Finn Wigglewing
- Statut :
- Sang-Mélé
- Naissance :
- 11 décembre 2038
- Nationalité :
- Irlandaise
- Résidence :
- Kilkenny, Irlande
- Fonction :
- Première année, Serpentard
- Baguette :
- 33,7 cm en bois de cerisier et ventricule de dragon
Bonjour, chère Madame la directrice du collège de sorcellerie Poudlard,
Je m’appelle Finn Wigglewing et j’aurai bientôt onze ans. Ma maman m’a dit que quand on était un sorcier, on recevait une lettre pour rentrer au collège Poudlard à la prochaine rentrée de septembre. Je ne l’ai pas encore reçue, cette fameuse lettre, puisqu’au moment où j’écris ces mots, j’ai dix ans et demi. Je vous écris surtout parce que ça me fait du bien, je ne sais pas si je vais vous envoyer ce courrier pour de vrai. D’ailleurs, on n’a pas de hibou à la maison (même si ma maman a dit qu’elle aimerait bien en avoir un, à condition que ça ne fasse pas peur à ma petite sœur, Saoirse, et que ça n’énerve pas ma grande sœur, Sinead). Si on achète un hibou, j’aimerais qu’il s’appelle Ollie, parce que Ollie Owl, je trouve que ça sonne bien !
Ma maman (qui s’appelle Leda, j’ai oublié de le dire) dit que je suis un gentil garçon même si je suis parfois un peu excité. Je l’aime beaucoup, ma maman, je trouve que c’est la plus belle, la plus gentille et la plus intelligente de toutes les mamans du monde. J’ai appris que c’était une sorcière quand j’avais sept ans, le jour où j’ai failli faire tomber une casserole pleine de soupe sans faire exprès. Je l’apportais de la cuisine vers la salle à manger pour aider à la maison et j’ai glissé sur le carrelage parce que je ne portais pas mes chaussons (papa me grondait tout le temps en me disant de les porter : « LES CHAUSSONS !!! », il criait), et j’ai failli renverser la soupe brûlante sur mon père. Dans la panique, j’ai mis les deux mains devant moi, et casserole a ravalé la soupe et a flotté jusqu’à la table.
Parfois, je me dis que si j’avais mis mes chaussons ce jour-là, papa et maman seraient peut-être toujours amoureux.
Quand l’événement de la soupe a eu lieu, mon père était tout choqué. Il a crié, crié, si fort que finalement, je n’entendais plus rien. Maman nous a dit, à Sinead, Saoirse et moi, de monter dans nos chambres avec nos bols de soupe. Ce soir-là, on a regardé la télé dans le lit de Sinead en mangeant la soupe et sur le coup, ça m’a semblé trop bien, comme soirée, et j’avais même oublié que papa et maman se disputaient en bas. J’avais aussi oublié ce qu’il s’était passé avec la soupe flottante, ou bien je n’avais pas compris, ou les deux. On s’est endormi tous les trois dans le même lit, entre frères et sœurs (Saoirse prenait toute la place malgré sa petite taille).
Le lendemain, papa n’était plus là et maman avait des traces bleues sous les yeux et elle a pleuré toute la journée, et le lendemain, et le surlendemain, et tous les jours pendant des semaines entières. Elle nous a expliqué qu’elle était une sorcière et qu’on pouvait être des sorciers aussi. Sinead n’en était pas une, visiblement, puisqu’elle n’avait jamais fait de trucs magiques alors qu’elle avait déjà douze ans. Mais moi, j’en étais un, c’était sûr et certain depuis l’événement de la soupe, et peut-être que Saoirse deviendrait magique aussi, quand elle serait plus grande. Je n’ai pas tout compris, sur le moment, mais je trouvais ça trop bien. Depuis toujours, j’adore me déguiser : en chevalier, en pirate, en sorcier..! Et là, j’en étais un pour de vrai, avec de vrais pouvoirs magiques.
Ma maman ne m’a pas appris grand-chose sur la magie, puisqu’elle a longtemps caché sa nature de sorcière à toute la famille, de peur que mon père réagisse mal (elle avait raison, finalement). Pour Maman, c’était difficile pendant plusieurs années, elle pleurait souvent et elle était très fatiguée, elle disait qu’elle ne voulait pas être qui elle était, qu’elle regrettait d’être née, qu’elle n’avait rien choisi de tout ça, et plein de choses tristes comme ça. Même quand je lui disais qu’elle était trop géniale, elle était triste. Depuis quelques temps, elle se remet à la magie, petit à petit, pour renouer avec ce qu’elle est. Ça embête Sinead et ça crée beaucoup de disputes entre elles, Maman s’en veut parfois et ne sait pas si elle a raison de vouloir redevenir une vraie sorcière. Comme elle a longtemps travaillé comme aide-soignante à domicile pour les papis et les mamies, elle réfléchit à chercher un nouveau travail dans l’hôpital des sorciers (j’ai oublié son nom, désolé, mais je crois que ça a un rapport avec les langoustes).
