non, au moment où elle croquait pour la deuxième fois dans son morceau de pain, il lui répondit qu’il avait soif de quelque chose de sucré, mais que le jus de citrouille ferait l’affaire. Elle répondit « che vois », la bouche pleine, alors qu’il levait son verre en sa direction.
Lorsqu’il annonça qu’il serait preneur d’un autre jus si elle en trouvait, elle releva un sourcil. Il en avait devant, lui, la bouteille était à côté, n’était-ce pas suffisant ? Néanmoins, elle avait envie de faire plaisir à son collègue et ami. Réunissant toute sa bonne volonté, elle se leva d’un coup sec mais regretta aussitôt. Sa tête lui tournait atrocement et le pain accompagné de son chocolat n’étaient pas encore arrivés jusque dans son estomac. Amy tenta de garder la face et lança un léger sourire à son collègue.
« Ok, j’espère qu’il y a du jus de pêche ».
Elle ferma les yeux pendant quelques longues secondes pour se remettre les idées en place, et leva de nouveau sa baguette. La professeure lança un « Accio jus de pêche », et lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle vit que son collègue ajoutait quelque chose à son breuvage.
« Tu prends une potion-médicament ? »
Lorsqu’il annonça qu’il serait preneur d’un autre jus si elle en trouvait, elle releva un sourcil. Il en avait devant, lui, la bouteille était à côté, n’était-ce pas suffisant ? Néanmoins, elle avait envie de faire plaisir à son collègue et ami. Réunissant toute sa bonne volonté, elle se leva d’un coup sec mais regretta aussitôt. Sa tête lui tournait atrocement et le pain accompagné de son chocolat n’étaient pas encore arrivés jusque dans son estomac. Amy tenta de garder la face et lança un léger sourire à son collègue.
« Ok, j’espère qu’il y a du jus de pêche ».
Elle ferma les yeux pendant quelques longues secondes pour se remettre les idées en place, et leva de nouveau sa baguette. La professeure lança un « Accio jus de pêche », et lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle vit que son collègue ajoutait quelque chose à son breuvage.
« Tu prends une potion-médicament ? »
pilier, fossile, vieux mur, Amy Holloway
19 nov. 2019, 21:24
Glou glou
Rhys avait la jambe engourdie à cause de sa hanche. Il n'allait pas pouvoir faire bonne figure pendant très longtemps. Comme si Merlin l'avait entendu, la femme se leva enfin. Rhys eut un élan d'espoir. Mais elle se rassit aussitôt. Étrange. Peut-être s'était-elle levée trop vite. Il attendit qu'elle se relève plus doucement, en vain. Elle lui fit un sourire qu'il trouva inhabituel venant de sa collègue. Même dans son état, il arrivait à déceler cela. Il n'eut pas la présence d'esprit, à ce moment-là, de lui demander si elle allait bien.
Enfin, la chance lui sourit. La professeure ferma les yeux assez de temps pour que l'ancien finisseur sorte sa fiole de potion et la verse dans le contenu de son verre. Alors qu'il pensait être sorti de l'auberge, la rousse l'interpella.
Il était grillé. Il avait perdu ses réflexes de rapidité. Ou bien il ne se rendait pas compte que l'état dans lequel il était ce soir, avait altéré sa vitesse. L'homme ne savait pas comment réagir. Il laissa sa main contre la fiole dans sa poche, pendant une à deux secondes qui lui parurent comme une éternité. L'image parfaite de l'expression "pris la main dans le sac".
Il replaça sa main sur son verre et hésita. Et puis, sans crier gare et d'une traite, il but tout le jus. Il ne put, de nouveau, retenir une grimace. Cela n'était plus aussi infect qu’auparavant mais ce n'était toujours pas bon. Il reposa le verre doucement et réfléchit à ce qu'il allait pouvoir lui dire. Lui mentir ou non? Cela ne servirait à rien mais il ne savait pas non plus ce qu'elle pouvait en penser. Oh et puis zut! Il s'en moquait de toute façon.
