AVATAR
Liùsaidh Ualas
Statut :
Né-sorcier
Naissance :
23 octobre 2039
Nationalité :
Écossaise
Résidence :
Oban, Écosse
Fonction :
Première année, Gryffondor
Baguette :
32,8 cm en bois de cerisier et moustache de troll
Luìsaidh Ualas


À Oban, on ne sépare jamais vraiment l'odeur du sel de celle du granit mouillé. C'est là que j'ai grandi, entre les falaises et ce port où les brumes écossaises semblent vouloir tout étouffer. On raconte souvent que ma naissance a dicté qui je devais être : je suis arrivée par le siège, pile à la minute où la Balance basculait vers le Scorpion. Un mélange d’équilibre et d’ombre, dit ma grand-mère. Au fond, je ressemble à ma ville : une façade calme qui cache les courants glacés de l’Atlantique.


Ma famille, c’est mon Clan, un tourbillon où les rires s’entrechoquent comme les vagues sur les quais.


Je vis au milieu d'une armée de garçons. Il y a mes trois frères : les jumeaux Horas et Filib (nés un 17 juin, en 2041) et le petit Eòsaph, le "Dragon de Terre" qui fêtera ses trois ans ce 30 novembre. Et puis, la cousinade ne s'arrête jamais. Aodh, Ualan et Calum sont les plus jeunes, tandis que Ùisdean a déjà ses quinze ans. Le seul qui semble vraiment suivre mon rythme, c'est Iàcob, on entre à Poudlard ensemble cette année.


il y a aussi mes cousines pour apaiser un peu ce chaos masculin. Lucrais a déjà seize ans, elle semble si assurée. Et puis il y a Lìosa, l'aînée de vingt-trois ans. Depuis ce 9 mars, elle ne quitte plus des yeux Olibhia et Liliwen qui ont déjà pour Aîné Seòras âgé de 5 ans.


Ici, au cœur du clan, nul ne vit seulement pour soi. Les liens nous traversent, nous relient, et les femmes en sont les gardiennes silencieuses.


Ma mère, on dit que ses mains connaissent des choses que les mots ne savent pas dire. Elles soignent les corps fatigués, apaisent les esprits troublés, mêlent les plantes entre elles comme on murmure un secret ancien. Elle cueille, elle prépare, elle veille. Et parfois, lorsque le soir tombe, elle tisse, non pas seulement des étoffes, mais des fragments de protection, invisibles et durables, déposés sur ceux qu’elle aime.


Mon père, lui, marche entre les voix et les silences. On dit qu’il sait écouter sans juger, parler sans blesser. Il est médiateur entre les clans, porteur de paroles et de paix fragile. Son rôle l’appelle souvent loin de nous, là où les tensions grondent et où chaque mot peut peser plus lourd qu’une arme. Il part, il revient, puis repart encore.


Je ne pense pas à leurs occupations ou à leurs absence comme à quelque chose de douloureux, ni comme à quelque chose de juste. Elle est là, simplement. Comme le reste.
Alors je regarde. J’écoute. J’apprends à reconnaître ce qui passe en moi sans toujours le comprendre. Il y a des pensées qui viennent, d’autres qui disparaissent. Des sensations sans nom. Parfois, j’ai l’impression d’être une page encore vide. Pas vraiment écrite, pas vraiment effacée, juste en attente