J’aimerais bien que mon père revienne. Cela fait bientôt quatre ans que je ne l’ai pas vu mais je garde espoir : un jour, mon papa et ma maman redeviendront amoureux, comme avant, avant que j’oublie de mettre mes chaussons et que je manque de renverser la soupe chaude. Et puis, peut-être qu’un jour, Sinead me pardonnera, puisqu’elle pense aussi que c’est ma faute si les parents sont séparés.
Pour réparer ma famille, je souris, je souris tout le temps, je rends service, je ne dis jamais non, j’écoute, je console, je veux que tout le monde soit heureux autour de moi. C’est ce que font les chevaliers, non ? Ils protègent les leurs. Surtout les mamans et les filles. Alors, peut-être que si je deviens un sorcier-chevalier très fort et très heureux, tout redeviendra comme avant. Ma sœur m’aimera comme avant et mon papa aussi. Peut-être même qu’il existe un sortilège ou une potion pour réparer les familles qui ont oublié comment s’aimer ?
À Poudlard, j’aimerais écrire mes aventures : j’apporterai dans ma valise un gros carnet sur lequel j’ai déjà collé un autocollant avec écrit : « Les Aventures de Ser Wigglewing à Poudlard ». J’apprendrai à utiliser une plume s’il le faut ! J’ai hâte de mijoter des potions dans un gros chaudron qui fait plein de bulles et jeter des sortilèges avec ma baguette magique. Je me demande comment je m’en sortirai sur un balai… Je peux être assez maladroit et faire des bêtises (la preuve avec la soupe…) mais je ne fais pas exprès… Enfin, ça dépend ! Il y a des bêtises drôles quand même, et j’aime bien ce qui est drôle ! Et si mes futurs copains de Poudlard m’embarquent dans leurs farces, je ne risque pas de dire non… Pardon, je ne devrais pas dire ça à la directrice ! Mais au moins, je suis honnête, non ?
J’espère avoir de bonnes notes pour que ma maman soit fière de moi. Si c’est possible, je lui écrirai des lettres tous les jours. J’espère que ça ira, à la maison, avec Sinead qui lui fait la tête et Saoirse qui lui en demande encore beaucoup. Parfois, je m’en veux un peu d’être si impatient d’entrer à Poudlard et la laisser avec les filles.
Sur ce, Madame la directrice, je vous souhaite une belle journée !
Bien corde allemand,
(Ser) Finn Wigglewing,
Chevalier-Sorcier
Je m’appelle Finn Wigglewing et j’aurai bientôt onze ans. Ma maman m’a dit que quand on était un sorcier, on recevait une lettre pour rentrer au collège Poudlard à la prochaine rentrée de septembre. Je ne l’ai pas encore reçue, cette fameuse lettre, puisqu’au moment où j’écris ces mots, j’ai dix ans et demi. Je vous écris surtout parce que ça me fait du bien, je ne sais pas si je vais vous envoyer ce courrier pour de vrai. D’ailleurs, on n’a pas de hibou à la maison (même si ma maman a dit qu’elle aimerait bien en avoir un, à condition que ça ne fasse pas peur à ma petite sœur, Saoirse, et que ça n’énerve pas ma grande sœur, Sinead). Si on achète un hibou, j’aimerais qu’il s’appelle Ollie, parce que Ollie Owl, je trouve que ça sonne bien !
Ma maman (qui s’appelle Leda, j’ai oublié de le dire) dit que je suis un gentil garçon même si je suis parfois un peu excité. Je l’aime beaucoup, ma maman, je trouve que c’est la plus belle, la plus gentille et la plus intelligente de toutes les mamans du monde. J’ai appris que c’était une sorcière quand j’avais sept ans, le jour où j’ai failli faire tomber une casserole pleine de soupe sans faire exprès. Je l’apportais de la cuisine vers la salle à manger pour aider à la maison et j’ai glissé sur le carrelage parce que je ne portais pas mes chaussons (papa me grondait tout le temps en me disant de les porter : « LES CHAUSSONS !!! », il criait), et j’ai failli renverser la soupe brûlante sur mon père. Dans la panique, j’ai mis les deux mains devant moi, et casserole a ravalé la soupe et a flotté jusqu’à la table.
Parfois, je me dis que si j’avais mis mes chaussons ce jour-là, papa et maman seraient peut-être toujours amoureux.