- Oui oui, des douleurs par-ci, par-là...
Enfin, la chance lui sourit. La professeure ferma les yeux assez de temps pour que l'ancien finisseur sorte sa fiole de potion et la verse dans le contenu de son verre. Alors qu'il pensait être sorti de l'auberge, la rousse l'interpella.
Il était grillé. Il avait perdu ses réflexes de rapidité. Ou bien il ne se rendait pas compte que l'état dans lequel il était ce soir, avait altéré sa vitesse. L'homme ne savait pas comment réagir. Il laissa sa main contre la fiole dans sa poche, pendant une à deux secondes qui lui parurent comme une éternité. L'image parfaite de l'expression "pris la main dans le sac".
Il replaça sa main sur son verre et hésita. Et puis, sans crier gare et d'une traite, il but tout le jus. Il ne put, de nouveau, retenir une grimace. Cela n'était plus aussi infect qu’auparavant mais ce n'était toujours pas bon. Il reposa le verre doucement et réfléchit à ce qu'il allait pouvoir lui dire. Lui mentir ou non? Cela ne servirait à rien mais il ne savait pas non plus ce qu'elle pouvait en penser. Oh et puis zut! Il s'en moquait de toute façon.
- Oui oui, des douleurs par-ci, par-là...
En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.
"Si le mal brille dans toute sa splendeur, c'est devant le pire que le bien prend toute sa valeur." Oxmo Puccino
28 nov. 2019, 11:52
Glou glou
Son collègue ne pouvait pas du tout mentir. Même si Amy n’était pas sobre, elle savait ce qu’elle avait vu et il ne pouvait donc pas lui dire qu’il n’avait rien mis dans son verre. Elle le regarda d’un air intrigué alors qu’il ne semblait pas savoir quoi faire. L’expression « pris la main dans le sac » prenait tout son sens avec le professeur de Vol. Néanmoins, ce dernier ne se démonta pas et après quelques secondes où Amy avait les yeux fixés sur lui, il prit son verre et le but d’un coup sec. *Belle descente pour une potion-médicament*. Il lui répondit ensuite qu’il avait quelques douleurs par-ci par là et le regard d’Amy se fit encore plus suspicieux. Pourquoi avait-il besoin de se rendre dans les cuisines pour boire sa potion ?
« Mouais… »
Voyant que le jus de pêche était arrivé, elle prit le pichet et servit un nouveau verre à son collègue. Elle n’avait plus trop envie qu’il soit là, en réalité. Elle n’aimait pas trop les cachotteries et avait bien remarqué qu’il ne lui avait pas dit toute la vérité. Son visage devait parler pour elle, d’ailleurs. La professeure de Défense contre les Forces du Mal se rassit et croqua un nouvelle fois dans son morceau de pain avec du chocolat, espérant tout de même que son collègue ferait l’effort de boire le jus qu’elle lui avait apporté. Elle leva son propre verre de jus de citrouille dans sa direction et relança mollement.
« Santé. Ca aura sans doute meilleur goût que ta potion pour les « douleurs »… »
Son ton était accusateur. Amy prit une longue gorgée de jus de citrouille pour faire passer le pain. Il allait bientôt être temps pour elle de partir. Elle avait mangé et bu pour se remplir correctement l’estomac, peut-être que cette fois elle pourrait bien dormir. Néanmoins, elle n'esquissa pas pour le moment de geste pour partir.
« Mouais… »
Voyant que le jus de pêche était arrivé, elle prit le pichet et servit un nouveau verre à son collègue. Elle n’avait plus trop envie qu’il soit là, en réalité. Elle n’aimait pas trop les cachotteries et avait bien remarqué qu’il ne lui avait pas dit toute la vérité. Son visage devait parler pour elle, d’ailleurs. La professeure de Défense contre les Forces du Mal se rassit et croqua un nouvelle fois dans son morceau de pain avec du chocolat, espérant tout de même que son collègue ferait l’effort de boire le jus qu’elle lui avait apporté. Elle leva son propre verre de jus de citrouille dans sa direction et relança mollement.
