Aelis Van Hecke
- Statut :
- Sang-Mélé
- Naissance :
- 11 février 2040
- Nationalité :
- Anglaise
- Résidence :
- Manchester, Angleterre
- Fonction :
- Première année, Poufsouffle
- Baguette :
- 25,6 cm en bois de cenellier et plume d’oiseau tonnerre
[extraits du cahier de brouillon d'Ae]
Reducio
Mon prénom est Aelis. En gros, ça vient d'Alice et ça veut dire « de noble lignée ». Ma noble lignée, j’aimerais bien la voir. Une mère la plupart du temps absente, prête à tout sacrifier dans son intérêt pour les ruines, plus un père professeur de français au lycée, ça donne ma sœur et moi, vivant dans le pire quartier de Manchester. S’il y a eu une lignée, elle n’a manifestement pas laissé un kopeck d’héritage… Il faut aussi bien admettre que l’archéologie, ça ne passionne plus grand monde aujourd’hui. C’est bon, ça fait trois siècles qu’on connaît les pyramides d’Egypte, et askip ils ont toujours pas percé le mystère ? Tu m’étonnes que les gens n’investissent pas dedans : tout le monde sait que les pyramides ont été bâties par les extraterrestres…
En fait, vous rigolez mais c’est même pas drôle.
La magie existe.
Elle existe vraiment.
Et les sorciers, c’est des gens lambdas, c’est ça qui est vicieux.
Des gens comme vous.
Des gens comme moi.
Comme moi surtout.
Mon prénom est Aelis et je suis une sorcière. J’ai passé ma petite enfance à Stonehaven, le paradis sur Terre, et j’ai échoué à Manchester, dans un appartement minuscule avec de l’électroménager datant de l’Antiquité. Mais je m’y suis faite, parce que la pauvreté, on s’en remet, ce n’est pas comme si c’était la fin du monde d’acheter ses livres d’école d’occasion, d’avoir un ordinateur si vieux qu’il galère à charger les pages, ou de devoir constamment réparer les dégâts des eaux en bricolant parce que l’immeuble est pourri, pas entretenu, et que personne n’y fait rien. Askip, l’argent fait pas l’bonheur. Et ouais, c’est vrai qu’en cherchant bien, j’ai trouvé des choses plus importantes : les amis, les passions, la vérité, l’honnêteté, la famille ! J’ai eu deux supers amis, mais celui que j’oublierai jamais, c’est Swann. Il était super intelligent, le boss à l’école, et en plus, on faisait tout le temps des farces aux autres ensemble, il était assez secret, j’étais assez secrète aussi, et il trouvait toujours des solutions à mes problèmes bidons, avec sa logique implacable ! On faisait la paire tous les deux, moi j’avais les idées, la créativté, l’intention, et lui la précision, l’ambition, les connaissances et la confiance pour les réaliser. Le plan c’était de tout majorer de A à Z, de décrocher une bourse, de faire nos études au MIT et de devenir multimillionnaires en fondant notre start-up qui allait révolutionner le monde, de pas arrêter de rêver, de rendre la vie des gens meilleurs, de construire un monde égalitaire, de voyager, d’aimer, de pas regarder en arrière et de foncer, même s’il y a des obstacles, des tempêtes, si on perd notre maison, si on a plus d’électricité, c’était ça pour nous la vie, construire et entreprendre, avoir l’initiative et un impact réel !
C’était le rêve.
Sauf que les ¾ restant, c’est la vérité, l’honnêteté, la famille.
Et là, ça coince. Car voyez-vous, ma mère a pas jugé bon de nous prévenir, ma sœur et moi, que potentiellement, bah en fait on était sorcières, qu’on allait devoir tout quitter pour partir faire des petites potions magiques dans un château miteux, quitter tout ce qu’on avait construit ici, et le summum, devoir mentir à nos potes car oui, l’existence des sorciers bah c’est top secret, raisons de sécurité vous voyez ? C’est bête, hein, gâcher une si belle relation mère-fille comme ça, faut être débile. Bah écoutez, elle est débile. Ou alors non, encore mieux, elle en a vraiment rien à foutre de nous. Du coup quand j’avais huit ans, on a tout appris lorsque ma sœur a fait léviter un plat en métal que ma mère allait balancer sur la table. Car ouais, en plus d’être stupide et indifférente, elle est un peu colérique. Pas violente, hein, ça non : son kiff c’est juste de jeter des trucs, claquer les portes, elle aime faire des bruits pas agréable du tout. Avant ça m’faisait un peu peur. Les enfants, ça aime pas quand on leur crie dessus. Du coup je disais rien. Je voulais pas la vexer, je voulais pas qu’elle reparte. Faut croire que j’la préférai là et en colère, plutôt que pas là du tout, alors j’essayai de tout faire bien, mais c’était jamais assez bien, ou alors jamais comme elle voulait ! Nos cerveaux, ils fonctionnent pas pareil je crois. Maintenant elle est plus là, et parce que j’ai eu le chromosome magique, j’ai du mentir à Swann et lui dire que je déménageai trop loin pour qu’il m’envoie des lettres. Quelle excuse pourrie. Mais bon, comme Swann respecte les secrets, il a pas posé de questions. Ensuite, j’ai pris la fuite. Je lui avais dit que j’allais juste reremplir ma bouteille aux toilettes publiques du parc et que je revenais, mais je suis pas revenue. Je voulais pas lui dire au revoir. Je savais que ça allait être trop dur et trop douloureux. Et ce fut très dur et très douloureux. Car quand j’ai pris le métro pour une station, il était là, sur le quai d’en face ! Lui aussi avait fui ! Il pleurait… C’était la première fois que je le voyais pleurer. Alors j’ai pleuré aussi, parce que ces larmes, ça faisait des mois que je les retenais. J’ai pas pris le premier métro, je suis restée en boule quelques minutes sur mon siège. Il était en face de moi et j’aurais pu traverser les voies pour le rejoindre. Bon, en vrai j’aurais pas pu. Mais pas à cause des voies, comprenez bien, parce que le mal était fait : on s’était mutuellement trahis.