Quand l’événement de la soupe a eu lieu, mon père était tout choqué. Il a crié, crié, si fort que finalement, je n’entendais plus rien. Maman nous a dit, à Sinead, Saoirse et moi, de monter dans nos chambres avec nos bols de soupe. Ce soir-là, on a regardé la télé dans le lit de Sinead en mangeant la soupe et sur le coup, ça m’a semblé trop bien, comme soirée, et j’avais même oublié que papa et maman se disputaient en bas. J’avais aussi oublié ce qu’il s’était passé avec la soupe flottante, ou bien je n’avais pas compris, ou les deux. On s’est endormi tous les trois dans le même lit, entre frères et sœurs (Saoirse prenait toute la place malgré sa petite taille).
Le lendemain, papa n’était plus là et maman avait des traces bleues sous les yeux et elle a pleuré toute la journée, et le lendemain, et le surlendemain, et tous les jours pendant des semaines entières. Elle nous a expliqué qu’elle était une sorcière et qu’on pouvait être des sorciers aussi. Sinead n’en était pas une, visiblement, puisqu’elle n’avait jamais fait de trucs magiques alors qu’elle avait déjà douze ans. Mais moi, j’en étais un, c’était sûr et certain depuis l’événement de la soupe, et peut-être que Saoirse deviendrait magique aussi, quand elle serait plus grande. Je n’ai pas tout compris, sur le moment, mais je trouvais ça trop bien. Depuis toujours, j’adore me déguiser : en chevalier, en pirate, en sorcier..! Et là, j’en étais un pour de vrai, avec de vrais pouvoirs magiques.
Ma maman ne m’a pas appris grand-chose sur la magie, puisqu’elle a longtemps caché sa nature de sorcière à toute la famille, de peur que mon père réagisse mal (elle avait raison, finalement). Pour Maman, c’était difficile pendant plusieurs années, elle pleurait souvent et elle était très fatiguée, elle disait qu’elle ne voulait pas être qui elle était, qu’elle regrettait d’être née, qu’elle n’avait rien choisi de tout ça, et plein de choses tristes comme ça. Même quand je lui disais qu’elle était trop géniale, elle était triste. Depuis quelques temps, elle se remet à la magie, petit à petit, pour renouer avec ce qu’elle est. Ça embête Sinead et ça crée beaucoup de disputes entre elles, Maman s’en veut parfois et ne sait pas si elle a raison de vouloir redevenir une vraie sorcière. Comme elle a longtemps travaillé comme aide-soignante à domicile pour les papis et les mamies, elle réfléchit à chercher un nouveau travail dans l’hôpital des sorciers (j’ai oublié son nom, désolé, mais je crois que ça a un rapport avec les langoustes).
J’aimerais bien que mon père revienne. Cela fait bientôt quatre ans que je ne l’ai pas vu mais je garde espoir : un jour, mon papa et ma maman redeviendront amoureux, comme avant, avant que j’oublie de mettre mes chaussons et que je manque de renverser la soupe chaude. Et puis, peut-être qu’un jour, Sinead me pardonnera, puisqu’elle pense aussi que c’est ma faute si les parents sont séparés.
Pour réparer ma famille, je souris, je souris tout le temps, je rends service, je ne dis jamais non, j’écoute, je console, je veux que tout le monde soit heureux autour de moi. C’est ce que font les chevaliers, non ? Ils protègent les leurs. Surtout les mamans et les filles. Alors, peut-être que si je deviens un sorcier-chevalier très fort et très heureux, tout redeviendra comme avant. Ma sœur m’aimera comme avant et mon papa aussi. Peut-être même qu’il existe un sortilège ou une potion pour réparer les familles qui ont oublié comment s’aimer ?
À Poudlard, j’aimerais écrire mes aventures : j’apporterai dans ma valise un gros carnet sur lequel j’ai déjà collé un autocollant avec écrit : « Les Aventures de Ser Wigglewing à Poudlard ». J’apprendrai à utiliser une plume s’il le faut ! J’ai hâte de mijoter des potions dans un gros chaudron qui fait plein de bulles et jeter des sortilèges avec ma baguette magique. Je me demande comment je m’en sortirai sur un balai… Je peux être assez maladroit et faire des bêtises (la preuve avec la soupe…) mais je ne fais pas exprès… Enfin, ça dépend ! Il y a des bêtises drôles quand même, et j’aime bien ce qui est drôle ! Et si mes futurs copains de Poudlard m’embarquent dans leurs farces, je ne risque pas de dire non… Pardon, je ne devrais pas dire ça à la directrice ! Mais au moins, je suis honnête, non ?
J’espère avoir de bonnes notes pour que ma maman soit fière de moi. Si c’est possible, je lui écrirai des lettres tous les jours. J’espère que ça ira, à la maison, avec Sinead qui lui fait la tête et Saoirse qui lui en demande encore beaucoup. Parfois, je m’en veux un peu d’être si impatient d’entrer à Poudlard et la laisser avec les filles.
Sur ce, Madame la directrice, je vous souhaite une belle journée !
Bien corde allemand,
(Ser) Finn Wigglewing,
Chevalier-Sorcier