« Santé. Ca aura sans doute meilleur goût que ta potion pour les « douleurs »… »
Son ton était accusateur. Amy prit une longue gorgée de jus de citrouille pour faire passer le pain. Il allait bientôt être temps pour elle de partir. Elle avait mangé et bu pour se remplir correctement l’estomac, peut-être que cette fois elle pourrait bien dormir. Néanmoins, elle n'esquissa pas pour le moment de geste pour partir.
pilier, fossile, vieux mur, Amy Holloway
10 déc. 2019, 22:59
Glou glou
La potion ne fit pas effet tout de suite mais peut-être grâce à l'aspect psychologique, Rhys se détendit un peu et se sentit mieux. Il ne voyait plus flou.
Au ton de sa voix et son comportement, l'homme comprit que sa collègue n'était pas dupe. L’honnêteté paye toujours, disait-on. Et bien parfois cela pouvait rendre les gens suspicieux, semblerait-il. Il remplit une moitié de verre de jus de pêche cette fois-ci. Histoire de masquer le goût amer de la potion qui lui restait en bouche. Il ne voulait pas non plus trop boire, cela aurait noyé le médicament et ce n'était pas du tout le but recherché, bien entendu.
La femme rousse, toujours d'un ton cassant, porta un toast. Rhys la regarda en haussant les sourcils, non pas de surprise, mais plutôt d'une certaine impertinence. Mais quelle créature l'avait piquée ce soir? Décidément son comportement était plus qu'étrange. Il en venait à se demander si elle était dans son état normal. Les bizarreries s'accumulaient et même lui, pouvait les déceler. Au fur et à mesure que les secondes/minutes passèrent (Rhys ne parvenait pas à se rendre compte réellement de la notion du temps), la potion calma les douleurs à sa hanche. Le professeur attendait que tout se soit dissipé pour rejoindre ses appartements.
Il fallait qu'il réfléchisse très sérieusement au fait que son stock de potions était presque épuisé. Il ne savait pas comment s'en procurer en une quantité suffisante, sans éveiller les soupçons. Pendant ses réflexions, il leva le verre servit par sa collègue et la remercia d'un signe de tête. Il finit par lui demander:
- Un problème?
Ce qui en l'état actuel, pouvait dire maintes et maintes choses.
Au ton de sa voix et son comportement, l'homme comprit que sa collègue n'était pas dupe. L’honnêteté paye toujours, disait-on. Et bien parfois cela pouvait rendre les gens suspicieux, semblerait-il. Il remplit une moitié de verre de jus de pêche cette fois-ci. Histoire de masquer le goût amer de la potion qui lui restait en bouche. Il ne voulait pas non plus trop boire, cela aurait noyé le médicament et ce n'était pas du tout le but recherché, bien entendu.
La femme rousse, toujours d'un ton cassant, porta un toast. Rhys la regarda en haussant les sourcils, non pas de surprise, mais plutôt d'une certaine impertinence. Mais quelle créature l'avait piquée ce soir? Décidément son comportement était plus qu'étrange. Il en venait à se demander si elle était dans son état normal. Les bizarreries s'accumulaient et même lui, pouvait les déceler. Au fur et à mesure que les secondes/minutes passèrent (Rhys ne parvenait pas à se rendre compte réellement de la notion du temps), la potion calma les douleurs à sa hanche. Le professeur attendait que tout se soit dissipé pour rejoindre ses appartements.
Il fallait qu'il réfléchisse très sérieusement au fait que son stock de potions était presque épuisé. Il ne savait pas comment s'en procurer en une quantité suffisante, sans éveiller les soupçons. Pendant ses réflexions, il leva le verre servit par sa collègue et la remercia d'un signe de tête. Il finit par lui demander:
- Un problème?
Ce qui en l'état actuel, pouvait dire maintes et maintes choses.
En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.
"Si le mal brille dans toute sa splendeur, c'est devant le pire que le bien prend toute sa valeur." Oxmo Puccino