Mon prénom est Aelis, et ma mère m’a menti pendant huit ans, puis ma sœur a bafoué notre idéal, et j’ai fini par trahir mon meilleur ami. Je suis un chaos ambulant. Apparemment y a toujours de l’espoir, alors je vais essayer d’être quelqu’un de bien, de me faire des amis, en espérant que ma vie cesse un cycle sans fin de déchéance. Et cela cessera, c’est promis. Parce qu’on finit toujours par s’en remettre. J’y crois vraiment, vous savez. Il suffit de sourire, d’aider les autres, de les écouter, et même si le sort s’acharne sur vous, même si les tempêtes s’enchaînent, il y aura toujours, toujours quelqu’un pour vous aider, et vous sourire en retour…
En fait, vous rigolez mais c’est même pas drôle.
La magie existe.
Elle existe vraiment.
Et les sorciers, c’est des gens lambdas, c’est ça qui est vicieux.
Des gens comme vous.
Des gens comme moi.
Comme moi surtout.
Mon prénom est Aelis et je suis une sorcière. J’ai passé ma petite enfance à Stonehaven, le paradis sur Terre, et j’ai échoué à Manchester, dans un appartement minuscule avec de l’électroménager datant de l’Antiquité. Mais je m’y suis faite, parce que la pauvreté, on s’en remet, ce n’est pas comme si c’était la fin du monde d’acheter ses livres d’école d’occasion, d’avoir un ordinateur si vieux qu’il galère à charger les pages, ou de devoir constamment réparer les dégâts des eaux en bricolant parce que l’immeuble est pourri, pas entretenu, et que personne n’y fait rien. Askip, l’argent fait pas l’bonheur. Et ouais, c’est vrai qu’en cherchant bien, j’ai trouvé des choses plus importantes : les amis, les passions, la vérité, l’honnêteté, la famille ! J’ai eu deux supers amis, mais celui que j’oublierai jamais, c’est Swann. Il était super intelligent, le boss à l’école, et en plus, on faisait tout le temps des farces aux autres ensemble, il était assez secret, j’étais assez secrète aussi, et il trouvait toujours des solutions à mes problèmes bidons, avec sa logique implacable ! On faisait la paire tous les deux, moi j’avais les idées, la créativté, l’intention, et lui la précision, l’ambition, les connaissances et la confiance pour les réaliser. Le plan c’était de tout majorer de A à Z, de décrocher une bourse, de faire nos études au MIT et de devenir multimillionnaires en fondant notre start-up qui allait révolutionner le monde, de pas arrêter de rêver, de rendre la vie des gens meilleurs, de construire un monde égalitaire, de voyager, d’aimer, de pas regarder en arrière et de foncer, même s’il y a des obstacles, des tempêtes, si on perd notre maison, si on a plus d’électricité, c’était ça pour nous la vie, construire et entreprendre, avoir l’initiative et un impact réel !
C’était le rêve.
Sauf que les ¾ restant, c’est la vérité, l’honnêteté, la famille.
Et là, ça coince. Car voyez-vous, ma mère a pas jugé bon de nous prévenir, ma sœur et moi, que potentiellement, bah en fait on était sorcières, qu’on allait devoir tout quitter pour partir faire des petites potions magiques dans un château miteux, quitter tout ce qu’on avait construit ici, et le summum, devoir mentir à nos potes car oui, l’existence des sorciers bah c’est top secret, raisons de sécurité vous voyez ? C’est bête, hein, gâcher une si belle relation mère-fille comme ça, faut être débile. Bah écoutez, elle est débile. Ou alors non, encore mieux, elle en a vraiment rien à foutre de nous. Du coup quand j’avais huit ans, on a tout appris lorsque ma sœur a fait léviter un plat en métal que ma mère allait balancer sur la table. Car ouais, en plus d’être stupide et indifférente, elle est un peu colérique. Pas violente, hein, ça non : son kiff c’est juste de jeter des trucs, claquer les portes, elle aime faire des bruits pas agréable du tout. Avant ça m’faisait un peu peur. Les enfants, ça aime pas quand on leur crie dessus. Du coup je disais rien. Je voulais pas la vexer, je voulais pas qu’elle reparte. Faut croire que j’la préférai là et en colère, plutôt que pas là du tout, alors j’essayai de tout faire bien, mais c’était jamais assez bien, ou alors jamais comme elle voulait ! Nos cerveaux, ils fonctionnent pas pareil je crois. Maintenant elle est plus là, et parce que j’ai eu le chromosome magique, j’ai du mentir à Swann et lui dire que je déménageai trop loin pour qu’il m’envoie des lettres. Quelle excuse pourrie. Mais bon, comme Swann respecte les secrets, il a pas posé de questions. Ensuite, j’ai pris la fuite. Je lui avais dit que j’allais juste reremplir ma bouteille aux toilettes publiques du parc et que je revenais, mais je suis pas revenue. Je voulais pas lui dire au revoir. Je savais que ça allait être trop dur et trop douloureux. Et ce fut très dur et très douloureux. Car quand j’ai pris le métro pour une station, il était là, sur le quai d’en face ! Lui aussi avait fui ! Il pleurait… C’était la première fois que je le voyais pleurer. Alors j’ai pleuré aussi, parce que ces larmes, ça faisait des mois que je les retenais. J’ai pas pris le premier métro, je suis restée en boule quelques minutes sur mon siège. Il était en face de moi et j’aurais pu traverser les voies pour le rejoindre. Bon, en vrai j’aurais pas pu. Mais pas à cause des voies, comprenez bien, parce que le mal était fait : on s’était mutuellement trahis.
Mon prénom est Aelis, et ma mère m’a menti pendant huit ans, puis ma sœur a bafoué notre idéal, et j’ai fini par trahir mon meilleur ami. Je suis un chaos ambulant. Apparemment y a toujours de l’espoir, alors je vais essayer d’être quelqu’un de bien, de me faire des amis, en espérant que ma vie cesse un cycle sans fin de déchéance. Et cela cessera, c’est promis. Parce qu’on finit toujours par s’en remettre. J’y crois vraiment, vous savez. Il suffit de sourire, d’aider les autres, de les écouter, et même si le sort s’acharne sur vous, même si les tempêtes s’enchaînent, il y aura toujours, toujours quelqu’un pour vous aider, et vous sourire en retour…
Texte de validation : (histoire, caractère, physique)
Reducio
h. i. s. t. o. i. r. e.
p. h. y. s. i. q. u. e.
c. a. r. a. c. t. è. r. e.
Aelis est née de deux parents, et une grande soeur : Grace Netherton, et Thomas Van Hecke pour les parents, Circée Van Hecke pour la soeur. Sa mère est une sorcière anglaise, d'un famille établie en Angleterre et en Irlande du Nord depuis de très nombreuses générations. Archéologue spécialisée dans les ruines magiques antiques, elle alterne voyages d'exploration et recherches au Royaumen-Uni. Son père, quant à lui, est belge et a grandi dans le nord de la Belgique, à Bruges. Passionné de langues et de littérature, Thomas était professeur de français au lycée à Manchester avant la naissance d'Aelis. Mais avec la naissance d'un deuxième enfant, la nécessité de déménager s'impose. Le temps de trouver un appartement correspondant à leur budget et leurs besoins, la famille retourne temporairement vivre chez la mère Grace, à la campagne en Angleterre. A leur retour à Manchester, Aelis va à l'école moldue. Trop jeune encore pour manifester de la magie, mais aussi pour rester seule à la maison, elle s'ennuie à l'école, mais développe petit à petit d'autres intérêts, notamment pour tout ce qui touche à l'art. Plus tardivement, elle se met au skate board, sport qui lui plaît beaucoup. Elle passe en dehors de cela la majorité de son temps à lire, ou à regarder des films.
p. h. y. s. i. q. u. e.
Ni petite ni grande, Aelis est dans la moyenne pour son âge. Cheveux roux, coupés au carré, jamais coiffés mais toujours propres, elle a une apparence assez négligée, que ce soit par sa non-coiffure où par des associations douteuses de vêtements souvent non repassés. Sa peau est plutôt claire, avec très peu de tâches de rousseur, et ses yeux sont marrons. Elle ne se maquille pas et ne porte pas de bijoux.
c. a. r. a. c. t. è. r. e.
Aelis est douce, et assez empathique pour son âge. Naturellement tournée vers les autres, elle aime partager sa joie, s'amuser, et rire, mais surtout, il lui est important de bâtir des relations profondes et durables avec les autres. De ce fait très loyale, mais aussi rancunière, elle ne supporte pas la trahison et pardonne peu. Cependant, si elle considère comme essentiel l'écoute des autres, elle se confie peu, très secrète sur des sujets comme son enfance et sa famille, ou encore ses positions politiques et son statut de sang. Enfin, Aelis a un esprit positif, confiant et ambitieux : à la fois dans le fait que les choses l'amélioreront dans le futur, mais aussi dans ses propres capacités à se faire sa place, ce qui peut lui donner des traits idéalistes et rêveurs.
